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Accueil > Châteaubriant > Entreprises > Politique économique, soutien à l’emploi > 01.L’emploi dans la région de Châteaubriant

01.L’emploi dans la région de Châteaubriant

Ecrit début d’année 2000

Le point sur l’emploi dans la région de Châteaubriant, en 1999

Régulièrement le Comité de Bassin d’Emploi analyse la situation de l’emploi dans 35 communes autour de Châteaubriant : c’est-à-dire les 33 communes des cantons de Châteaubriant, Rougé, St Julien, Moisdon, Derval et Nozay, et les 2 communes de Martigné-Ferchaud et Pouancé. (chiffres datant de 4 mois)

En données brutes :

– Mars 1998 : 2992
– juin 1998 : 2808
– septembre 1998 : 2902
– décembre 1998 : 2904
– mars 1999 : 2806
– juin 1999 : 2652
– septembre 1999 : 2745

En septembre 1999 on comptait donc 2 745 demandeurs d’emploi (catégorie 1 et 6) inscrits à l’A.N.P.E. au 30 septembre 1999 soit :

– 1892 demandeurs d’emploi de catégorie 1 (personnes, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée et à temps plein) en baisse de 10 % sur un an (de septembre 1998 à septembre 1999).

– 853 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 6 (personnes non immédiatement disponibles, à la recherche d’un autre emploi). L’effectif a augmenté de 16,2% pendant la même période.

Les jeunes

Le pic de septembre 1999 est lié à la hausse des inscriptions des jeunes à l’A.N.P.E.

Au 30 septembre 1999, 483 jeunes de moins de 25 ans étaient inscrits à l’ANPE (en catégorie 1). Ils étaient 397 en juin 1999. Cette augmentation de 18 % sur un trimestre représente 86 personnes sur le bassin d’emploi, sans Pouancé ni Martigné Ferchaud.

Les jeunes constituent 28 % des demandeurs d’emploi de catégorie 1, ce qui reste une proportion élevée comparée au département (22,1%). Parmi ces jeunes, 60% sont des femmes (290 personnes).

Pendant ce même trimestre, le nombre des demandeurs d’emploi de la classe d’âge des 25 - 49 ans a diminué de 2,7% et celui des plus de 50 ans de 5,8%.

Les femmes

Il y a un réel problème d’emploi pour les femmes : sur le bassin d’emploi de Châteaubriant (sans Pouancé ni Martigné Ferchaud), 983 femmes étaient inscrites à l’A.N.P.E. en catégorie 1. Elles représentent 57% des demandeurs d’emploi en septembre 1999. Même si ce nombre a diminué de 7% par rapport à l’année précédente, la proportion reste élevée (52% au niveau national). L’effectif des hommes demandeurs d’emploi (catégorie 1) a diminué de 13,6% en un an.

Longue durée

Le nombre des demandeurs d’emploi de longue durée diminue : on notait 499 demandeurs d’emploi de longue durée au 30 septembre 1999 ( 618 un an plus tôt) cela fait une baisse de 19 % en un an

Emplois précaires

Alors que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 1 diminue, celui des inscrits en catégorie 6 poursuit sa hausse :

De septembre 1997 à septembre 1999, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 6 est passé de 685 à 797 (soit une augmentation de 16,3%). Exclus depuis juin 1995 du nombre « officiel » des demandeurs d’emploi, ces demandeurs d’emploi de catégorie 6 exercent une activité professionnelle réduite ou occasionnelle (C.D.D., intérim, ...). Ils sont de plus en plus nombreux sur le bassin d’emploi de Châteaubriant.

Toujours dans la catégorie 6, les femmes sont plus nombreuses que les hommes et les jeunes sont proportionnellement plus touchés. Les jeunes au chômage placent de plus en plus l’activité professionnelle réduite dans la panoplie des moyens susceptibles d’aider à l’insertion professionnelle. Elle constitue souvent une activité d’attente au cours de la recherche d’emploi. Ce nouveau schéma incluant un passage par un emploi précaire ou à temps partiel montre que la frontière entre l’emploi et l’inactivité tend à devenir de plus en plus incertaine.

