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Alzheimer : un relais à Châteaubriant

Un relais Alzheimer à Châteaubriant

Ecrit le 26 février 2002

 Maladie d’Alzheimer  

Une réunion d’information sur la maladie d’Alzheimer   s’est tenue vendredi soir 15 février à Châteaubriant, à l’initiative   de sa présidente départementale Marie-Noëlle Bonneau. Elle a donné lieu, en coulisses, à un incident (voir plus loin)

La Présidente a parlé en termes très humains de cette maladie dont sa maman a été frappée, et a insisté sur deux points essentiels à ses yeux :

– le respect et la prise en charge de la personne malade
– et aide à sa famille

Le docteur Bessey, du service de Gérontologie du Centre hospitalier de Châteaubriant a expliqué que cette maladie touche environ 600 000 personnes en France, 5 % des plus de 65 ans, et 25 % des plus de 85 ans, mais que 10 % des cas peuvent concerner des personnes plus jeunes, parfois dès 40 ans.

Il ne s’agit pas de personnes qui « perdent la tête » mais d’une maladie qui provoque la destruction des neurones du cerveau.

Les neurones, c’est comme les fils électriques de la maison, il suffit que l’un soit détérioré pour qu’une partie de l’installation électrique ne fonctionne plus.

 Des gestes simples

C’est le cas pour la maladie d’Alzheimer   : peu à peu le malade ne peut plus accomplir les choses simples de la vie (s’habiller par exemple, ou faire un numéro de téléphone, ou un chèque), se repérer dans le temps, communiquer de façon adaptée.

En même temps le malade n’a rien perdu de son intelligence, il souffre de ne plus reconnaître les objets familiers, de ne plus savoir s’en servir.

L’essentiel est le dépistage précoce de cette maladie car il existe des traitements qui permettent de stabiliser la maladie.

Une fois la maladie diagnostiquée, il importe de prendre en charge à la fois le malade et sa famille. Le malade peut être pris en charge par diverses professions médicales : kinés, infirmiers, orthophonistes, etc, qui peuvent rassurer le malade, lui montrer tout ce qu’il sait encore faire.

La famille doit être aidée car c’est sur elle que repose l’accompagnement 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

 Un maître

Un jeune homme témoigne : « Quand la maladie fut diagnostiquée chez mon père, alors âgé de 53 ans, ce fut pour moi l’écroulement total. Peu à peu elle m’a enlevé mon père mais j’ai trouvé « un maître » qui m’a appris à me tourner vers l’essentiel, à respecter l’autre avec ses limites, à vivre au présent. Aujourd’hui nous communiquons par le toucher, les caresses, le regard et même les silences. Entre nous un certaine énergie circule ».

A domicile

Le docteur Azzouz, et JP. Peron, directeur de l’hôpital, ont expliqué l’importance du maintien à domicile où, grâce à la famille, la maladie peut être stoppée.

Mais, dans ce rôle difficile et permanent, la famille a besoin d’aide. L’Hôpital de Châteaubriant réfléchit à la mise en place d’un accueil temporaire (en cas d’hospitalisation du conjoint non atteint, par exemple).

Mais surtout il existe une association « France Alzheimer   » qui apporte un soutien dans trois domaines
– accueil
– information
– accompagnement

Accueil : permanences téléphoniques avec possibilité de rendez-vous avec des conseillers juridiques et financiers

Informations : sur la maladie, sur les droits sociaux des malades et des familles, sur les possibilités d’aide à domicile et les établissements d’accueil

Accompagnement : des bénévoles, qui ont suivi une formation spéciale d’au moins quatre jours, peuvent aller aider (ou remplacer) la famille, deux heures par semaine environ.

