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ATLAS à Issé

Page 733

4 août 2002
6 aoôt 2003
Octobre 2003
Novembre 2003
Janvier 2004
Mars 2004
Octobre 2005
Décembre 2005
Septembre 2006 : la fin

(écrit le 4 août 2002)
ATLAS : 6 mois

La société de plastiques « Atlas » à Issé connaît aussi des difficultés puisqu’elle a été mise en redressement judiciaire le 24 juillet 2002, avec une période d’observation de 6 mois. L’année 2001 a été difficile avec une chute du chiffre d’affaires de quelque 40 % surtout après les attentats du 11 septembre aux USA (la société exporte notamment dans ce pays). Le début de l’année 2002 n’a pas répondu aux espoirs de reprise.

Dans l’immédiat il n’y a pas de perspective de licenciement, mais si le second semestre de 2002 n’est pas meilleur, il y aura des craintes sérieuses à avoir. « Nos perspectives pour 2003 sont bien meilleures » a cependant déclaré le directeur Jean-Yves Brochec à Ouest France.


Ecrit le 6 août 2003 :

« La France ne connaît pas de désindustrialisation,
mais une modernisation de son industrie »,
estime dans une plaquette destinée au grand public, publiée mi-juillet,
le ministre délégué à l’industrie.
Qu’en termes choisis ces choses-là sont dites !

On nous dit que c’est la vieille industrie locale qui s’efface. Les salariés du territoire de la Communauté de Communes du Castelbriantais sont bien (mal !) placés pour le savoir.

 ATLAS

L’usine Atlas à Issé, qui est en redressement judiciaire depuis le 24 juillet 2002, est sous la menace d’une liquidation, d’ici 4 mois, si le repreneur, qui s’est fait connaître à la dernière minute, n’est pas agréé par le Tribunal de Commerce. S’il est agréé, il ne gardera que 65 salariés sur les 88 personnes actuelles en poste (102 il y a un an et plus de 600 dans le passé). Situation bien sombre.


Ecrit le 1er octobre 2003

ATLAS Issé

Les lettres de licenciement sont tombées le 24 septembre 2003 : 3 départs par « mesure d’âge » (sorte de pré-retraite) et 21 licenciements secs. Toute la région est touchée, Issé, Abbaretz, Châteaubriant, etc.

Il reste 66 salariés dans l’entreprise où règne une forte tension. Les salariés se demandent où va l’entreprise. Le stress, l’inquiétude, les rendent malades (comme chez Focast d’ailleurs).

Après deux sessions de redressement judiciaire, l’entreprise bénéficie d’une troisième session jusqu’au 24 novembre 2003. Il ne reste donc que peu de temps pour trouver un repreneur. Un appel à repreneur est paru dans Les Echos le 19 septembre. L’entreprise intéressée a jusqu’au 20 octobre pour se faire connaître.

Espérons encore ...
Après le retour des vacances, ATLAS note un frémissement dans ses commandes mais sait que ses fabrications de maroquinerie et vêtements se heurtent à la concurrence internationale.

Rappelons qu’en 1974 il y avait 608 salariés à l’usine Atlas à Issé. Il n’y en avait plus que 529 en 1975, puis 466 au début de 1977. Il y a eu alors 71 licenciements qui devaient être les derniers, promis juré. Mais en mai 1978, on parlait de 211 licenciements ! La dégringolade. A l’époque, le député Xavier Hunault était fort silencieux. A notre époque le député Michel Hunault est fort silencieux, lui qui, pourtant, aime bien faire des communiqués de presse. Mais peut-être ne s’intéresse-t-il pas à la situation sociale ....


Ecrit le 19 novembre 2003 :

 ATLAS : Deux mois encore

Le Tribunal de Commerce de Nantes s’est prononcé le 12 novembre 2003 au sujet de l’avenir de l’entreprise ATLAS à Issé. Compte tenu du chiffre d’affaires positif du mois d’octobre, et compte-tenu de deux lettres d’intention d’éventuels repreneurs, la période de redressement judiciaire est prolongée jusqu’au 24 janvier 2004.

Il reste 66 salariés dans cette entreprise, qui, dans le passé, en a compté 600.


Ecrit le 28 janvier 2004 :

Atlas Issé : la période de redressement judiciaire est prolongée jusqu’au 18 février 2004. Un repreneur sérieux se serait manifesté. La charge de travail est convenable ces derniers mois.

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Ecrit le 3 mars 2004 :

ATLAS-Issé a trouvé un repreneur

Bonne nouvelle pour l’usine Atlas à Issé : un repreneur a été trouvé en la personne de M. Jean-Pierre Dubois à qui les salariés, d’emblée, font confiance puisqu’il est comptable de formation et ancien client industriel de l’entreprise Atlas. Malheureusement le plan de reprise s’accompagne de huit licenciements, s’ajoutant aux 24 licenciements de septembre 2003. Il ne reste plus que 57 salariés là où l’entreprise en a connu, dans le passé, (juillet 1974), plus de 600.

La nouvelle direction a rencontré les salariés pour présenter son plan de reprise.

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Ecrit le 5 octobre 2005 :

 Atlas-Issé : encore

L’entreprise Atlas, à Issé, qui a été reprise en février 2004, avec 57 salariés (sur les 65 restants) est à nouveau en redressement judiciaire depuis le 28 septembre 2005. Elle a été très affectée par l’incendie de la chaudière alimentant l’usine (8 octobre 2004), par le ralentissement du marché automobile, et par la hausse du baril de pétrole qui se répercute sur le coût des plastiques.

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Ecrit le 7 décembre 2005 :

 ATLAS- Issé encore 17 ?

Selon Ouest-France du 1er décembre, l’entreprise Atlas-Innovation (plasturgie) qui a déjà connu 23 licenciements en septembre 2003 et a fait l’objet d’une reprise, en mars 2004, qui est en redressement judiciaire depuis le 28 septembre 2005 a présenté un plan de licenciement de 17 salariés sur les 63 actuels.

Rappelons qu’en 1974 il y avait 608 salariés à l’usine Atlas à Issé.

Il n’y en avait plus que 529 en 1975, puis 466 au début de 1977. Il y a eu alors 71 licenciements qui devaient être les derniers, promis juré. Mais en mai 1978, on parlait de 211 licenciements ! La dégringolade s’est poursuivie. Maintenant 63 - 17 ?


Ecrit le 13 septembre 2006

 La fin : 45 licenciés

L’entreprise ATLAS (à Issé), après une longue agonie, a été liquidée par le Tribunal de Commerce le 6 septembre 2006. Malgré ses efforts de recherche et de développement, malgré le sérieux de ses salariés, l’entreprise a été victime de sa vétusté, de la hausse des prix du pétrole et d’une certaine crise dans l’automobile. Les 45 derniers salariés vont grossir les rangs des chômeurs. En 1974 l’entreprise comptait encore 608 salariés.