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ADIC : trophées

Ecrit en septembre 2000 :

 Septièmes trophées de l’ADIC

Avec Damien Voillemot, nouveau Président de l’ADIC, (association des industriels), un ton nouveau a été donné aux septièmes trophées de l’ADIC, en septembre 2000 : « L’an dernier nous avions mis en avant l’esprit de compétition, cette année nous avons retenu l’ouverture »

L’ouverture sociale d’abord : les 35 heures, l’amélioration des conditions de travail du personnel

L’ouverture-communication qu’il s’agisse des voies de communication (Nationale 171), mais aussi de l’amélioration de l’image du pays de Châteaubriant   hors de ses frontières, et enfin d’internet avec une inquiétude : « à force de rencontres   virtuelles, les jeunes trouveront-ils le temps de se marier » ? a-t-il lancé comme une boutade, non dénuée de bon sens !

L’ouverture c’est enfin l’innovation technique, la démarché de qualité, l’effort fait pour vendre nos produits et nos savoir-faire. Certaines entreprises castelbriantaises sont leader dans leur domaine en France et en Europe. On ne le sait pas assez.

Deux personnes sont venues, ensuite, témoigner de leur cheminement et de leur démarche d’ouverture. L’un, menuisier-charpentier a créé une grosse entreprise d’emballages, transport, négoce et transit. L’autre, après des études à « Normale Sup’ » a quitté le monde de l’enseignement s’est lancé dans sa passion personnelle : la musique, et a créé une entreprise employant 300 musiciens intermittents du spectacle dont 80 permanents permettant d’organiser des soirées musicales dans de nombreux pays européens, à la demande des clients.

Puis Damien Voillemot a explicité les trois critères retenus pour sélectionner les « Trophées de l’ADIC » : l’investissement, l’embauche, le rayonnement de l’image de Châteaubriant .

SIMM, MECA 2000 et TEAM

Les trois entreprises distinguées :

La SIMM de Issé, société industrielle de modelage mécanique, créée en 1986 par deux jeunes entrepreneurs, MM. Fourny et Hauray, dans un atelier-relais à Issé. Elle compte maintenant 8 salariés et travaille notamment pour l’automobile, l’aéronautique, les secteurs agricole et agro-alimentaire. Elle a été retenue au challenge des entreprises de Loire-Atlantique dans la catégorie « meilleur projet artisanal ». Elle a investi 2 millions de francs en 1999-2000, notamment pour améliorer les conditions de travail (dépoussiérage)

Méca 2000, créée en 1987 par Patrick Carcouët. 130 m2 au départ, 2000 m2 maintenant et 28 salariés. L’investissement a été de 5 millions de francs en 1999-2000 et l’entreprise espère embaucher une dizaine de salariés supplémentaires. « je dédie ce trophée à tout mon personnel » a dit Patrick Carcouët

Team Plastiques, créée en 1988 par Didier Elin, 46 salariés, 4000 m2 couverts, 4 millions de francs investis en 1999-2000. M. Elin a, lui aussi, particulièrement insisté sur la qualité de son personnel disant qu’il n’avait pas de difficulté à trouver des gens volontaires, consciencieux et professionnels. « On peut avoir les meilleures machines du monde, mais on a besoin des hommes pour les faire fonctionner ».

Didier Elin a insisté sur les aides qu’il a reçues de la ville de Châteaubriant, de la Région et du département et indiqué qu’il préférait le système des « avances remboursables » plutôt que des subventions. « C’est plus équitable par rapport aux contribuables »

Cette remise des trophées de l’ADIC a eu incontestablement un ton nouveau : pas de récriminations contre l’Etat, contre la fiscalité, contre les charges, contre les revendications salariales, mais au contraire un souci d’ouverture sociale, un dynamisme certain, une volonté d’aller de l’avant, un hommage rendu au personnel (NDLR : espérons qu’il se traduit effectivement auprès des salariés). Les Trophées de l’ADIC ont cette année récompensé des créateurs d’entreprise « partis de rien » au départ, simples salariés, qui ont osé se lancer dans des projets plus vastes

Groupement d’intérêt amical. On connaissait les GIE (groupements d’intérêt économique) mais voilà que Didier Elin et quelques industriels amis, ont créé un GIA : groupement d’intérêt amical, qui regroupe des entreprises complémentaires, voire concurrentes, dans le souci de satisfaire au plus vite les demandes des clients. Sympathique


Ecrit en septembre 2001 :

 Huitièmes trophées de l’ADIC

L’ADIC (association des industriels), sous la direction de Damien Voillemot, a accordé en septembre 2001 ses Huitièmes Trophées sur le thème « l’entreprise et la territorialité » à partir de trois critères : promotion du pays de Châteaubriant  , investissements, emplois.

