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Mitsubishi (à vitré)

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Ecrit le 3 décembre 2003 :

Mitsubishi

Selon Armor Magazine de décembre 2003 : au bout de 2 ans, seuls 94 % des 541 salariés licenciés par Mitsubishi dans le pays de Vitré ont été reclassés (emploi ou formation). Le plan a coûté 30 millions d’euros à l’entreprise. Quant à la réindustrialisation, le pari s’annonce plus difficile. Pierre Méhaignerie, député-maire de Vitré, reconnaît « Ca patine, il faudrait que Mitsubishi prolonge son plan pendant 18 mois ». Le groupe Valfond, lui, n’a pas l’intention d’investir une pareille somme !

(écrit le 17 avril 2004)

La municipalité de Châteaubriant a décidé de créer des liens avec le Pays de Vitré. Mais celui-ci a bien des problèmes avec une des entreprises phare de son secteur. Un phare qui s’éteint. ....

A chacun sa conscience... professionnelle

Plusieurs centaines de salariés de Mitsubishi se sont rassemblés vendredi 12 avril 2002 dans l’usine d’Etrelles, près de Vitré, dédiée à la téléphonie mobile, pour protester contre une lettre de la direction les menaçant de « sanctions disciplinaires » : la direction reproche aux ouvriers des ateliers le « ralentissement volontaire de la production ». Pour mémoire, rappelons que l’industriel japonais a annoncé, il y a quelques semaines, la fermeture du site d’ici fin 2002 pour « délocaliser » l’activité en Chine. Ce qui signifie, en d’autres termes, pour la plupart des 750 salariés permanents restants (en 2000, les effectifs atteignaient 1 800 personnes) la perte de leur emploi.

Au passage, le lecteur notera le « malheureux » concours de circonstances : ce départ se produira l’année où, pour la première fois depuis son arrivée en 1990, la société aurait dû payer une taxe professionnelle de 1,5 million d’euros à la communauté d’agglomération de Vitré après avoir touché 1,68 million d’euros d’aides publiques diverses (hors avances qui, elles, sont remboursables... théoriquement).

Dans son communiqué, Mitsubishi précise que ces sanctions pourraient « aller jusqu’à un licenciement pour faute grave, privative des indemnités de rupture »et commente :

« Le droit pour les salariés de recourir à la grève ne les autorise pas (...), sous le couvert de ce droit, à exécuter leur travail dans des conditions autres que celles pour lesquelles ils ont été engagés », ajoute froidement la direction.

Mitsubishi reconnaît avoir fermé les yeux jusque-là car se voulant « compré-hensive, compte tenu de l’émotion provoquée par l’annonce du projet de réorganisation » : désormais, elle considère l’attitude de son personnel comme « illicite ». Un peu de décence et de conscience professionnelle tout de même, mesdames, messieurs ! N’abusez pas de notre bonté !

Cette même semaine étaient rendues publiques les sommes diverses et variées que le constructeur automobile américain Ford a versées en 2001 à Jacques Nasser, l’ancien PDG renvoyé en octobre dernier. Tout compris, et sauf erreur de calcul du comptable et de la direction des ressources humaines, elles se sont élevées à environ 17,8 millions de dollars. Soit 20,31 millions d’euros. Ou encore 133,25 millions de francs. Un tiers de plus qu’en 2000 ! Mais il est vrai que, lui, n’a jamais ralenti la « production » ... des licenciements dans le groupe.

Un salarié, désabusé