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Manger autrement : une autre assiette est possible

Ecrit le 4 février 2009

 Claude Aubert

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Quelle assiet

Le 5 février 2009, le Groupement des Agriculteurs Biologiques de Loire-Atlan-tique, l’association AERE (Agir Ensemble pour le Respect de l’Environnement), l’association « Bien dans son assiette » et Bioconsomm’acteurs invitent M. Claude Aubert à donner une conférence à Châteaubriant sur le thème « Une autre assiette est possible ».

Ingénieur de formation et cofondateur de Terre vivante, M. Claude Aubert est une référence sur les sujets traitant du lien environnement et alimentation. Son nouveau livre « La Nouvelle Assiette » sera la trame de sa conférence. A travers son exposé, M. Claude Aubert répondra à cette question au cœur des préoccupations actuelles : que mettre dans notre assiette ? Sachant qu’il faut que ce soit bon, varié, facile à préparer, pas trop coûteux et bénéfique pour notre santé.

A travers cette conférence, les associations organisatrices ont la volonté de faire prendre conscience que les choix alimentaires de chacun influencent directement le développement d’un mode de production agricole. Et que ce mode de production agit sur notre environnement.

Conférence 5 février 20h30 à Atlantic-Ciné   à Châteaubriant


Ecrit le 18 février 2009

 Que mettre dans son assiette

Que mettre dans son assiette pour vivre bien, pour vivre sain ? M. Claude Aubert est venu en parler à Châteaubriant à la demande de 4 associations : le Groupement des Agriculteurs Biologiques de Loire-Atlantique, l’association AERE (Agir Ensemble pour le Respect de l’Environnement), l’association « Bien dans son assiette » et Bioconsomm’acteurs . La salle du cinéma était comble.

« Pas de bifteck-frites » a-t-il dit, ni de Mac-Do, « si vous voulez protéger votre santé et l’environnement. Pas de produits non-bio. Peu de produits transformés, pas trop de produits animaux, pas de fruits et légumes à contre-saison cultivés en serres chauffées et venus de loin par avion. ». C’est bien beau de dire cela, mais pourquoi ?

 Non bio : pesticides

Les produits non-bio contiennent des résidus de pesticides et sont moins nutritifs. Les pesticides ont tant pollué notre planète qu’on s’est aperçu un jour que le lait maternel en contenait 50 fois plus que le lait de vache. On a interdit alors les organochlorés, les pcb, les pyralènes et tous les produits de type DDT. Et la loi a fixé des LMR (limite maximale de résidus). Seulement voilà, il y a une LMR par molécule. Si l’industrie chimique fabrique des cocktails de pesticides, la limite est respectée pour chacun d’eux mais, tous ensemble, c’est autre chose ! On s’aperçoit qu’il y a encore un fruit sur deux qui contient des pesticides et même des résidus de plusieurs pesticides. En juillet 2007, des analyses ont été faites sur 8 fruits achetés à la boutique du parlement européen. Résultat : Tous les fruits contaminés ! 28 résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans les échantillons, avec en moyenne 5 résidus différents par fruit. Fait remarquable : 14 pesticides différents, rien que pour les fraises !

Le DDT est interdit depuis une trentaine d’années mais il est encore présent dans le sang des humains sous la forme de DDE, avec les conséquences connues : prématurité, bas poids de naissance, diminution de la capacité d’allaitement, enfants irritables et moins réactifs.

Lors d’un colloque en novembre 2008 il a été rappelé que les PCB (interdits à la vente depuis 1987) ont un impact important sur le développement intellectuel des enfants

 Les produits transformés

Les produits transformés sont souvent appauvris en nutriments et enrichis en matières grasses et en sucre. Dans la restauration collective, le maintien au chaud est destructeur de vitamines et notamment de la vitamine C. Les flavonoïdes améliorent la fonction de la vitamine C et protègent de l’oxydation, ils ont des effets bénéfiques pour le cœur, les artères, le foie, le système immunitaire, le tissu musculaire et le système nerveux … mais ils n’aiment pas la chaleur, c’est pourquoi il est recommandé de manger des fruits et légumes crus et de varier les couleurs (ce qui varie les flavonoïdes)

