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Chimie 2009 : colère, incompréhension chez RBL

Ecrit le 12 octobre 2004 :

 RBL-Plastiques

RBL Plastiques

(110 salariés) l’entreprise fut novatrice en matière de réduction du temps de travail, dès la loi de Robien (juin 1996) mais tous les avantages des salariés ont été supprimés (notamment les primes). Le patron a fait appliquer les 35 heures quand la loi a été promulguée. Mais à partir du 15 décembre, il ne touchera plus les aides financières légales. « Nous craignons qu’il ne remette en cause l’accord des 35 heures » dit Philippe Bouteillé, délégué syndical CFDT. Deux demandes de chômage partiel ont été présentées par l’entreprise pour juin-juillet et septembre octobre 2004. Elles ont été acceptées mais pas utilisées.

« Le patron a racheté Thermonor, à Douvrins (62). Nous nous inquiétons de voir partir là-bas des fabrications créées à Châteaubriant ». L’entreprise a connu 6 licenciements en février 2004 « des salariés ayant de l’ancienneté, qui ont d’abord été changés de poste et ensuite licenciés. Ici les salariés restent peu de temps » - « Cela pose la question de la qualité de l’emploi » dit Jean-Paui Couroussé.

« Ici la Direction a contribué à faire créer des formations de jeunes par alternance, mais cela ne sert pas à grand chose : les jeunes, quand ils ont le Bac-Pro continuent pour une formation plus élevée et, de toutes façons, quittent la ville. La formation donnée dans l’entreprise n’est pas satisfaisante : c’est plutôt de la main d’œuvre à pas cher ».

M. le Bouler (RBL Plastiques) : « Nous avons besoin de personnel qualifié, capable de conduire des machines automatisables, il faut que les jeunes travaillent l’informatique, l’anglais et l’allemand ».


(écrit le 21 juin 2006)

  RBL-Plastiques : des jeunes en visite

Dans le cadre du « Salon des métiers »organisé par l’ADIC en février 2006, des classes ont réalisé des travaux préparatoires afin de présenter les métiers sur des panneaux. Trois d’entre elles ont été invitées à visiter deux entreprises castelbriantaises : Tri Ouest et RBL Plastiques.

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Une belle cloche en plastique

« Quand j’étais gamin, je n’ai pas pu visiter des entreprises. A notre époque les jeunes ne connaissent pas le métier de leurs parents. C’est tout cela qui m’a déterminé à ouvrir les portes de mon entreprise » dit le PDG, Jacques Le Bouler.

L’entreprise

115 salariés exercent toutes sortes de métiers : secrétariat, comptabilité, relations commerciales, réalisation du dessin technique des pièces, réalisation du moule, thermoformage, usinage des pièces, expédition, etc.

« Chez nous il faut savoir lire, écrire et compter, mais aussi parler l’anglais. Avant d’être un bon salarié, il faut bien étudier à l’école » n’hésite pas à dire le patron ... sans vraiment convaincre les jeunes !

Après avoir expliqué l’organigramme de l’entreprise, M. le Bouler passe à la partie « production ».

La production

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Un moule en alu

Les pièces demandées par les clients nécessitent la fabrication d’un fichier technique qui, de nos jours, se fait par ordinateur par le biais d’un logiciel appelé CFAO (conception-fabrication assistée par ordinateur) qui permet de voir une pièce, en trois dimensions.

Le fichier est expédié ensuite à une machine qu’un salarié programme, et qui réalise ensuite, toute seule, le moule voulu, soit en bois+résine, soit en aluminium. La machine adapte sa vitesse et choisit ses outils en fonction « des creux et des bosses » qui sont souhaités. Elle travaille sous un capot, pour éviter de projeter partout les gouttelettes d’huile qui facilitent le contact entre l’outil et le bloc d’aluminium.

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Avant l’usinage

Quand le moule est fait, il est placé dans la thermoformeuse et réalise une seule pièce s’il s’agit d’un prototype que le client souhaite vérifier, ou toute une série de pièces selon la commande effectuée.

Ces pièces sont faites en plastique, plastique en bobine pour les pièces de faible épaisseur, plastique en plaques pour les autres. Ces plastiques sont de toutes les couleurs : blancs, noirs, ou transparents, ou même multicolores s’ils ont été peints préalablement. Certains de ces plastiques sont lisses, d’autres sont granuleux. Le thermoformage modifie la forme du plastique mais ne modifie ni sa composition, ni sa couleur, ni son toucher.

Le moule est fixé à la partie inférieure d’une grosses presse. Automatiquement la machine se saisit d’une plaque de plastique et la chauffe à la température voulue. La presse, alors, descend au contact de la plaque, et imprime sa forme. Un coup de refroidissement et la machine éjecte la pièce thermoformée avant de saisir une autre plaque.

Il reste alors de nombreuses opérations à réaliser, pour ébarber les pièces, ou les usiner : percer les trous nécessaires, découper les morceaux nécessaires, voire coller les pièces qui doivent l’être. Un coup de ponçage, et stockage en attendant l’expédition vers les clients.

