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Mée-disances de janvier 2010

Ecrit le 6 janvier 2010

 L’esprit chemin de fer

Le Canard enchaîné du 30/12 : Sarkozy doit se rendre le 6 janvier à Cholet, où il adressera ses vœux au monde économique. C’est la troisième visite qu’il effectue en Maine-et-Loire en deux ans et demi. A chaque fois, il a pris l’avion pour parcourir la distance qui sépare Cholet de la capitale, soit 350 km (par la route).

Les Verts du département lui suggèrent de soigner son bilan carbone. Ils sont même prêts à lui offrir un billet de train. Départ de Montparnasse, le 06/01 par le TGV de 8 heures, changement à Angers à 9 h 38 et arrivée à Cholet à 10 h 20.

On va enfin savoir si Sarko a vraiment viré écolo.

 Les catholiques français boudent la messe

La France reste majoritairement catholique mais pratique moins. C’est le principal enseignement de l’enquête Ifop menée auprès d’un large échantillon de plus de 130.000 personnes et publiée dans La Croix : 64 % des Français se reconnaissent comme catholiques, mais 4,5% d’entre eux seulement vont à la messe chaque dimanche. Faisant ainsi de la France le pays catholique où la pratique dominicale est la plus basse. En comparaison, si 75% des Espagnols se disent catholiques, 20% d’entre eux fréquentent une église au moins une fois par semaine.

Cependant, les cérémonies religieuses restent très respectées chez les non-pratiquants lors des grandes étapes de la vie : naissance, mariage et décès. Et 54 % de ces non-pratiquants se montrent attachés aux racines chrétiennes de la France. […] Quant aux catholiques pratiquants, leur profil n’a guère évolué. Il s’agit essentiellement de femmes (61% contre 39% d’hommes). Ils sont âgés : 43% d’entre eux ont 65 ans et plus, alors que cette tranche d’âge ne représente que 21% de la population française totale. Le « noyau dur » des catholiques vote plus à droite (38,9% pour l’UMP) que le reste de la population française (25,1%). Enfin, les catholiques pratiquants sont surreprésentés dans les classes sociales les plus hautes et on les retrouve essentiellement dans des agglomérations (58%) des régions nord-ouest et nord-est de la France.

L’enquête montre un repli du catholicisme au profit principalement des « sans religion » : en 1987, ils étaient 21% contre 28% aujourd’hui. Mais La Croix note aussi une montée des autres religions. De 1%, les personnes se revendiquant protestantes sont ainsi passées à 3% et les sondés se disant d’autres religions sont passés de 3 à 5%.

 Estime

Le Canard enchaîné du 30/12 : Éric Besson clame son estime pour le premier ministre : « j’ai une amitié farouche, profonde et, j’espère, éternelle pour lui car il m’a soutenu à la seconde où j’ai rejoint Nicolas Sarkozy ».

A la place de Fillon on se méfierait …

 Burqa

Nouvelobs.com:Christine Boutin a déclaré mardi 29 décembre qu’une loi interdisant le port du voile intégral en France serait très difficile à appliquer : « La loi sera très difficile à appliquer mais nous sommes tous contre le port de la burqa parce que, dans la tradition française, il y a la dimension de l’incarnation, du visage. A partir du moment où on cache complètement un visage, il y a un problème fort qui se pose, même de sécurité publique, donc la burqa n’est pas possible en France », a estimé la présidente du Parti chrétien-démocrate sur Europe-1.

« C’est vrai qu’en France, dès qu’on a un problème, on pense que c’est la loi qui va le régler parce qu’on est un pays de droit écrit, mais je ne suis pas certaine que ce sera facile d’application », a ajouté l’ex-ministre du Logement.

Le patron des députés UMP Jean-François Copé a annoncé, lui, le dépôt d’une proposition de loi sur l’interdiction du voile intégral, sans attendre les conclusions d’une mission parlementaire qui vient de plancher six mois sur le sujet.

(1) Burqa et manipulation

 La garde à vue sur la sellette

L’Huma du 29/12 : en septembre, l’Office national de la délinquance chiffrait à 578.000 le nombre de gardes à vue en 2008. Soit une hausse de 54 % par rapport à 2000. Derrière cette croissance inquiétante, l’obsession présidentielle du chiffre. Une dérive arithmétique comme un hypothétique paravent à l’échec de sa politique sécuritaire.

