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Mée-disances de novembre 2009 (2)

Ecrit le 18 novembre 2009

 Mickey pas tout blanc

L’Humanité.fr du 10/11 : SOS Racisme a remis, mercredi 4 novembre, son rapport sur le fichage ethnique dans les entreprises et saisi la justice sur le cas d’Eurodisney. Le géant des loisirs exige 80 % d’intérimaires de type « européen ».

C’est en travaillant sur le dossier d’Adecco Restauration, accusé de classer les intérimaires en catégories dont une désignait les personnes originaires d’Afrique, des DOM-TOM et d’Haïti, que SOS Racisme s’est intéressé à l’un de ses clients, Eurodisney, au point d’y envoyer les huissiers. Le géant du loisir est en effet qualifié de « principal commanditaire de discrimination raciale », puisqu’il se plaignait sans cesse d’une présence trop importante d’intérimaires de couleur ou d’origine maghrébine. Alors que 80 % de la main-d’œuvre d’Adecco Restauration était « non BBR » (non bleu, blanc, rouge), Eurodisney avait, lui, fixé son « quota » maximum à 20 %. SOS Racisme a ensuite découvert, sur le site Internet du groupe, un système de fichage ethno-racial des candidats à l’embauche. Il fallait choisir son « pays » parmi la France, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, la Polynésie française, la Guyane française et la Nouvelle-Calédonie… Tous territoires de nationalité française. […]

Face à ce cas de discrimination manifeste, SOS Racisme a sollicité une ordonnance auprès du président du tribunal de grande instance de Meaux, prise le 28 octobre, pour faire saisir par un huissier de justice les fichiers des candidats à l’emploi et ceux des salariés.

Cette procédure s’avère essentielle dans la sauvegarde des preuves pour établir la réalité du fichage ethno-racial, sanctionné par la loi depuis 1978 de cinq ans de prison et de 300 000 euros d’amende pour les personnes physiques, et de 1,5 million d’euros pour les entreprises. Une loi très peu appliquée, et pour cause : elle n’est connue ni des policiers ni des magistrats. Au point que la police refuse même d’enregistrer des plaintes et que les parquets et les juges d’instruction se font tirer l’oreille pour intervenir. De même, la formation prévue sur le sujet à l’École de la magistrature n’a jamais vu le jour.

SOS Racisme pointe le laxisme de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui aurait dû se saisir des dérives concernant ce type de données personnelles, théoriquement protégées.

« L’arsenal judiciaire est complet et suffisant ; il manque la volonté politique ! ».

 Rantanplan

Sur France Inter à propos de la demande envoyée par « son ami » Eric Raoult d’imposer le devoir de réserve à Marie N’Diaye, le ministre de la Culture a déclaré : « Ça me regarde en tant que citoyen, ça ne me concerne pas en tant que ministre. »
Réunie en toute hâte, l’Académie Goncourt a décidé d’attribuer un Prix Rantanplan du Courage politique au ministre. Toutes nos félicitations à l’impétrant qui fait, grâce à cette prise de position lucide et courageuse, son entrée dans le casting du roman.

Rappelons que Rantanplan est le sobriquet attribué par le président « Je suis partout » au neveu de François MItterrand. Quant-à Éric Besson, il félicite chaudement Éric Raoult : « L’identité nationale ne se fait pas à Berlin, mais à Paris ! »

La distribution devant la justice

L’Expansion.com du 10/11 : Castorama, Darty, Intermarché, Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Cora et Système U... Au total neuf enseignes sont poursuivies par le gouvernement qui les a assignées devant les tribunaux pour des pratiques envers leurs fournisseurs jugées abusives par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) après des contrôles effectués sur des centaines de contrats.

Parmi les clauses sur la sellette dans ces contrats figurent des pénalités considérées « excessives en cas de retard de livraison ou d’erreurs dans les codes d’identification des produits ».

Sont également remises en cause des clauses où le distributeur « n’assume plus le risque normal de son métier de commerçant », comme le retour des produits dégradés par la clientèle, la reprise des invendus, le remboursement par le fournisseur de la dépréciation du stock ou la rupture des engagements en cas de mévente des produits.

De même, sont mises à l’index des clauses « beaucoup plus favorables pour le distributeur que pour le fournisseur » en termes par exemple de délais de paiement ou de mode de règlement.

Figurent enfin des clauses relatives aux conditions tarifaires. L’une d’elles prévoit par exemple une baisse automatique des prix des fournisseurs lorsque les prix des matières premières baissent, mais impose des conditions drastiques pour augmenter les prix des fournisseurs lorsque les cours des matières premières augmentent.

 Vols alimentaires

Le Parisien du 10/11 : Délinquance organisée, chapardage opportuniste ou vol de nécessité, la rapine dans les magasins a fortement augmenté cette année en France. Par rapport à 2008, la « démarque inconnue » a progressé de 3,6 %. Une hausse significative que révèle le neuvième Baromètre mondial du vol publié par Checkpoint Systems, un cabinet spécialisé dans la sécurité.

Selon cette étude, la récession économique a joué un rôle important dans l’explosion des vols alimentaires. « En temps de crise, les besoins et la frustration augmentent. Il y a cinq ans, le lait maternisé ou la viande ne figuraient pas parmi les articles fréquemment volés en France. Je suis très frappé par la percée des produits alimentaires l’an dernier », déclare le directeur général de Checkpoint Systems France. […]

« Le vol organisé pour la revente est un problème, mais c’est le vol occasionnel qui progresse fortement. Aujourd’hui, on ne s’attaque plus seulement aux pièces en cuir, aux robes qui coûtent cher ou aux pulls en cachemire. Même les tee-shirts à 5 € se fauchent couramment ». Résultat : en février prochain, tous les articles vendus chez C&A seront équipés d’un antivol cousu à l’intérieur du vêtement. Impossible à arracher !

Au total, le vol a ainsi coûté pas moins de 4,9 milliards d’euros aux distributeurs français. Soit 1,42 % de leur chiffre d’affaires. « Pour les commerçants, les pertes sont très importantes. Il ne faut pas se faire d’illusion, cela se répercute forcément sur les prix ». « L’impôt annuel » que supporte chaque consommateur pour compenser le préjudice financier causé par les voleurs est évalué à 83 €.

 Un réacteur nucléaire sur cinq est à l’arrêt

France 3 du 10/11 : 13 des 58 réacteurs nucléaires français étaient arrêtés début novembre, des « arrêts de tranche » comme on dit.

Dix réacteurs sont à l’arrêt pour des opérations de maintenance et de rechargement de combustible, deux pour des accidents (un réacteur à Bugey dans l’Ain, un autre à Paluel en Seine-Maritime), et un dernier pour une visite décennale en vue du prolongement de sa durée de vie (à Fessenheim, dans le Haut-Rhin).Un quatorzième réacteur (Flamanville) ne produit en effet plus d’énergie depuis le 11 novembre en raison d’une perte d’hydrogène au niveau de l’alternateur.

Sur les 63.100 mégawatts (MW) de puissance nucléaire installée en France, 14.100 MW étaient à l’arrêt.

L’énergie nucléaire fournit près de 80% de l’électricité française.