Une étude consacrée aux demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 6 réalisée par l’Observatoire de l’ANPE indique que c’est dans les métiers industriels que la proportion de ces demandeurs d’emploi est la plus élevée (électricité, électronique, mécanique, travail des métaux, maintenance, industrie de process). Globalement, les métiers à niveau de qualification élevé sont peu concernés (cadres, ingénieurs, études et recherches, enseignants...).


écrit le 10 octobre 2001

L’Union Locale CGT a tenu, jeudi 4 octobre 2001, son 24e congrès, avec 35 délégués venant d’une dizaine d’entreprises de Châteaubriant, secteur privé ou parapublic, pour faire le point de la situation locale, en présence de Serge ADRY (Secrétaire de l’Union Locale) et Serge Doussin de l’Union Départementale.

Pas brillant

Selon la CGT, la situation locale n’est pas brillante. « En 2000, les études disaient que l’emploi se portait bien mais qu’il y avait une forte proportion d’intérimaires. Actuellement la situation est très inquiétante : les intérimaires sont remerciés, comme chez Manducher (Peguform), mais cela ne fait pas de vagues.

Focast se pose des questions sur son devenir et s’inquiète d’un plan d’investissements qui s’appuie sur du matériel d’occasion facilement déplaçable.

Chez Novembal, les intérimaires partent aussi et il est question de déplacer du personnel de Châteaubriant vers Lyon. Même chose à KLM Nozay où les filles sont invitées à aller travailler dans l’entreprise de Villefranche sur Saône, alors même que les salariées de Villefranche sur Saône disent qu’il n’y a pas d’emploi prévisible pour les filles de Nozay »

La CGT estime que plusieurs centaines d’intérimaires sont actuellement privés de travail sur la zone de Châteaubriant (tout comme à St Nazaire où les Chantiers de l’Atlantique viennent de mettre fin au contrat de travail de 2000 intérimaires)

« A l’hôpital, les négociations sur le rapprochement avec la Clinique sont au point mort. Seule bonne nouvelle : la blanchisserie, qui avait été déplacée à Blain, pour faire des économies paraît-il, revient sur Châteaubriant où un bâtiment neuf va être construit. Ceci donne raison à la CGT qui s’était toujours opposée à ce transfert ».

Le 16 octobre prochain , la CGT va mener une journée de grèves et d’actions avec la CGT, FO, la CGC et la CFTC, et une partie des fonctionnaires, sur 4 points :

1). La question de l’emploi qui se pose crûment dans cette période où l’on n’entend plus parler que de fermeture d’usines, suppression de postes, réductions d’effectifs, délocalisations, restructurations. « Nous voulons faire avancer l’idée d’un nouveau statut des salariés. Qu’il n’y ait plus de salariés à statuts différents sur un même site : contrat à durée indéterminée, contrat à durée déterminée, intérimaires, etc. Nous revendiquons la sécurité professionnelle quels que soient les aléas de l’entreprise. Les intérimaires sont des salariés sans droits. Nous voulons que tous les salariés aient les mêmes droits »

2). La question des salaires

3). La gestion des caisses de Sécurité Sociale : « Le Medef s’est retiré, nous voulons gérer les caisses de Sécurité Sociale, sans lui, en améliorant encore la couverture sociale »

4). Le retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisations.

Par ailleurs, l’Union Locale CGT soutient les parents d’élèves de l’école Claude Monet en grève depuis un mois pour le maintien d’une quatrième classe.

Insidieux

Enfin la CGT s’inquiète pour la reconnaissance du droit syndical. « Dans certaines entreprises, la mairie, ou Novembal par exemple, la pression est insidieuse. On assiste à un renforcement des actions contre les droits syndicaux, contre le droit à être syndiqué ». Comme par le passé, il faut du courage pour militer. Il faut aussi que les salariés soient solidaires pour pouvoir résister aux pressions « vicieuses »


(écrit le 5 février 2003).