Depuis de longues semaines, les magistrats, et même une bonne partie des policiers, dénoncent cette idée fixe élyséenne. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, a apporté sa pierre au débat : « Ma hantise, c’est l’obsession actuelle de la sécurité. Le problème, c’est que la sécurité n’a jamais de fin. ».

D’ici à la fin janvier, le contrôleur, nommé en juin 2008, doit remettre le résultat de son tour de France des prisons et commissariats. Au final, ce sont plus de 200 établissements qui ont été visités. Le constat promet d’être accablant. Et parfois surprenant : « Nous avons découvert que le nombre de gardes à vue est minoré. D’après nos estimations, cela peut représenter 20 à 25 %, voire 30 % des effectifs. On arrive à 750.000 gardes à vue, ce qui est beaucoup », détaille J.-Marie Delarue.

Les explications, le contrôleur général les trouve dans les infractions liées au Code de la route, qui ne seraient pas comptabilisées. Il souligne également, au passage, des « registres de garde à vue souvent mal tenus : il manque l’heure de fin, ou alors on fait signer la page de sortie à la personne dès son arrivée ». Et de s’interroger, par ailleurs, sur ces errements : « C’est curieux… Est-ce par commodité, parce que les policiers sont débordés ? » Autres griefs évoqués : l’inconfort et les conditions de détention parfois humiliantes, citant pour exemples le retrait systématique du soutien-gorge pour les femmes, l’absence de savon et de serviette dans les douches ou encore « les gens qu’on ne laisse pas aller aux toilettes ».[…]
Le barreau de Paris et l’association [ Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat ] réclament une réforme des conditions de garde à vue.

 Bandes de sécurité

« La nuit de la Saint-Sylvestre s’est bien déroulée sur l’ensemble du territoire national », a souligné le ministre Brice Hortefeux. Sauf que … 549 personnes ont été interpellées (contre 288 l’an dernier) et 481 placées en garde à vue (contre 219 l’an dernier), selon le bilan définitif. Quant au nombre de voitures brûlées, il a « légèrement » diminué par rapport à l’an dernier, s’élevant à 1.137, contre 1.147 un an plus tôt …(et 878 en 2007). Et tout ça avec 10 000 policiers de plus sur le terrain !

Selon le JDD du 2/01 : Le 1er janvier 2010, lors de ses voeux aux travailleurs de la Saint-Sylvestre, Nicolas Sarkozy a exprimé son émotion après la mort mi-décembre d’un adolescent à Lyon, victime d’une fusillade entre bandes, et promis que le gouvernement allait « s’occuper des bandes » en 2010. Mais en mars 2009, au commissariat de Gagny, il annonçait déjà seize mesures policières et judiciaires. Et en mars 2007, lorsqu’il n’était encore que Ministre de l’Intérieur (depuis 4 ans) et candidat à la Présidentielle, il déclarait, sur Skyrock : « C’est pas la République qui s’incline devant les bandes, c’est les bandes qui doivent s’incliner ».

Le Président radote-t-il ? l’histoire récente démontre que toute campagne électorale veut que l’on agite le spectre de l’insécurité et spécialement de la délinquance juvénile. A la veille des régionales, c’est bien le cas ! Reste à savoir si les Français vont mordre à l’hameçon.


Ecrit le 13 janvier 2010

 La psychose organisée

L’Humanité.fr du 07/01 : Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les Etats.

Wolfgang Wodarg : « Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. […] En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau (…)

La grippe A, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normale. Elle ne provoque qu’un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à cette formidable campagne de panique, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.[…]

Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercée précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des institutions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinées avec des produits présentant d’éventuels risques pour leur santé. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable. […]

Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions.

Par exemple, Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables. […] »

 Le Mrap porte plainte

NouvelObs.com du 07/01 : Les propos de Nadine Morano sur les musulmans n’ont pas fini de faire des vagues... Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a annoncé, jeudi 7 janvier, qu’il comptait porter plainte pour « diffamation raciste » contre la secrétaire d’État à la Famille pour ses déclarations controversées.

Lors d’un débat sur l’identité nationale, le 14 décembre dernier à Charmes (Vosges), Nadine Morano avait déclaré à propos du « jeune musulman » : « Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français, qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas le verlan et qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

En septembre, le Mrap avait déjà assigné en justice le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux pour « injure raciale », après ses propos à l’adresse d’un jeune militant UMP d’origine arabe. Le ministre doit comparaître le 16 avril devant le tribunal correctionnel de Paris.

