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Accueil > Thèmes généraux > Personnes âgées, retraités > 22 mai 2008 pour des retraites solidaires

22 mai 2008 pour des retraites solidaires

Ecrit le 28 mai 2008

 Manifestation du 22 mai 2008

Retraites - 22 mai

400 salariés dans la rue à Châteaubriant : c’est une bonne manif qui s’est conclue par un défilé en ville (pas trop long à cause des vieilles jambes des retraités !). Un seul thème : pour une retraite solidaire.

Au nom de l’Union Locale CFDT, Bernard Gaudin a déclaré : « Il ne s’agit pas comme j’ai pu l’entendre ces derniers jours d’un mouvement de grève dans le secteur privé mais bien d’un mouvement qui concerne l’ensemble des salariés, qu’ils travaillent dans le secteur public et dans le secteur privé.

Il s’agit d’un mouvement avec l’ensemble des organisations syndicales pour défendre Une Retraite Solidaire »

Pour la CFDT, l’enjeu de ce rendez-vous 2008 sur les retraites, c’est de redonner et de renforcer la confiance de tous les salariés dans le système de retraites par répartition en permettant à chaque salarié du privé comme du public de bénéficier d’un bon niveau de retraite.

 Aucune

« Le Ministre Xavier Bertrand ne fait aucune proposition sur la revalorisation des retraites. Il ne fait aucune proposition pour stopper la dégradation continue des pensions versées. Il ne fait aucune proposition pour corriger le calcul des pensions indexé sur les prix et qui provoque cette baisse continue des pensions.

Il ne fait pas de propositions sur la revalorisation des basses pensions. Une revalorisation pourtant nécessaire, urgente face à l’augmentation du coût de la vie.

Pour la CFDT Un salarié qui a travaillé toute sa vie avec des salaires modestes doit bénéficier d’un minimum contributif proche du SMIC. C’est ça la justice sociale que nous voulons ».

 Les seniors au boulot !

Le Ministre X. Bertrand impose le passage à 41 ans de cotisations en 2012, en ignorant le taux d’emploi des seniors. En effet seulement 38 % des actifs âgés de plus de 55 ans sont au travail au moment de liquider leur retraite. Et pas par leur faute !

Passer à 41 ans de cotisations ...
– C’est profondément injuste vis-à-vis d’une très grande majorité de salariés aujourd’hui sans emploi parce que trop vieux pour le Medef.
– C’est inefficace pour consolider le système de retraite par répartition.
– C’est diminuer par voie de conséquence le niveau des pensions.

 Non ! Rien de rien ….

Le Ministre X. Bertrand fait l’impasse sur d’autres revendications :
Rien sur la situation des poly-pensionnés c’est-à-dire des personnes qui ont travaillé à la fois dans le privé et dans le public au cours de leur carrière professionnelle.

Rien pour améliorer le sort des salariés qui ont eu des carrières en dents de scie avec des ruptures dues à des périodes de chômage,

Rien sur le fonds de réserve des retraites

Rien sur le régime additionnel de la fonction publique.

 C’est pénible !

Le Ministre X. Bertrand ne dit rien sur la pénibilité au travail. Il suit le mauvais exemple du patronat qui refuse de négocier depuis 4 ans sur le dossier pénibilité.

Nous devons réduire cette inégalité qui se traduit par une espérance de vie à la retraite de 14 ans pour un ouvrier et de 21 ans pour un cadre.

La CFDT a gagné sur la reconduction du dispositif des carrières longues pour les salariés qui ont commencé à travailler tôt et qui ont 40 années de cotisations. Depuis 5 ans, dans la Région Pays de Loire, plus de 40 000 salariés ont bénéficié de ces départs anticipés. Voilà un exemple de la justice sociale voulue par la CFDT et nous pouvons être fiers de ce résultat.

Alors défendre une Retraite Solidaire :
– C’est agir pour rendre plus juste le système de retraite par répartition.
– C’est exiger que ce système prenne en compte les différents parcours de vie.
– C’est rendre attractif le système de retraite par répartition auprès des jeunes générations.

 Sans perche

Pour la CGT, l’espérance de vie est inégale et l’écart atteint 7 ans entre un manœuvre et un cadre. L’espérance de vie est largement due à la retraite à 60 ans. Si l’âge de la retraite est repoussé, l’espérance de vie va diminuer .

Une maladie sur deux est due au travail aprés 55 ans. Et puis, quel que soit l’allongement de la durée de cotisation, les Français travaillent, en moyenne, 37 années. « 37 annuités, pas 40 - 37 annuités réelles pas 41 ni 42 donc vouloir imposer 41 annuités de cotisations, c’est baisser le niveau des retraites et non pas le protéger » .
C’est vouloir nous faire sauter à la perche sans perche.

 Crever

Pour « Solidaires », alors que la richesse produite ne cesse de croître - elle a été multipliée par 5 en 50 ans -, pour la première fois, l’augmentation de la durée de la vie ne profiterait pas aux salariés. Ceux-ci seraient obligés de travailler plus longtemps. Il s’agirait d’une rupture historique et ce serait une régression sociale majeure.

L’objectif réel du patronat en baissant le niveau des pensions, c’est de faire de la place pour les fonds privés et une retraite par capitalisation... La retraite par capitalisation a été abandonnée en France car elle n’offrait aucune garantie, même à celles et ceux qui en ont les moyens. Dans les pays où elle s’applique, des familles se retrouvent totalement démunies après une vie des travail.

« Nous l’affirmons : il est possible de financer les retraites en augmentant les cotisations patronales. Si nous voulons éviter une nouvelle régression sociale, il faut maintenir les rapports de forces nécessaires pour obliger le gouvernement à renoncer à ses projets ».

Camarades,
– Ni crever au boulot, ni retraite de misère,
– Non aux 41 annuités de cotisations.
– La lutte continue

 Les Paysans ne comprennent pas les pourcentages

Une quarantaine de paysans retraités ont participé au rassemblement de Châteaubriant. Ils demandent une augmentation des plus petites retraites, mais pas en pourcentage, pour ne pas accroître les différences. « L’augmentation des petites retraites aurait des effets bénéfiques immédiats sur la consommation et sur l’économie locale ».

Une femme, conjointe d’agriculteur, ayant travaillé 46 ans sur l’exploitation, élevé 3 enfants, participé au travail de la ferme, tous les jours, même le dimanche, sans pouvoir prendre de vacances (sauf quand les enfants, assez grands, ont pu s’occuper des vaches), reçoit royalement 525 € par mois !

Selon Henri Baron : « dans nos métiers, quelqu’un qui retarde sa retraite d’un an, coûte 8 à 10 % plus cher en frais médicaux ».

« Nous sommes pour un élargissement des cotisations-retraite à tous les bénéfices financiers. Avec un faible pourcentage de cotisation, on peut obtenir des sommes très importantes ».