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Châteaubriant, toujours en pauvreté.

Ecrit le 17 avril 2019

Niveau de vie

Une fois de plus la ville de Châteaubriant se fait remarquer, mais pas comme on voudrait ! France3 Pays de Loire indique que, en matière de pauvreté, il y a de grandes inégalités dans les villes moyennes de la Région.

« Il vaut mieux vaut vivre à Montaigu ou aux Herbiers qu’à Sablé-sur-Sarthe ou à Châteaubriant. C’est ce qui ressort de l’étude de l’INSEE publiée le jeudi 11 avril sur la pauvreté dans les villes moyennes, ces communes qui comptent plus de 5 000 emplois et moins de 150 000 habitants. Elles sont 22 dans les Pays-de-Loire, marquées par de fortes inégalités ».

« Déclin démographique, chômage, logements vacants. Huit villes moyennes de la région sont particulièrement fragilisées. À Châteaubriant et à Sablé-sur-Sarthe, la pauvreté touche près d’un habitant sur 5 »

Lire ici :
https://frama.link/pauvrete-2019 et
https://frama.link/pauvrete-2019-2

Pour les quelque 1200 communes des Pays de Loire, la commune la plus pauvre est Soucé avec un niveau de vue de 14 525 € mais quatre communes sont très proches :

Soulvache - 27e - 17 096 €
Petit Auverné - 30e 17 166 €
Grand Auverné - 39e 17 409 €
Juigné - 42e 17 442 €
Sion-les-Mines - 55e 17 575 €

Châteaubriant est 203e avec 18 468 €uros. Dans la Com’Com’   Châteaubriant-Derval, sur 26 communes, 16 ont un niveau de vie inférieur à celui de Châteaubriant. La plus riche est Erbray, 19780 €, derrière Ancenis (19 859), Blain (20 052), Nort sur E.(20 552), Nantes (21 263), Carquefou (25 355).

Dans la Com’Com’   de Nozay, Treffieux est à la traîne avec 17 775 € soit 2000 € de moins que Saffré. C’est une différence qui pèse lourd !

L’étude de l’INSEE s’est surtout attachée aux 22 villes moyennes de la Région Pays de Loire. Elle a considéré le revenu ‘médian’ c’est-à-dire celui qui sépare la population en deux parties : les gens qui ont moins, les gens qui ont plus. Sablé est au plus bas avec 18 386 € tandis que Châteaubriant suit de près avec 18 468 €.

Puis elle a considéré les quartiles obtenus en divisant la population en
quatre parts. Châteaubriant est au plus bas : un quart des habitants ont un niveau de vie inférieur à 13 800 €, loin derrière Château-Gontier (15 302) et Ancenis (15 820 €).

Le dernier quartile est celui des gens qui ont les plus forts revenus. Même là, à Châteaubriant, c’est pas glorieux. Evron est à 23 291 €, suivie de Châteaubriant 23 547 € alors que Château-Gontier est à 25 159 € et Ancenis à 25 661 €.

On peut noter qu’entre les plus pauvres et les plus riches il y a en moyenne 10 000 €, ce qui n’est pas rien !

 Taux de pauvreté : 18 %

Le taux de pauvreté varie entre 7 % et 18 % selon les villes moyennes des Pays de Loire. Il atteint des sommets à Châteaubriant (18%) plus que la moyenne nationale (17%).

S’agissant du parc de logement, la vacance est plus forte dans les villes moyennes les plus vulnérables. C’est particulièrement vrai à Fontenay-le-Comte et Saumur avec respectivement 14 % et 12 % de logements vacants contre 6 % pour l’ensemble des villes moyennes des Pays de Loire. Ce sont le plus souvent des logements petits et anciens : soit l’offre est inappropriée aux besoins des ménages, soit leur rénovation coûte plus cher qu’une construction neuve. Châteaubriant est à 10 % de logements vacants, aussi bien dans les HLM que dans les pavillons. On note depuis quelques semaines une augmentation des maisons à vendre.

 Mobilités

Autre facteur potentiel de fragilité, notamment dans les territoires peu denses, les ménages possèdent moins souvent une voiture. À Châteaubriant 17 % des ménages n’ont pas de voiture contre 15 % pour l’ensemble des villes moyennes. Ce sous-équipement se retrouve à tout âge, y compris pour les populations en âge de travailler. Il peut éloigner les ménages du marché de l’emploi. Les habitants ne se déplacent pas (4%) ou se déplacent à pieds (10%) ou à vélo (6%)

Comme dit l’INSEE, « les 22 villes moyennes de la région, sont les maillons intermédiaires entre les grandes agglomérations et les territoires les moins denses, les problématiques y sont spécifiques et nécessitent des politiques locales adaptées. À ce titre, huit des villes moyennes des Pays de Loire, auxquelles s’ajoute Saint-Nazaire, bénéficient du plan « Action cœur de ville ». Celui-ci vise à améliorer les conditions de vie de leurs habitants et à conforter le rôle moteur de développement de ces villes au sein des territoires. Mieux connaître les conditions de vie et de logements des habitants permet d’adapter les politiques de soutien et de développer une stratégie de revitalisation ».

 La cantine quasiment gratuite ?

Le gouvernement a annoncé son Plan Pauvreté en septembre dernier, il n’est pas encore entré en application : les plus pauvres peuvent attendre ! Le 6 avril dernier, la secrétaire d’Etat Christelle Dubos a révélé quelques mesures concrètes, notamment le dispositif « cantine à un euro », qui devrait concerner jusqu’à 10.000 communes volontaires. Les communes qui s’engageront recevront une aide de l’État de 2 euros par repas, sachant qu’il coûte en moyenne 4,50 euros.

Il est prévu aussi des petits déjeuners à l’école, « une mesure de bon sens qui s’attaque aux racines des inégalités ». Surtout quand les enfants ont un long trajet à faire en car scolaire.

La région de Châteaubriant sera-t-elle concernée ? On ne le sait pas encore. Mais on sait que, depuis des années, le groupe La Voie Citoyenne a demandé au maire de Châteaubriant de mettre en place des tarifs « au taux d’effort ». En vain ! Sera-t-il volontaire cette fois ?