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ABRFi - restructuration dans le ferroviaire

Ecrit le 21 avril 2010

 Restructuration dans le matériel ferroviaire

Du chômage partiel serait envisagé aux ABRF, concernant une cinquantaine de personnes (sur les 181 salariés).

Source : info-gr

Les ABRF attendent toujours que l’Etat mette de l’ordre dans la filière fret pour faire redémarrer les commandes en neuf et espère récupérer les commandes (voire le savoir-faire) de l’entreprise AFR (Arbel Fauvet rail) dans le Nord. En effet le tribunal de commerce de Paris doit rendre sa décision le 21 avril prochain. L’intersyndicale d’AFR a cependant annoncé jeudi 15 avril au matin que la direction départementale du travail débloquait un million d’euros. Cela sauvera-t-il les 226 salariés ?

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Les ABRF espèrent aussi récupérer des commandes de l’entreprise Delos (St Amand les Eaux) où les 50 salariés sont dans l’incertitude la plus totale (1). Un salarié, partagé entre l’incompréhension et la colère, raconte : « On faisait des semaines à plus de 60 heures. Je suis parti de l’usine un samedi matin dans ce contexte et quand je suis rentré le lundi, on nous parlait de cessation de paiement ! Je ne comprends pas... » Le délégué de la CGT pense, lui, avoir compris : « Le patron d’ABRF Industries veut nous laisser tomber : l’activité diminue progressivement et aucun repreneur potentiel ne se manifeste. » Les salariés seront fixés le 19 avril, à la fin de la période d’observation accordée par le tribunal de commerce. Ils espèrent tous en savoir plus.


(1) Ndlr : l’entreprise Delos a été liquidée le 19 avril 2010

Jean-Pierre Delannoy, responsable USTM-CGT met en garde : « Il faut rester sur place et garder l’outil de travail pour qu’on ne l’emmène pas ! » D’autant que le cégétiste métallo a un projet industriel qu’il tente de mener avec l’appui de quelques élus et des pouvoirs publics : créer un pôle de fabrication de fret ferroviaire.

Lors de son passage à Douai, chez Arbel, Christian Estrosi, ministre de l’Industie a été ferme : « Pas question qu’on ne fabrique plus de matériel de fret dans le Nord - Pas-de-Calais » résume de son côté J.-P. Delannoy. À Delos, donc, de se placer dans la bataille.

Salariés et Direction sont d’accord pour reconnaître une part de responsabilité importante d’Alstom et de Bombardier dans les difficultés actuelles de leurs sous-traitants du secteur : « Ils sont en train de tout envoyer dans les pays de l’Est ! » . L’USTM-CGT entend aussi lancer une action de justice, pour stigmatiser le rôle joué par l’actionnariat de Delos.
– d’un côté ABRF, des ateliers bretons spécialisés dans le ferroviaire,
– et de l’autre José Duran, (le patron actuel),
qui ont racheté à part égale 50 % de l’entreprise amandinoise en 2007 alors que l’entreprise était près du dépôt de bilan.


Ecrit le 12 mai 2010

 Les ABRF aux abois ?

(Lu dans La Lettre de l’API, du 6 mai 2010) - Et si le sauvetage d’Arbel Fauvet Rail (AFR) à Douai (59) imposait à ABRF industries de se dissoudre dans un seul et même ensemble industriel sous peine de disparaître ?

En prononçant le 5 mai la liquidation judiciaire du constructeur nordiste de wagons de fret, le tribunal de commerce de Paris lui a accordé une prolongation d’activité jusqu’au 15 juin, laissant le temps à un candidat de déposer une offre de reprise. Ermeva, filiale de la SNCF et propriétaire de l’essentiel du parc roulant national, étudierait le dossier.

L’Etat semble en effet déterminé à préserver cette filière dans le Nord, d’autant qu’il possède à travers la Caisse des Dépôts les biens incorporels (brevets) d’AFR, société qui a déjà bénéficié de 13 M€ d’abandon de dette sociale et fiscale ainsi que d’avances non remboursées. Sans compter là bas une large mobilisation des élus locaux, toutes tendances politiques confondues. Or, il n’y a place que pour un seul acteur hexagonal sur ce marché.

Après avoir tenté de s’imposer comme chef de file d’une profession qui doit se restructurer, le groupe ABRF craint d’être marginalisé malgré sa « légitimité industrielle, technique et financière » et un « 100 % made in France ». Et un salarié d’interroger : « Est-ce qu’on veut pour le fret un copier-coller de ce qui se fait pour les trains voyageurs où des collectivités locales financent des rames largement fabriquées dans des pays low cost (à bas coûts) ? »

Souvenirs : la desserte ferroviaire des ABRF