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Travailleurs, et pauvres, 2007

Ecrit le 9 mai 2007

Nicolas Sarkozy a promis à la France le plein emploi : « J’ai dit aux Français que, au bout de cinq ans, on sera à 5 % » de taux de chômage. ... Cela représenterait encore 1 300 000 chômeurs !

A notre époque, on peut toujours se demander ce que c’est « un emploi ». Si c’est un emploi à temps plein, tant mieux. Malheureusement on voit de plus en plus d’emplois à mi-temps, voire à tiers-temps qui ne permettent pas de vivre. Le CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) a étudié la situation des « actifs occupés » qui se trouvent en situation de pauvreté.

En effet, la pauvreté parmi les personnes qui travaillent est en augmentation et l’emploi ne protège plus même des formes les plus extrêmes de pauvreté : 28% des sans-domicile-fixe interrogés en 2001 par l’INSEE exerçaient une activité professionnelle.

Le CREDOC (1) distingue :

– la pauvreté monétaire : très petit salaire, ressources inférieures à un certain seuil

– la pauvreté par les conditions de vie, qui concerne les ménages dont les ressources contraignent l’accès à certains biens ou la possibilité de faire face à ses échéances,

Il n’y a pas obligatoirement un lien entre ces deux types de pauvreté. Ainsi, les personnes ayant un emploi stable et les plus diplômées, qui ont objectivement des possibilités à court terme de connaître une situation plus favorable, conservent un niveau de consommation élevé et bénéficient d’un confort du logement relativement important. L’endettement et la désépargne permettent d’ajuster leur niveau de consommation aux difficultés financières, sans toujours provoquer de pauvreté par conditions de vie.

Les exploitants agricoles sont très nombreux à être en situation de pauvreté monétaire, mais sont moins que d’autres, pauvres par conditions de vie.

Les salariés, en situation de pauvreté, peuvent adopter trois attitudes :

– La fierté : fierté d’exercer une activité qui évite l’assistanat. C’est souvent le cas de ceux qui ont un travail peu rémunérateur mais aimé.
– L’espoir : espoir d’un avenir meilleur
– La colère : colère de voir que leur travail ne leur assure pas un revenu plus acceptable. Ce sont souvent des actifs en fin de vie professionnelle qui n’ont pas vu se concrétiser leur espoir, malgré les efforts qu’ils ont faits.

(1) Source : CREDOC
http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C227.pdf