Bourdaud : La première entreprise distinguée a été la scierie Bourdaud à Nozay, une entreprise familiale qui comptait 25 salariés en 1990 et en compte 48 en 2001. Elle traite 20 000 m3 de grumes par an ce qui en fait l’une des plus grosses scieries de France. Elle utilise les bois locaux, feuillus et résineux, des forêts de Domnaiche, Juigné, Javardan, Araize. Elle a investi 20 millions de francs en 10 ans et elle réalise 15 % de son chiffre d’affaires à l’export (Belgique, Italie, Allemagne). « On redécouvre à notre époque le confort, la noblesse et la durabilité du bois ». Le gag, ce fut d’offrir à cette entreprise un trophée ... en plastique !

Malgogne : la deuxième entreprise remarquée, est une entreprise de services : les transports Malgogne dont les camions verts sillonnent la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, en portant sur leurs flancs le nom de Châteaubriant . 45 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’export. L’entreprise investit environ 3 millions de francs par an, et même 8 millions de francs en 1999 dans une plate-forme de stockage. Elle comptait 6 personnes en 1973, puis 65 personnes en 1999 et maintenant 90 personnes. Ca roule, quoi ! Le PDG Alain Malgogne a cependant exprimé ses craintes en raison du rejet de plus en plus évident du public vis-à-vis des camions pollueurs (ils roulent au diesel), et gêneurs sur la route. « Il ne faut pas nous clouer au pilori. Nous essayons de nous adapter pour mieux prendre en compte l’environnement, mais ne chargez pas trop la barque car elle pourrait couler »

Epagri : la troisième entreprise ne compte que 6 salariés à Châteaubriant mais 92 agences en France (elle en avait 16 en 1996). Elle est issue d’une petite entreprise « Ouest-Pièces Motoculture » de la Rue de Tugny et a été créée par M. Guy Roland pour la distribution des pièces agricoles, et maintenant pour la distribution du matériel agricole. Le lien entre toutes les agences se fait en temps réel par l’intermédiaire d’internet. Le chiffre d’affaires qui était de 45 millions de francs en 1999 devrait passer à 65 millions de francs en 2001.


(écrit le 19 décembre 2001) :

L’ADIC change de tête

Normalement le Président de l’ADIC (association des industriels du castelbriantais) a un mandat de deux ans, renouvelable. Depuis 2 ans, Damien Voillemot occupait ce poste, assisté de deux vice-présidents MM. Malgogne et Pierrès.

Damien Voillemot est appelé à de plus lourdes responsabilités professionnelles, il quitte donc la Présidence de l’ADIC. Celle-ci sera exercée par Jean-Paul Pierrès, cadre de l’entreprise HERVE (de Juigné-les-Moutiers) qui travaille à Châteaubriant depuis plus de 30 ans, a sillonné toutes les routes du pays et connaît bien les élus en place (maires, conseillers généraux et régionaux). « J’ai l’intention de continuer sur la lancée de mon prédécesseur concernant la formation, les communications (routières et virtuelles), la mise en place de réseau Haut Débit (internet) et le développement territorial ».

Jean Paul Pierrès, qui ne s’était pas impliqué jusqu’à présent dans le Conseil de Développement, a bien l’intention d’y prendre sa place, avec ses deux vice-présidents,M. Malgogne (transports) et M. Caillez (repreneur de l’entreprise SRVU de Paul Galisson). Il a l’intention aussi de mettre la pression sur les projets routiers, que ce soit la poursuite de l’aménagement de la Nationale 171 (Laval St Nazaire), la poursuite du contournement de Châteaubriant par le Sud, et, à défaut d’un contournement par l’ouest (qui pose de nombreux problèmes), la réflexion sur un « barreau Nord » qui permettrait de dévier les poids lourds venant de la région rennaise vers les déviations déjà existantes.

De même que
l’association pour le logement des jeunes

Quant à Damien Voillemot ; il ne quitte pas la région de Châteaubriant et a l’intention de s’investir plus que jamais dans l’association pour le logement des jeunes et notamment dans le projet actuel de création d’un foyer du jeune travailleur à Nozay, qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année 2002. Mais il cède seulement sa place de Président à Bernard Provost.


Ecrit le 11 décembre 2002

 Des pudeurs de fillette ?

Les industriels castelbriantais prendront-ils le maquis ? En invitant Michel Houdebine pour une réunion à Châteaubriant, l’association des industriels, que dirige Jean Paul Pierres, a fait fort, aussi bien sur l’intervenant que sur les propos qu’il a tenus.

