Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Entreprises > ABRF, ABRFI > ABRF n’absorbe pas les AFR

ABRF n’absorbe pas les AFR

Ecrit le 17 juin 2009

Selon la Lettre API du 30 mai 2009 :

 ABRF renforce ses fonds propres

 
ABRF industries lève 4,05 M€ en obligations convertibles auprès d’UEO (Crédit agricole) et de Synergie finance (Crédit mutuel). L’opération se fait au niveau d’AORF, holding du groupe dont l’actionnaire majoritaire est le dirigeant, Jean-Luc Remondeau. Dans un secteur du fret ferroviaire réputé difficile, les partenaires financiers ont été séduits par la capacité de l’entreprise qui, tout en développant son savoir-faire dans la maintenance et la transformation des wagons, se positionne désormais aussi comme un constructeur avec ses propres porte-conteneurs et porte-autos : depuis quelques mois, 2 à 3 unités sortent chaque jour des ateliers d’ABRF à Châteaubriant et de sa filiale SDHF à Saint-Denis-de-l’Hôtel (45).

ABRF industries (181 salariés en CDI) annonce un chiffre d’affaires 2008 de 48 M€, exercice historique pour la société.


Ecrit le 24 juin 2009

 AFR : non aux ABRF

AFR : Arbel Fauvet Rail, une belle entreprise implantée à Douai, (300 salariés dont 100 CDD), reconnue comme l’un des principaux leaders du secteur de la construction de wagons. Mais en 2004, l’entreprise a connu des difficultés économiques, face à la concurrence féroce des Pays de l’Est. L’État a accordé un moratoire fiscal de 4,3 M€, la Com’Com’   de Douai a mis 4,5 M€. La ville de Lille et la Région Nord-Pas de Calais lui ont apporté de l’argent frais en rachetant terrains et bâtiments. Une alliance politique tous azimuts !

A l’époque l’actionnaire principal était la Financière de Valois avec Michel Coencas, bien connus des Castelbriantais pour leurs « exploits » à la fonderie Focast. Voyez comme le monde est petit. Voyez comme les grands de ce monde se tiennent la main par delà les territoires et s’entendent pour bouffer du fric !

Mais il fallait bien sauver l’emploi. En 2005, la Région Nord-Pas de Calais prête 1 M€. Un investisseur, Maxime Laurent, apporte 20 M€ en mai 2007. En fin d’année 2008, la Région met encore 1.8 M€. Le carnet de commandes est bien rempli pour 2008 : 850 wagons. Espoir d’un maintien de l’emploi. Mais la crise passe par là : les commandes se tarissent au deuxième semestre 2008. Dépôt de bilan en février 2009. Plusieurs lettres d’intention mentionnent de 1000 à 2000 commandes de wagons, soit du travail pour 2-3 ans, mais la concrétisation se fait attendre. Il manque une trentaine de millions d’euros. Le Conseil Régional accorde un prêt de 6 millions d’euros. Il faut trouver un repreneur. D’autant plus que le gouvernement est attentif à cette région du Nord, sinistrée depuis des décennies, mais où les forces politiques de tout bord font front. Les ABRF se posent en repreneurs.

Le 15 juin le Tribunal de commerce de Paris accorde un sursis (politique !) à l’entreprise AFR jusqu’en novembre. Mais du côté de Châteaubriant on s’inquiète : si les ABRF sont autorisés à reprendre AFR, le morceau ne sera-t-il pas trop gros pour eux ? Devront-ils serrer les boulons à Châteaubriant pour tenter cette reprise ? Le scénario idéal pour les ABRF serait une liquidation de AFR auquel cas les ABRF ferait un rachat d’actifs et reprendraient moins de 30 % des salariés de Douai. Ils sont surtout intéressés par quelques techniciens du bureau d’études et pourraient transférer une partie de l’activité vers leur filiale AORF du Loiret. Reste à savoir si l’Etat souhaite maintenir en France une activité de construction de wagons. Dans ce secteur le marché est entre les mains des loueurs de wagons qui font la pluie et le beau temps et achètent les wagons en dessous de leur prix réel, contribuant à asphyxier les entreprises.

Dans l’entreprise à Châteaubriant l’ambiance n’est pas bonne. Les salariés ont le sentiment d’un harcèlement permanent et d’humiliations répétées….