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Handicap (01) et différence

date ?

 Ben quoi ! Handicapé mental, c’est pas une tare !

Elle sait de quoi elle parle, Cécile, ou, plus exactement de qui elle parle : de son frère, handicapé mental ou, comme on le dit plus volontiers aujourd’hui, déficient mental, déficient intellectuel.

C’est pas une tare ! Ils (elles) savent apprécier la musique et d’autres expressions artistiques, ils apprécient la nature, les copains.

C’est pas une tare ! Ils (elles), savent, à leur mesure, apprendre, travailler, s’exprimer, ils (elles), sont des citoyens avec leurs droits et leurs devoirs.

C’est pas une tare ! tant pis pour les définitions bien codifiées de la médecine : Ils (elles) ont autant que quiconque, la capacité d’aimer et d’être aimés. Quand chacun aura découvert ce qui est une évidence, chacun portera un autre regard sur la déficience mentale.

Parce que tout est dans le regard que l’on porte sur l’autre, celui qui est différent...Et si tu as compris ça, tu as tout compris.

Pierre Urvoy


Ecrit en octobre 2001 :

 Présidence ADAPEI

Le 1er octobre 2001, la section ADAPEI de Châteaubriant (représentée par Brigitte Bretéché, Simone Giteau, Lucie Urvoy, Pierre Urvoy) a présenté aux journalistes son nouveau président : Pierre Urvoy remplace Edouard Rivière dont la fille vient de quitter les Ateliers de la Mée pour le C.A.T. de Blain.

Prenant le relais de Claude Amice, Edouard Rivière a assuré la responsabilité de Président de l’association des Amis et Parents de l’enfance inadaptée, pendant 6 ans :

il a su animer l’équipe, la représenter au Conseil d’Administration et au Bureau de l’ADAPEI à Nantes, dans les instances des établissements castelbriantais, organiser les différentes actions et manifestations qui permettent de financer les projets.

Edouard poursuit son engagement dans l’équipe ADAPEI de Blain. Pierre Urvoy relève le manche à Châteaubriant .

La Journée de la dignité
La Journée de la Dignité a eu lieu le 12 octobre : dans toute la France, à l’Initiative   de l’UNAPEI

« LA DIGNITE DE LA PERSONNE HANDICAPEE MENTALE ET LA SOLIDARITE DE LA NATION ENVERS ELLE ET SA FAMILLE SONT UNE PRIORITE. » dit le Manifeste de l’UNAPEI

C’est qu’ils ne se cachent plus, les déficients mentaux ! Ils s’exposent, eux aussi : défilé de mode par exemple à Paris le 9 octobre, course à pied à Nantes le 12 .

L’ADAPEI pourrait reprendre le mot de cet enfant qui voulait que l’on invente « une machine à changer le regard des gens ».

La nécessité absolue

Il convient de réaffirmer la nécessité et la qualité des accompagnements et des soutiens des différents services qui apportent une aide éducative aux familles, un soutien à l’intégration scolaire, une prise en charge spécialisée adaptée.

Ce sont 120 000 enfants qui bénéficient d’une dynamique scolaire et éducative dans le cadre de l’éducation spécialisée. Mais il reste 6 000 enfants au plan national, et dans notre département, notamment polyhandicapés, autistes ou atteints de handicaps rares, qui attendent une solution.

La création de Maisons d’Accueil Spécialisées et de Foyers à Double Tarification est à mettre à l’actif de la solidarité nationale envers les personnes les plus gravement handicapées. Outre un environnement chaleureux et des soins adaptés, ces adultes bénéficient dans ces lieux d’une animation et d’un cadre de vie qui leur assurent une grande dignité. C’est l’occasion de remercier l’ensemble des personnels qui, par leurs qualités humaines et techniques, contribuent à la qualité de l’accompagnement de ces personnes et aident les parents, dans une vie qui suit trop souvent encore des chemins par trop chaotiques. C’est aussi l’occasion de noter qu’il manque en France 10 000 places pour l’accueil des personnes lourdement handicapées. Leur création doit être, également, une priorité nationale !

Par ailleurs, lors de la récente rentrée des classes, l’UNAPEI rappelait que l’école doit s’ouvrir davantage aux jeunes enfants handicapés mentaux, préoccupation partagée par les pouvoirs publics, notamment par le Gouvernement.

Le handicap mental étant multiforme, différentes formes de prise en charge scolaire et éducative doivent être proposées aux enfants ayant une déficience intellectuelle.


(écrit le 1er janvier 2003)

Allocation d’édication spéciale
En baisse !

Il s’appelle Jean Cohonner. Il a 51 ans et un fils polyhandicapé à la suite d’un accident cérébral. L’homme s’occupe de son fils et percevait jusqu’à maintenant une AES (allocation d’Education Spéciale) de 914 euros par mois, depuis 1993.

Oui mais cet homme est seul. Il faut bien qu’il dorme, fasse les courses et la cuisine, ce qui l’empêche d’être 24 h sur 24 à côté de son fils. Alors, en raison d’un décret signé le 29 mars 2002, du temps où Elisabeth Guigou était ministre de la santé, l’allocation versée au père va être réduite à 487 € par mois (cela fait descendre de 6000 F par mois à 3200 F).