Entrepreneur, breton et engagé

L’homme d’abord : Michel Houdebine, 55 ans, se définit lui-même comme « entrepreneur, breton et engagé ». Entrepreneur : il est PDG d’une entreprise de 500 personnes et Président des industriels du Pays de Pontivy. - Breton : il est breton de cœur depuis qu’il est venu aider à débarrasser les plages de Bretagne, avec une pelle et une poubelle, lors de la marée noire du Torrey Canyon. Il est aussi administrateur du festival interceltique de Lorient - engagé : il est conseiller municipal de sa commune de Noyal-Pontivy et membre de diverses associations.Et qu’a-t-il dit ? Qu’il est d’une région à la limite des Côtes du Nord et du Morbihan, entre un pays de tradition bretonne et un pays de tradition gallèse, entre des élus de couleur « rose » et des élus « blancs », au milieu de la Bretagne, au milieu de tout, au milieu de rien. Cette région, comme la nôtre souffrait d’un manque de routes importantes, d’un manque de structures universitaires, et même (ce qui n’est pas notre cas), d’un manque de structures médicales.Or il se trouve qu’il va y avoir là-bas, prochainement, "le Triskell" = 170 km de routes à 4 voies, nord-sud (alors que les grands axes bretons sont plutôt est-ouest), et un IUT en matière agro-alimentaire. De plus le taux de chômage est réduit à 5 %. Que s’est-il passé ?

Réseau et pressions

Michel Houdebine a expliqué comment, dans la région de Pontivy, les industriels se sont organisés en réseaux et ont fait pression sur les élus (politiques) et sur les administrations. Il a pris alors l’image de l’armée :- l’armée traditionnelle, d’organisation pyramidale, avec un chef à qui l’on doit obéir sans discuter. « Ca marche, mais quand le chef se trompe c’est la catastrophe »- et « le maquis », organisation horizontale, dont tous les membres occupent le terrain et communiquent sans cesse entre eux. Il a cité par exemple « le Vietnam tenant tête à la puissante armée américaine », mais aussi les maquis de la guerre de 39-45, ceux d’Indochine, d’Afghanistan, de Tchétchénie, etc.Pour lui, la seule solution pour impulser un développement local, c’est la culture de « maquis » du réseau : responsabilité, indépendance, solidarité - lutte contre l’isolement, l’éparpillement, l’individualisme - être solidaire et non solitaire - partager - privilégier les alliances, bâtir des projets communs.

Avec des pancartes

Pour lui, un « maquis économique » suppose l’existence - d’une spécialisation économique (une performance)- d’un territoire- et d’une envie de créer« Je crois à la force du territoire, c’est là où commence la vie » a-t-il dit en ajoutant qu’il faut « développer notre pays et vivre heureux »Au delà des mots et de l’enthousiasme qu’il a su communiquer, il a montré très concrètement comment les industriels du pays de Pontivy se sont mobilisés par des études, des interventions, des communiqués de presse (même sur des sujets qui, théoriquement, ne les concernent pas directement, comme la santé). Les industriels de Pontivy sont allés jusqu’à mettre des pancartes sur les routes ! (il leur a d’ailleurs été dit, à l’époque, que cela ne se faisait pas, entre gens de bonne compagnie !).

Pas innocent

A part quelques personnes qui, dans la salle, ne veulent pas entendre ce langage, et à part ceux qui, parmi les élus, sont régulièrement et singulièrement absents, la plupart des auditeurs de Michel Houdebine, étaient tout ouïe, chacun sentant bien que ce qu’il disait touchait à un point sensible de la région de Châteaubriant : la tentation de l’isolement. Cette conférence, organisée par l’ADIC, était tout sauf innocente. C’était le moyen de montrer publiquement, à des élus réticents, qu’un « pays » ça doit marcher et servir le développement local.« Comment avez-vous fait pour dépasser les frontières des communes, des Communautés de Communes et arriver à construire un pays autour de projets communs » a-t-il été demandé à Michel Houdebine. Mais ce n’est pas l’histoire de Pontivy qui intéressait, mais l’exemple qu’elle peut donner pour la région de Châteaubriant. Car la tentation de l’isolement est le nœud du problème à Châteaubriant. Les responsables de la Maison de l’Agriculture le pensent très fort . Les responsables de l’ADIC aussi. Alors qu’est-ce qu’ils attendent pour bouger ?