L’association France-Alzheimer   (à laquelle on peut adhérer par solidarité : adhésion 34 € par an) suscite aussi la création de groupes d’entraide et de groupes de parole, et soutient la recherche médicale autour de cette maladie.
Un membre du Conseil d’administration de France-Alzheimer  -44, Lucien Bertrand, d’Issé, a été chargé de mettre en place une antenne sur Châteaubriant. On peut le contacter au 02 40 55 14 42


Ecrit le 26 février 2002 :

 Un incident

Un incident s’est passé dans les coulisses de la région Alzheimer   : selon les propos de la présidente départementale, Mme Bonneau, celle-ci a reçu un appel téléphonique du maire de Châteaubriant la veille lui disant : « C’est lui ou moi » au sujet de Lucien Bertrand. A la suite de quoi Lucien Bertrand, qui a organisé la réunion de Châteaubriant, n’a pas été appelé à siéger à la tribune lors de la réunion et n’a jamais été cité, à la grande surprise des autres membres présents du Conseil d’Administration qui lui ont renouvelé leur confiance.

L’un de ceux-ci est d’ailleurs allé, en fin de réunion, demander des explications au maire, qui a refusé de lui en donner. Sur son insistance il s’est attiré une réflexion « Ménagez vos paroles ! » dont le ton l’a beaucoup surpris.

Lucien BERTRAND a été pendant deux ans président du Conseil d’Administration de la MAPA à Châteaubriant. Il intervient à la demande dans les maisons de retraite où il s’occupe des personnes âgées avec beaucoup de charisme. Interviewé par Ouest-France le 14 février, lui a-t-il été reproché de « voler la vedette » au maire ? C’est la seule chose vraisemblable.

Mais qu’a-t-il fait le maire pendant cette réunion ? Il a passé la parole aux uns et aux autres. C’est tout. Cela manifeste un intérêt humain un peu court !

BP  


(écrit le 17 avril 2002) :

Suite à la réunion qui s’est tenue à Châteaubriant le 15 février 2002 et malgré les difficultés racontées à cette époque (relire ci-dessus) l’association Alzheimer   de Loire-Atlantique signale l’ouverture de son antenne à Châteaubriant . Le responsable en est M. Lucien BERTRAND.

Prendre contact au 02 40 55 14 42


Ecrit le 22 septembre 2004 :

 Alzheimer  

On a le sentiment que le gouvernement, désavoué par les élections de mars 2004, agit pour agir, en essayant d’accrocher l’électeur sur certains dossiers pour faire oublier les innombrables régressions sociales. Ainsi en est-il du plan Borloo sur la « cohésion sociale » (lire page 4) et du plan Douste-Blazy sur la maladie d’Alzheimer  . Ces plans tiennent davantage de l’effet d’annonce que de l’efficacité réelle étant donné que leur mise en application s’étend sur une longue période.

Mais il vaut mieux ça que rien ....

Après le programme lancé en 2001 par l’ancien ministre de la santé, Bernard Kouchner, mais resté en sommeil, M. Douste-Blazy, Ministre de la Santé a présenté 10 objectifs pour améliorer la qualité de vie des malades victimes de la maladie d’Alzheimer  , et de leurs proches.

165 000 nouveaux cas

Le vieillissement démographique de la population française s’accélère. On prévoit qu’en 2050, la France comptera plus de 11 millions de personnes âgées de 75 ans et plus et près de 5 millions de plus de 85 ans, soit trois fois plus qu’aujourd’hui. En 2004, on compte près de 800 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer   et de troubles apparentés, ce qui représente 18 % des personnes de plus de 75 ans. On dénombre près de 165 000 nouveaux malades par an

Ces maladies engendrent à terme une dépendance physique, intellectuelle et sociale majeure qui retentit sur la vie sociale du malade et de son entourage

 Les 10 objectifs

1.- Reconnaître la maladie d’Alzheimer   et les maladies apparentées, en les inscrivant parmi les

 affections de longue durée

(ALD), d’où prise en charge à 100 %.

 2. - Mieux prendre en compte les besoins des malades et des familles

et mettre en place une offre adaptée soit dans les établissements hospitaliers soit par d’autres services (exemple : garde itinérante de nuit). La grille de handicap permettant l’attribution de l’Allocation personnalisée à l’autonomie (APA) va être modifiée.

3. - Faciliter le diagnostic précoce avec « évaluation cognitive » à partir de l’âge de 70 ans. De nouvelles « consultations mémoire » vont être créées (il en existe deux actuellement dans la Région : Nantes et Angers). Le ministre souhaite encourager la vigilance des Français « aux petits oublis » de la vie quotidienne, premiers signes d’alerte « trop souvent banalisés ».