« Une trentaine de familles sont dans le même cas dans le Morbihan et 120 sont touchées par une baisse des allocations spéciales » a déclaré à Ouest-France la secrétaire adjointe de la Commission départementale d’Education Spéciale.

Et combien dans d’autres départements ?

On pourra toujours dire que la mesure a été prise par une ministre socialiste. Mais on a vu le gouvernement Raffarin annuler des décisions votées précédemment (par exemple en matière de droit du travail, lorsque cela avantage les employeurs).

Là, étrangement, rien n’a été fait ...


Ecrit le 16 avril 2003

Handicap et différence
Une découverte dans un collège

D’un mal peut sortir un bien : « un événement fâcheux » s’est déroulé à la porte du collège de la Ville aux Roses entre un travailleur du CAT (centre d’Aide par le travail) et quelques élèves. Cela a provoqué d’abord une rencontre entre les deux responsables d’établissements, MM. Henriquet et Martin, puis l’idée d’un projet partenarial ayant pour but :
– d’une part au CAT de compléter l’intégration sociale de leurs adultes en difficulté.
– d’autre part, au collège, de permettre aux élèves d’acquérir une éducation à la différence.

De nombreuses réunions préparatoires, intéressant les professeurs principaux et les délégués élèves, ont débouché sur une demi-journée en commun le jeudi 4 avril 2003.

Pourquoi le handicap

Une psychologue a présenté le handicap mental et le retard intellectuel (qui peuvent résulter selon elle, de plusieurs causes : accident de naissance, ou assez souvent maltraitance : enfants battus, alcoolisme, inceste, carences affectives graves). « L’abandon affectif entraîne l’instabilité, des troubles profonds qui font que le jeune ne peut pas être disponible pour apprendre quelque chose ». Cela peut conduire à des difficultés psychomotrices, sensorielles, de repérage dans l’espace, de prise de décision. La psychologue a expliqué que les personnes handicapées ont les mêmes droits que tous (emploi, logement, loisirs) mais qu’elles ont besoin en outre d’un accompagnement pédagogique et professionnel, dans un atelier protégé ou dans un CAT (centre d’Aide par le travail).

Le CAT de Châteaubriant a trois objectifs pour ses 83 travailleurs handicapés :
– fournir un travail adapté accompagné par des éducateurs
– proposer des stages vers l’extérieur avec l’espoir de déboucher sur un emploi
– proposer des activités d’épanouissement (lecture, activités scolaires, code de la route, sports, théâtre, etc), avec un objectif : parvenir à l’autonomie.

Fiers, à juste titre

Puis les adultes du CAT ont présenté eux-mêmes le diaporama qu’ils ont réalisé sur leurs activités (menuiserie, entretien des espaces verts, cuisine, théâtre, affichage, sous-traitance industrielle etc). « Nous avons une obligation de qualité » ont-ils dit fièrement.

Enfin les élèves de Troisième ont pu poser des questions : sur les conditions de vie des personnes handicapés (loisirs, logement, revenus).

Ce fut une matinée très enrichissante, les adultes du CAT ont su mettre en valeur leurs acquis et leurs actions, et on n’a ressenti aucune gêne des élèves de Troisième en présence de handicaps qu’ils ne soupçonnaient pas. Il y a même eu des applaudissements spontanés de leur part.

La belle aventure va se poursuivre le lundi 12 mai 2003 par une représentation du groupe théâtre du CAT. Par ailleurs sept élèves de l’atelier théâtre de la Ville aux Roses pourront être associés à sept élèves de l’atelier théâtre du CAT pour travailler ensemble.

L’action se poursuivra par une rencontre avec un jeune handicapé physique (suite à un accident de la route).

Le but semble-t-il a été atteint : confronter des jeunes « ordinaires » à une population en difficulté, sans provoquer ni gêne, ni moqueries.


Écrit le 20 mai 2003 :

Juke box

Lundi 12 mai 2003, en l’espace d’une demi-heure, le Collège de la Ville aux Roses est devenu le Collège de l’intelligence du cœur. En effet, huit comédiens du CAT (Centre d’Aide par le Travail), sont venus interpréter leur pièce « Juke Box » qui fait suite à « Pollen » qui a été jouée au Théâtre de Verre  .

Les 130 élèves de Troisième et de Segpa ont été particulièrement attentifs. Les rires n’ont pas manqué pour saluer la performance de ces huit personnes que l’on dit « handicapées mentales » mais qui ne sont pas handicapées du cœur, qui savent si bien mettre en évidence le plaisir de vivre, avec des danses, rythmes, mimes, chants et humour sur des musiques emballantes. Pour la quatrième fois depuis septembre, le CAT et le Collège se sont rencontrés, à l’initiative   conjointe de René Henriquet et Pierre Saillant. Les travailleurs du CAT y ont trouvé une meilleure intégration sociale, une reconnaissance de leurs qualités. Les élèves du collège ont ouvert les yeux sur la différence. Une visite au CAT, un accueil au collège, la présentation du CAT par les adultes handicapés eux-mêmes, et pour finir : cette pièce Juke-Box. La différence était déjà bien réduite !