La situation de l’emploi à Châteaubriant, en 2002

L’Observatoire Economique et Social du Bassin d’emploi de Châteaubriant vient de publier son diagnostic 2002 sur l’emploi, la formation et l’insertion dans la région castelbriantaise. On peut le résumer ainsi :
– Une période critique au début des années 1990
– Une augmentation de l’emploi salarié à partir de 1993
– Un ralentissement à la fin de l’année 2000
– Remontée du chômage depuis le 3e trimestre 2001 : en mars 2002 par exemple, il y a 15,6 % de chômeurs de plus qu’en mars 2001 en catégorie 1 (demandeurs d’emploi immédiatement disponibles). De même, au 31 mars 2002, il y a chez les jeunes 12,1 % de chômeurs de plus qu’en mars 2001 (alors que la progression n’est que de 4 % pour le département)

– Il semble cependant qu’une pénurie de main d’œuvre masculine commence à se manifester d’où des difficultés de recrutement dans un certain nombre de métiers techniques. (il faut dire que lorsqu’une zone est en difficulté, ce sont les techniciens les plus formés qui partent d’abord, ensuite on organise des formations pour ceux qui restent, et les premiers formés partent à leur tour pour les zones où les salaires sont meilleurs !)

Les femmes pourraient pallier ces difficultés (d’autant plus qu’elles possèdent un niveau de formation plus élevé que les hommes) mais leur formation technique reste insuffisante et surtout les entreprises sont encore très frileuses pour embaucher des femmes sur des métiers « masculins »

L’emploi salarié
sur la zone d’emploi de Châteaubriant

– 1990 : 18017 salariés
– 1991 : 17408
– 1992 : 17200
– 1993 : 16871
– 1994 : 17378
– 1995 : 17438
– 1996 : 17558
– 1997 : 17808
– 1998 : 18321
– 1999 : 22714
– 2000 : 23577

On constate donc une baisse des emplois de 1990 à 1993, puis une remontée lente à partir de 1994, s’accélérant à partir de 1998.

Les 23577 salariés de l’an 2000 se trouvent :
– 4 % dans l’agriculture
– 8 % dans la construction
– 22 % dans l’industrie
– 66 % dans le tertiaire

L’agriculture enregistre une hausse de 96,6 % de l’emploi salarié, entre 1990 et 2000, en raison de la transformation des statuts des travailleurs agricoles (aides familiaux) vers le salariat. (Mais ce pourcentage ne doit pas faire illusion, en valeur absolue cela fait une création de 460 emplois).

L’industrie, qui avait perdu 20 % de ses emplois entre 1990 et 1993, a repris quelques couleurs mais reste, en 2000, encore en dessous de son niveau de 1990 (création de 440 emplois entre 1993 et 2000).

La construction a perdu 11,5 % de ses emplois de 1990 à 1993, mais a fait un bond de 57,9 % de 1993 à 2000 (création de 668 emplois).

Le seul secteur vraiment porteur est le tertiaire qui s’est stabilisé de 1990 à 1993 et a progressé de 49 % de 1993 à 2000 (création de 5138 emplois de 1993 à 2000).

Reste à savoir la part de ces emplois qui sont à temps partiel ou à durée déterminée. Cela l’enquête ne le dit pas.


Ecrit le 4 février 2004 :

Chômage : + 6 %

L’année 2003 s’est achevée avec 137 900 chômeurs supplémentaires, en augmentation de 0,5 % en décembre et de 6 % sur l’année. Très mauvaise année qui n’a cependant pas atteint les 10 % de taux de chômage.

En Région Pays de Loire, l’augmentation est de 0,6 % en décembre et de 5,9 % sur l’année.

En Loire-Atlantique, l’augmentation est de 2,2 % en décembre 2003 et de 9,2 % sur l’année.

Bizarrement, malgré les recherches, on n’arrive pas à avoir les chiffres sur Châteaubriant . Top secret ou explosifs ?

Le ministre de l’emploi, François Fillon, a affirmé, vendredi 30 janvier, que « la reprise est au rendez-vous » et que « le chômage va reculer en 2004 ».

Les économistes pensent, eux, que la croissance pourrait être de 1,7 % en 2004 mais craignent qu’elle se fasse, comme aux USA, sans création d’emplois : les entreprises vont chercher à augmenter les heures supplémentaires et la productivité.

voir aussi : situation locale


NOTES:

catégorie 1 : personnes, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée et à temps plein

catégorie 6 : personnes non immédiatement disponibles, à la recherche d’un autre emploi