4. Une politique d’accompagnement renforcée pour les malades à un stade précoce et les familles (une mallette contenant un guide, une affiche et des livrets).. Les groupes de parole et de soutien aux personnes malades et à leurs proches vont être soutenus financièrement. L’aide et le conseil aux familles, par téléphone, vont être créés en lien avec l’association France Alzheimer  . (02 40 55 14 42 ou 02 40 12 19 19 à Châteaubriant )

5. - Mieux accompagner les malades qui vivent à domicile grâce à la création de 13 000 places en petites unités de vie (hébergements temporaires, accueils de jour). . « Il est indispensable de donner quelques moments de répit aux familles éprouvées par un tel drame, estime M. Douste-Blazy. Il faut leur permettre de confier leur proche pour une ou plusieurs journées par semaine, dans des petites unités de vie dédiées à cet accueil. »

6. - Les effectifs de personnels dans les établissements qui accueillent des malades d’Alzheimer   seront renforcés.

7. - La formation des professionnels sera développée avec priorité dans le domaine de la relation et du comportement du professionnel de santé vis à vis du patient. Un financement prioritaire des gardes à domicile et un développement des « aides au retour à domicile après hospitalisation » sont prévus

9. - Prendre en compte la spécificité des patients jeunes (moins de 65 ans)

10. - Favoriser la recherche clinique notamment sur les cellules souches.

Pour en savoir plus :

http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/alzheimerpresse/accueil_dp.htm

http://www.alzheimer.ca/french/index.php

 Dix signes

La maladie d’Alzheimer   est une maladie dégénérative qui provoque des lésions au cerveau. Divers symptômes peuvent alerter alors qu’on pense, à tort, qu’ils font partie du processus normal de vieillissement. Il est donc important de consulter un médecin dès l’apparition d’un ou de plusieurs de ces symptômes, car ils pourraient être causés par d’autres maladies comme la dépression ou une infection.

1- Pertes de mémoire qui nuisent aux activités quotidiennes. Un oubli occasionnel est un phénomène normal. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   oubliera fréquemment des choses et ne s’en souviendra pas plus tard.

2 - Difficultés à exécuter les tâches familières. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut avoir de la difficulté à exécuter des tâches familières qu’elle a accomplies toute sa vie, comme préparer un repas.

3 - Problèmes de langage. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut oublier des mots faciles ou les remplacer par des mots qui rendront ses phrases difficiles à comprendre.

4 - Désorientation dans l’espace et dans le temps . Il est normal d’oublier pendant un court moment le jour de la semaine ou même l’endroit où vous allez. Il peut arriver qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   se perde dans sa propre rue, ne sachant plus comment elle s’est rendue là ni comment rentrer chez elle.

5 - Jugement amoindri. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   pourrait avoir un jugement amoindri : par exemple, ne pas reconnaître un problème de santé qui nécessite d’être traité ou porter des vêtements chauds en pleine canicule.

6 - Difficultés face aux notions abstraites. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut avoir de grandes difficultés à comprendre ce que représentent les chiffres indiqués dans le carnet de chèques.

7 - Objets égarés . Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   rangera les objets dans des endroits inappropriés (un fer à repasser dans le congélateur ou une montre dans le sucrier).

8 - Changements d’humeur ou de comportement. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut changer d’humeur très rapidement, par exemple, du calme aux pleurs et à la colère, sans raison apparente.

9 - Changements dans la personnalité . La personnalité de chacun peut changer quelque peu avec l’âge. La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut devenir confuse, renfermée et méfiante. Au nombre des changements possibles, on compte aussi l’apathie, la peur et des comportements qui lui sont inhabituels.

10 - Perte d’intérêt . Il nous arrive à tous, à l’occasion, de nous lasser de l’entretien ménager, de notre travail ou de nos activités sociales, mais la plupart des gens retrouvent vite leur enthousiasme. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer   peut devenir très passive et pourra avoir besoin de beaucoup d’encouragements pour prendre part aux activités.