 Les produits hors saison

Des fraises en hiver ! D’abord elles n’ont pas de goût vu qu’elles ont souvent été cueillies pas mûres. Et elles ont parcouru des kilomètres et des kilomètres. Un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement. Ainsi, un kilo de pommes provenant d’Afrique du Sud correspond à 5 litres de gasoil, soit 20 fois plus qu’un kilo de pommes cultivées en France. Un pot de yaourt à la fraise peut également parcourir plus de 9.000 km, si on prend en compte le trajet parcouru par chacune des matières premières (fraises, lait, levure, sucre, pot, couvercle, étiquette…) jusqu’au domicile du consommateur.
Economisons l’énergie !

 La viande

Trop de viande rouge : c’est un risque de cancer (cancer du colon et même une certaine forme de cancer du sein). Il faut 16.000 litres d’eau pour un kilo de viande de bœuf . Il est donc nécessaire d’économiser : une quantité moyenne de 25 à 75 g par jour est très suffisante.

 Alors que manger ?

Bien entendu Claude Aubert plaide pour l’utilisation d’aliments bio.
Une expérience a été menée au sujet du malathion (un insecticide utilisé contre les insectes suceurs, moustiques, poux, gale, etc). Il est interdit en Europe depuis 2007. Cette expérience a montré que, dès l’arrêt de consommation de produits contenant des résidus de malathion, le taux de présence de ce pesticide diminue dans l’organisme humain.

Par ailleurs les fruits et légumes bio ont davantage de vitamine C, d’Oméga 3 et de polyphénols que les fruits et légumes conventionnels. Les polyphénols ont des effets bénéfiques contre les maladies cardio-vasculaires, contre les cancers et l’ostéoporose. Une règle générale : manger des fruits et légumes, crus si possible, en variant les couleurs.

La peau des fruits concentre bien des choses : des antioxydants pour les produits bio, des pesticides pour les fruits conventionnels. Donc, une pomme bio, mangez la peau, elle contient 5 fois plus d’antioxydants que la chair. Une pomme non-bio : épluchez la .

 Les céréales

Les céréales raffinées sont celles à qui on a enlevé l’enveloppe (le son), cela donne des produits blancs : le pain blanc, le riz blanc, la farine blanche. Quand elles sont complètes, elles donnent des produits bruns, conservant oligo-élements et vitamines. La moindre valeur nutritive des céréales raffinées s’accompagne d’un coût excessif dû à la transformation, avec souvent ajout de sucre. Le comble c’est quand on rajoute artificiellement du son !

Le simple geste de manger un bol de céréales complètes au petit déjeuner et de passer aux pain, riz et pâtes complets pourrait améliorer la santé et réduire le risque de contracter certaines maladies (can-cer, cardio-vasculaires).

 Dominante végétale

Finalement, d’après Claude Aubert, pour manger sain et bio, et pas plus cher, il faut un repas équilibré à dominante végétale : 3/4 de protéines d’origine végétale, 1/4 de complément animal.

Cérérales complètes, légumes secs et soja, légumes verts, fruits, huile en majorité - avec un complément en viande, poisson, œufs et produits laitiers.

Haricots, lentilles, pois chiches, pois cassés, fèves, soja : il faudrait 50 g de légumineuses par jour.

Sur ce, bon appétit ! En n’oubliant pas que les préoccupations ci-dessus sont celles de pays riches. Dans d’autres pays les gens sont heureux de pouvoir manger quelque chose, bio ou non. Enfin, dans les pays les plus défavorisés, il arrive que les gens mangent des galettes de boue !


Ecrit le 8 avril 2009

 Et tourne la galette, « Les vendredis du P’tit Bourg »

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Françoise Du

Tous les premiers vendredis du mois le marché bio ouvre grand ses portes au Petit Auverné de 16 h à 19 h. Qui pourra résister aux douces saveurs des galettes dorées sur place embaumant la salle communale ? Francoise Dupire installe ses biligs parmi la joyeuse équipe de producteurs du marché bio !
Rendez-vous à noter :

– marché bio aux Forges de Moisdon la Rivière, dimanche 17 mai, de 9h30 à 13h, à l’occasion des 50 ans de l’association Bretagne Vivante