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Contrats aidés : la baisse drastique

Ecrit le 31 octobre 2007

 La baisse drastique des contrats aidés

Cet été, le gouvernement a décidé de réduire de 30% le nombre des emplois subventionnés au second semestre 2007. (Voir La Mée du 8 août 2007) : 55.000 CAE   (contrats d’accompagnement dans l’emploi) et CA (contrats « d’avenir ») sur les 185.000 prévus d’ici la fin de l’année dans le secteur non marchand, pour une économie de 600 millions d’euros.

La raison : le ministère manque d’un milliard d’euros pour boucler l’année. Résultat : depuis septembre, il a décidé de couper les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif, qu’il soit caritatif, culturel ou sportif.

Les contrats initiaux, de 6 à 12 mois, étaient renouvelables deux fois pour atteindre une durée maximum de 24 mois, permettant ainsi à des personnes sans qualification d’envisager une réelle formation, un réel projet professionnel, un projet social. Mais désormais il n’y aura pas d’autres contrats signés et les renouvellements sont arrêtés aussi.

Ce sera donc retour à la case néant pour ceux et celles qui comptaient dessus comme tremplin pour (re)mettre un pied dans le monde du travail.

Exception : les contrats nouveaux et renouvellements pour les chantiers d’insertion (comme Aire à Blain et ACPM à Châteaubriant) et les aides scolaires et aides aux personnes handicapées pour quelques départements

Mais comment peut-il manquer un milliard alors que le paquet-cadeau fiscal, fait aux plus aisés, se monte à 15 milliards par an ?


Ecrit le 9 janvier 2008

 En baisse de 36 %

Lors d’une réunion qui s’est tenue à Nantes le 14 décembre 2007, la Direction Régionale de l’emploi (DRETFP) a annoncé qu’elle a l’ordre de diminuer de 36 % le nombre de « contrats aidés », par rapport à ce qui a été réalisé en 2007, et ceci en raison de la loi de finances qui exige ces restrictions.

Pour atteindre cet objectif, il faudra diminuer le nombre, la durée et la prise en charge de ces contrats aidés. En 2007, il y a eu 14 000 de ces contrats, dont 40 % dans les chantiers d’insertion. En 2008 il ne devrait plus y en avoir que 9000.

Les responsables des chantiers d’insertion ont fait remarquer que ces contrats aidés ont une réelle efficacité dans leur rôle d’accompagnement et d’insertion des per-sonnes en difficulté. Seuls les chantiers proposent encore des emplois aux RMIstes de plus de 50 ans, et les accompagnent dans une démarche de formation et d’insertion.

A côté de cela, des structures comme l’Education Nationale et l’Enseignement Privé recrutent des jeunes en contrat aidé, parce que cela les arrange financiè-rement, et parce que, politiquement, cela fait diminuer les chiffres du chômage. Mais il n’y a pratiquement jamais de projet de formation, d’autant moins qu’aucun poste en sortie ne sera créé.

Le secteur social et médico-social joue mieux, lui, un rôle d’insertion.

On en est là. Que va-t-il se passer en 2008 sur le front de l’emploi ?

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