Note du 20 octobre 2004 :

Le Dr David BESSEY, Chef du département de gérontologie clinique au Centre hospitalier de Châteaubriant dirige des « consultations mémoire » en collaboration avec une psychologue clinicienne. Les consultations ne se font qu’à la demande du médecin traitant. Ses missions étant le diagnostic ainsi qu’un projet thérapeutique, et le suivi.


Zcrit le 8 mars 2006 :

 Un relais Alzheimer  

Yves_Alzheimer
Yves legall - Brigitte Dufour

Châteaubriant avait déjà une permanence Alzheimer  . Mais cette fois trois structures se sont associées pour proposer un relais aux malades et à leur famille. « Créer des lieux d’écoute et d’échange pour éviter que les familles ne s’enferment sur elles-mêmes » disent l’association Alzheimer  , la Mutualité et Mutualité-Retraite.

Permanence à Châteaubriant le 1er vendredi du mois

Accueil téléphonique le mardi matin (9-12 heures) - Tél 02 40 81 29 92

Groupes de parole (encadrés par une psychologue), suivi des familles par deux bénévoles qui se déplacent à domicile

Rens. 02 40 81 29 92

La maladie d’Alzheimer   (MA) est une démence neurodégénérative à prédominante corticale qui touche en premier lieu les fonctions cognitives et se répercute sur le comportement et l’adaptation sociale des patients. Le malade perd la mémoire, ses connaissances, ses émotions et peine à s’exprimer. Un drame terrifiant pour le patient et ses proches, qu’il ne reconnaît plus

La maladie survient en moyenne autour de 65 ans et concerne actuellement environ 350 000 personnes en France, et 24 millions dans le monde. Sa prévalence (5 % de plus de 65 ans, 20 % des plus de 80 ans) et la charge économique et sociale qu’elle fait peser sur la société (70 % des lits en hôpitaux de long séjour) en fait un problème majeur de santé publique dans tous les pays industrialisés.

Une des questions-clés de la pharmacologie de la maladie d’Alzheimer   réside dans l’évaluation des thérapeutiques : critères de mesures, niveau de significativité de la réponse, conception des essais cliniques, incidence des médications concomitantes ... Des réponses commencent à y être apportées et participent ainsi d’une fabuleuse aventure scientifique, médicale et sociale qui ne fait que commencer.

 Christine Van Broeckhoven

Le 2 mars 2006 une généticienne belge, Mme Christine Van Broeckhoven a reçu un prix international récompensant ses recherches sur la maladie d’Alzheimer  .

Elle a identifié des gènes responsables de la maladie et a ouvert la voie à de nouveaux traitements. Des traitements qui permettraient d’empêcher cette maladie d’évoluer. Mais le chemin est encore long, car le cerveau est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Perdre l’acquis de toute une vie n’est-il pas perdre la vie elle-même ? « Le fait que la démence prive les gens de leur être, de leur vie tout entière me pousse à travailler d’arrache-pied, car il faut arriver à des résultats. » dit Christine Van Broeckhoven

En attendant de pouvoir soigner, l’avenir le plus proche est à la prévention, avec la possibilité d’identifier les sujets à risque de façon à les traiter plus tôt, voire de manière préventive.


Ecrit le 25 mars 2009

 France Alzheimer   à Châteaubriant

Mme Cai

L’antenne Alzheimer   dispose de nouveaux locaux à Châteaubriant depuis septembre 2008, mis à disposition par la Com ’Com’ .Clairs, spacieux, de plain-pied, ils se situent à l’arrière des locaux Com’ Com’. Cette antenne, animée par Marguerite Caillot, se veut être une aide aux familles qui ont un malade Alzheimer  . Les familles y sont reçues sur rendez-vous (02 40 81 29 92) - et tous les premiers vendredis du mois pour une halte-relais, une rencontre avec la Psychologue, ou un groupe de parole. Des documents explicatifs aident à mieux comprendre l’évolution de cette maladie difficile.

L’antenne cestelbriantaise reçoit ainsi une dizaine de familles et dispose d’un groupe de bénévoles qui vont passer 2 h/semaine dans les familles pour permettre à l’Aidant naturel de souffler un peu. [D’autres bénévoles seraent les bienvenus : la formation est assurée par l’association].

L’association dépend de France-Alzheimer   44, de Nantes,