 Réception à New-York

Lexpress.fr du 06/01 : Traquer les dépenses somptuaires de Nicolas Sarkozy est devenu un sport national chez les députés socialistes. Après l’affaire des sondages de l’Élysée, puis celle de l’avion présidentiel, c’est au tour des sommes engagées lors du voyage présidentiel à New York en septembre 2009 d’être pointées du doigt. Le député PS Hervé Féron, en voyage à New-York au même moment, s’est vu confier par des sources de l’ambassade et un ami restaurateur, le montant des dépenses de la réception organisée pour les 4000 français installés aux États-Unis. « 400 000 euros de frais de repas, plus la location du Manhattan Center Studio et le salaire des serveurs, le tout s’élevant à un montant de deux millions d’euros ».

Hervé Féron estime ces chiffres « indécents ». Aussi tente-t-il d’en avoir la confirmation par écrit au ministre des Affaires étrangères. Par deux fois sa demande restera sans réponse : « Ce n’est pas scandaleux que le Président reçoive des gens, ce qui l’est, c’est qu’un député pose des questions sur les finances publiques et qu’il n’obtienne pas de réponse ».
[…] Le parlementaire justifie sa démarche par la mission de contrôle de l’action du gouvernement qui est la sienne. « Cela montre aussi la difficulté des députés à travailler, à obtenir des réponses... »

 Maître Copé

Rue89 du 07/01 : Pas avare en écriture de bouquins aux titres aussi hilarants que « Promis j’arrête la langue de bois » (Hachette Littérature, 2006) ou « Un député, ça compte énormément » (Albin Michel, 2009), Jean-François Copé n’avait jamais eu les honneurs d’un livre consacré à sa personne. C’est désormais chose faite avec « Copé l’homme pressé » (L’Archipel, 2010) des journalistes de La Croix Solenn de Royer et de l’AFP Frédéric Dumoulin.

Un portrait sous-titré « enquête sur celui qui veut la place de Sarkozy ». Son parcours est décortiqué avec force anecdotes, de son passage à Sciences-Po, où il répétait à l’envi « quand je serai Président… », à la place dorée qu’il s’est forgée à l’Assemblée, en tant que président du groupe UMP. […].

L’ouvrage révèle notamment le « conflit d’intérêts » dans lequel se serait retrouvé J.F. Copé, qui mélange les casquettes de collaborateur au cabinet d’avocats d’affaires Gide-Loyrette-Nouel, de député-maire et d’ancien ministre du Budget.

Le patron des députés UMP se voit ainsi reprocher de jouer de ses contacts et de son influence pour contenir le projet de fusion entre les Conseils en propriété industrielle (CPI) et les avocats. Ce projet est réclamé depuis longtemps par les CPI et le Conseil national des barreaux (CNB), afin de donner plus de visibilité à la profession. […] mais il est combattu par les gros cabinets d’avocats parisiens notamment, qui redoutent qu’une fusion avec les CPI réduise leurs parts de marché. L’Association des avocats en propriété industrielle (AAPI) s’oppose ainsi catégoriquement au projet. Un temps, l’AAPI a été présidée par un associé du cabinet Gide-Loyrette-Nouel …

 La bise

Du Monde du 25/12 : à Reims la direction de France Télécom a récompensé son personnel : « Lorsqu’une affaire était conclue, il était possible de recevoir une gratification sous la forme de friandises ou de bises à son voisin ».

 Paris, France Télécom a dressé un sapin de Noël dans une pièce, suggérant au personnel de le décorer. Sous peine de se faire enguirlander ?

Avec toutes ces gâteries, on comprend que France Télécom a changé sa politique de management du personnel et s’intéresse à l’opinion et au bien-être de ses salariés. Ah oui !

Sélection faite par Rudi le Gall


NOTES:

(1) Burqa et manipulation - note du 24 avril 2010

Le musulman de ses rêves

Manipulation médiatique - Brice Hortefeux a trouvé le musulman de ses rêves : http://www.lepost.fr/article/2010/04/24/2046161_hortefeux-et-son-musulman-polygame-et-fraudeur-du-vent-et-des-mensonges.html