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L’histoire de RBL

RBL plastiques est une entreprise créée en 1979 par Messieurs Didier Rousseau,
Loïc Beauland et Bruno Leroy, en utilisant la thermoformeuse qui se trouvait dans l’atelier de la petite usine « Ney-Leroy » située Grand Rue à Châteaubriant.

L’entreprise, à l’époque, n’utilisait que des plaques. L’utilisation de bobines s’est faite à partir de 1986.

En 1990, Jacques Le Bouler devient PDG, en remplacement de Loïc Beauland. En 1992 RBL ouvre un atelier à Ercé en Lamée.

« Dans le domaine du plastique, nous sommes sous-traitants de spécialité » explique M. Le Bouler, voulant dire par là que RBL fabrique en permanence des pièces de grande qualité pour des entreprises n’ayant pas de thermoformeuse.

Il oppose cela au sous-traitant de capacité qui ne travaille que lorsqu’une usine du même type ne parvient plus à faire face à ses commandes.

RBL transforme 2000 tonnes de matières plastiques par an. L’entreprise est leader en France pour les pièces sur plan. Elle compte 400 clients dont Peugeot, Valéo, Bosh, Alcatel, Nestlé, Allibert, etc.

Pare-chocs, tableaux de bord, pièces de calage, dossiers de fauteuil médical, lavabos de mobil-homes, barquettes alimentaires, plats à huîtres, moules à rillettes : l’entreprise travaille pour l’automobile, le secteur médical, le bâtiment, l’agro-alimentaire, etc.

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A la sortie de la thermoformeuse : le Viplac

Dans le domaine de l’innovation, RBL a lancé l’« ergobag », le porte-sac ergonomique qui vise principalement à protéger l’environnement et l’homme en facilitant le ramassage d’objets souillés ou dangereux. Et le Viplac, un intercalaire qui permet de stocker les bouteilles, en hauteur, sans qu’elles se touchent.

L’entreprise accueille régulièrement des stagiaires mais, étrangement, très peu de castelbriantais.

BP  


Ecrit le 5 juillet 2006 :

 RBL dans l’API

Selon « La Lettre de l’API » du 23 juin 2006 :

L’entreprise RBL Plastiques, implantée à Châteaubriant, lance un programme d¹investissement immobilier de 1 M€. Sur son site castelbriantais, l¹entreprise dispose d¹une réserve foncière de 5 500 m2. Elle y réalisera une extension de 1 000 m2 de son usine.

Spécialisée dans la transformation des métaux et des matières plastiques pour l’automobile, le médical, l’électronique ou encore l’emballage, l¹entreprise profitera d¹une aide de 98 400 € de la Région pour moderniser son appareil productif. « L’objectif est de réaliser des gains de productivité en faisant appel à des nouveautés techniques », souligne Jacques Le Bouler, président de RBL Plastiques.

La société réalise un Chiffre d’affaires de 12 M€.

Sur ses deux sites de fabrication à Châteaubriant et Ercé (35) et dans sa filiale ABL Thermonor de Douvrin (62), RBL plastiques emploie 120 personnes.


Ecrit le 11 octobre 2006

 RBL : Boit’à fruit

Selon Emballages Magazine, du 5 octobre 2006, le groupe Creno, spécialiste du commerce de gros de fruits et légumes, lance une gamme de fruits adaptée à la consommation des enfants : « Merci maman ».

Il s’appuie sur la « Boit’à fruits », boîte créée par Emmanuel Le Maître et Bertrand Hamet, et réalisée par le thermoformeur RBL Plastiques, à Châteaubriant.

Il s’agit d’une boite rigide et transparente (en APET), réutilisable, munie d’une poignée de transport et qui peut se glisser dans un cartable. Elle peut contenir deux pommes, deux clémentines, une poire ou une banane.

Les fruits de la gamme sont choisis pour leur taille adaptée aux besoins des enfants. L’initiative  , testée par le groupe breton Le Saint depuis février dernier, reçoit le soutien de la Ligue nationale contre le cancer.

La boit’à fruits comporte également :
– un emplacement pour un essuie-main
– une étiquette prénom
– une étiquette amusante rappelant le fruit des enfants

Voir Boit’à fruit


Ecrit le 28 décembre 2006 :

 RBL : une aide du Conseil Général

La société RBL Plastiques à Châteaubriant a un projet de construction-extension de 800 m2, qui pourrait créer 7 emplois en 3 ans, dont 2 pourraient être réservés à des salariés issus de publics prioritaires.

Montant de l’opération : 1 355 212 €.
– Le Conseil Général peut apporter
115 200 € au titre de l’aide à la pierre
– Et y ajouter 30 000 € pour l’embauche de deux personnes issues de publics prioritaires

Voir Conseil Général, décembre 2006

Note du 18 juin 2008 :l’entreprise a renoncé à ce projet

Note du 12 novembre 2008 : La société RBL-Plastiques annonce 6 licencierments, sur 108 salariés

RBL voir aussi article 567 et aussi article 702