Pudeurs de fillette

« Bouger, ce n’est pas dans notre culture » nous a dit l’un d’eux. « C’est le travail des politiques » nous a dit un autre. L’exemple de Pontivy montre que des industriels peuvent bouger, doivent bougerD’ailleurs, que risquent-ils, eux ? Pas de perdre leur emploi. Pas de perdre un marché. Au contraire, ils risquent d’impulser un développement qui les servira.Alors, de quoi ont-ils peur ? Est-ce de risquer un coup d’œil mauvais de la part des politiques en place ? Est-ce d’utiliser des méthodes de pression qu’ils pensent réservées à « la France d’en bas » ?.Des responsables de l’ADIC sont convaincus qu’il y a quelque chose à faire, pour que la Communauté de Communes de Châteaubriant résiste à la tentation d’un isolement désastreux - qu’il y a quelque chose à faire pour que les élus prennent leurs responsabilités et ne démissionnent pas de leurs pouvoirs dans les mains de deux ou trois personnes.Mais ces responsables de l’ADIC sauront-ils dépasser leurs « pudeurs de fillette » ? Sauront-ils prendre le risque ( ?) de parler ou préfèrent-ils se réserver, pour plus tard, le droit de geindre, quand justement il sera trop tard ? « Vivre et se développer avec d’autres plutôt que de mourir seul » a dit Michel Houdebine.
B.Poiraud


Ecrit le 14 mai 2003

L’ADIC sur les routes

L’ADIC (association des industriels castelbriantais) a tenu une conférence de presse le 5 mai 2003 pour faire le bilan de l’année passée, en insistant sur un point particulier : la mutualisation d’un certain nombre de services et de formations.

Le Président Jean Paul Pierrès a beaucoup insisté sur l’intérêt du Pays de Châteaubriant   « nous sommes intervenus longuement et fermement » a-t-il dit. Il est vrai que ce Pays, mis en place du temps de Martine Buron, a bien failli être torpillé par la nouvelle municipalité de Châteaubriant ! La structure « Pays de Châteaubriant   » est lancée mais « cela ne nous donne pas l’impression que tout le monde tire la charrue dans le même sens ». L’ADIC a donc l’intention, en 2003, « d’enfoncer une nouvelle fois le clou » afin de favoriser un développement cohérent dont bénéficieraient les entreprises

171 et 178

Jean Paul Pierrès a également souligné les préoccupations de l’ADIC concernant, d’une part, l’avancement des travaux de la Nationale 171 (Laval-Savenay) et notamment des contournements de Châteaubriant et Treffieux. et d’autre part la départementale 178 (Châteaubriant-Nantes) avec aménagement en 2 x 2 voies entre Nantes et Nort sur Erdre, et réalisation d’une route complètement sécurisée entre Nort sur Erdre-Châteaubriant.

Par ailleurs l’ADIC souhaite la mise en place du « Haut débit » en matière de communications électroniques. « Cela résoudrait un certain nombre de problèmes : il faut savoir que pour répondre à 450 appels d’offres dans l’année, il est nécessaire de faire 22 000 photocopies » a dit J.P.Pierrès. Une enquête a été lancée auprès des entreprises. Seules 25 d’entre elles ont répondu.

Mutualisation des formations

L’ADIC s’est lancée sur une mutualisation des formations, de façon à regrouper un nombre suffisant de stagiaires et à faire venir un formateur sur place. Une formation « Baccalauréat professionnel » dans le domaine de la plasturgie, par le biais de l’apprentissage, a été lancée en septembre 2002 et devait être renouvelée en septembre 2004. (ndlr : nous avons cependant des craintes en ce qui concerne le temps passé en entreprise qui semble relever davantage de la main d’œuvre gratuite que de la formation).

D’ici juin

Prochainement une formation « maçon-poseur » devrait être lancée. En matière de sécurité, plus de 140 journées de formation ont été dispensées en 2002. Il en sera de même en 2003. Il est envisagé aussi des formations de caristes et de « ponts roulants »

L’ADIC s’est engagée en octobre 2002 dans une « charte pour l’emploi » avec l’ANPE, l’AFPA   (formation professionnelle des adultes), la Région. Des formations qualifiantes seront ouvertes d’ici le mois de juin, dans les métiers suivants : soudeur, assembleur/soudeur, charbonnier/soudeur : 630 à 770 heures de formations alternées qui se dérouleront à Nozay.(Renseignements au Centre de Services - 02 40 28 18 33).

Enfin l’ADIC prépare pour les 30-31 janvier 2004 « les journées de l’entreprise et des métiers » pour mettre en valeur les savoir-faire et les activités des entreprises du Pays de Châteaubriant  .

Dans le cadre de la Chambre de Commerce de Nantes St-Nazaire, l’ADIC réfléchit enfin au problème du vieillissement des salariés. [ndlr : ce n’est pas en poussant à 42 ans la durée de cotisations, tout en maintenant les jeunes au chômage, qu’on va résoudre ce problème !]