Jérôme, Anthony, Marielle, Franck, Sabrina, Christophe, Céline et Cédric ont ébloui les jeunes collégiens, spectateurs silencieux, respectueux, attentifs et admiratifs. Des applaudissements, des rappels, des sourires : une demi-heure de plaisir où l’intelligence du cœur était au rendez-vous. La vie serait si belle avec un tel bonheur partagé.


La confiture

Un hypermarché Leclerc, dans une ville proche de Châteaubriant. Une personne handicapée en fauteuil roulant, passe à la caisse. Derrière elle, une femme avec son fils. Le gamin donne des coups de pieds dans le fauteuil de la personne handicapée. Dans la file d’attente, quelqu’un intervient : « Madame, voudriez-vous demander à votre fils de cesser de gêner ainsi la personne handicapée ? » - « Mon fils a dix ans, il est assez grand pour savoir ce qu’il a à faire » répond la dame d’un ton pincé.

Dans la file d’attente, un homme débouche le pot de confiture qu’il vient de mettre dans son chariot et le verse sur la tête de la dame. « Moi j’ai 62 ans, et je suis aussi assez grand pour savoir ce que j’ai à faire ».

La confiture, ça dégouline ... chantaient les Frères Jacques .


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Ecrit le 17 décembre 2003 :

Handicap et travail_ Handicap... able

Le handicap, ce n’est pas seulement le fauteuil roulant ! Après l’élaboration d’un questionnaire unique permettant d’évaluer la situation et de déterminer les obstacles à l’embauche de Travailleurs Handicapés en milieu ordinaire de travail, la Jeune Chambre Economique de Châteaubriant,invite à un « petit déjeuner » sur le thème du handicap dans le monde du travail.

Rendez-vous est donné aux employeurs
mercredi 17 décembre 2003
à 9 h à la Maison de l’Economie, rue des Vauzelles à Châteaubriant .

Modalités administratives pour l’emploi de travailleurs handicapés, avantages financiers, aides et accompagnement dans l’aménagement de postes de travail adaptés, formation des travailleurs handicapés, adaptations aux besoins, etc.

Contacts : Erwan David : 02 40 81 81 87


Ecrit le 31 août 2005 :

Innocents ! Vous y avez cru ?
Le vendredi 1er juillet sont entrés en vigueur deux nouveaux compléments à l’Allocation Adulte Handicapé, qui remplaceront progressivement l’actuel dont le montant était égal à 16% de l’allocation.

Actuellement l’allocation aux adultes handicapés (avec un taux d’incapacité de 80 %) est de 599,49 € par mois (maximum).. Il pouvait s’y ajouter un complément de 95,92 € ce qui portait le total à 695,41 €.

Une personne handicapée, qui bénéficie d’un emploi, perçoit une indemnité différentielle. Par exemple, si la personne gagne 500 € par mois, elle perçoit 99,49 euros de façon à ne pas dépasser le plafond de 599,49 €.

Depuis le 1er juillet, le complément de 95,92 € est remplacé par deux indemnités (non cumulables).

–  le complément de ressources ; ajouté à l’AAH, il constitue la garantie de ressources pour les personnes handicapées. Il est de 166,51 €
ou
–  la majoration pour la vie autonome des personnes handicapées. (100 €)

Pour bénéficier de 166,51 € il faut, en plus du taux d’incapacité de 80 %,
– avoir une capacité de travail inférieure à 5%,
– ne pas travailler plus depuis un an
– et vivre dans un domicile indépendant

Pour percevoir l’allocation de 100 €, il faut, en plus du taux d’incapacité de 80 % :
– Percevoir l’AAH à taux plein,
– Vivre dans un domicile indépendant
– et ne pas travailler

Qui a compris ?

Entre le taux d’incapacité d’au moins 80 % et la capacité de travail d‘au plus 5 %, c’est pas évident de s’y retrouver. Les Caisses d’allocations familiales attendent le feu vert des COTOREP (commissions techniques d’orientation et de reclassement professionnel). Et les médecins des COTOREP se demandent bien comment évaluer les fameux 5 %. Au pifomètre ?

Les associations de personnes handicapées estiment que tout ça c’est du bricolage, des effets d’annonce mensongers !

LE Collectif des Démocrates Handicapés (CDH) par exemple, estime que l’annonce faite par le gouvernement est mensongère : l’augmentation de l’Allocation Adultes Handicapés (AAH) à 766 euros, ne s’appliquera pas aux 5 millions de citoyens handicapés, mais seulement à une petite minorité (15%). Pour lui « La vérité est que les bénéficiaires de l’AAH (599,49 euros) et de la majoration vie autonome (100 euros) ne toucheront que quatre euros de plus » (599,49 + 100, au lieu de 599,49 + 95,92) .

Le CDH demande solennellement au gouvernement d’arrêter de présenter les citoyens handicapés comme des privilégiés et de porter l’AAH au niveau du SMIC

 Course d’obstacles

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Sourds

Un ortocar pour se déplacer

Maison départementale des personnes handicapées