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Sauver les classes moyennes

Ecrit le 7 septembre 2011

URGENCE ! IL FAUT SAUVER, DECOMPLEXER ET DECULPABILISER LES CLASSES MOYENNES !

Car c’est par elles que la société peut progresser. Les classes moyennes sont les classes laborieuses, formées, qui travaillent et qui enrichissent sainement nos sociétés. Sainement car cet enrichissement se fait par le travail, créant des richesses, reposant sur du concret, c’est à dire des entreprises et non du papier comme la spéculation orchestrée par les riches et ultra-riches ! Et ce sont ces classes qui paient l’impôt en fonction de leurs revenus.

Qui sont les classes moyennes ? Aujourd’hui il y a une telle dégradation dans le niveau des salaires, un tel écart des revenus et malheureusement la quasi inexistence d’une classe ouvrière attaquée et amoindrie par le chômage, que les classes moyennes intègrent les ouvriers, les employés et les cadres moyens. Les classes moyennes aux revenus les plus faibles rejoignent les classes ouvrières.

Les ultra-riches combattent les classes moyennes car celles-ci sont le principal empêcheur de leur ’toujours plus’. Leurs armes : chômage, bas salaires, chômage accru des jeunes diplômés (relève légitime de ceux qui partiront en retraite) - culpabilisation de ces retraités - plus aisés que les jeunes - démantèlement des services publics qui ne sont que la juste redistribution des richesses, limitation par l’argent des possibilités de soins, d’études (trop d’études, trop de connaissances ne sont pas propices au conditionnement servile d’une population !)-

Notre démocratie a tout à gagner au développement des classes moyennes  : elles sont la spirale positive pleine d’espoir pour un meilleur devenir et elles représentent le plus grand nombre d’individus (d’où les manifestations des indignés qui voient disparaître leurs acquis, salaires, protections sociales et postes de travail). L’espoir n’est pas du côté des classes aisées, moins nombreuses en terme d’individus et qui ont à perdre leurs privilèges et prérogatives si le maintien et l’élargissement de la redistribution des richesses deviennent plus équitables. L’espoir n’est pas non plus du côté des classes pauvres empêtrées dans leurs préoccupations de survie depuis plusieurs générations parfois et qui petit à petit se ghettoïsent, persuadées de ne plus appartenir à une société qui les a exclues.

Banlieue = lieux aux bans. Mettre quelqu’un au ban de la société = le déclarer indigne de vivre dans la société, le condamner devant l’opinion publique. Devenus indignes et condamnés d’avance, les habitants des banlieues créent leur propre économie dite souterraine et s’ils se révoltent, ils se retrouvent face à la police, au nom du respect de la paix publique.

Le développement des classes moyennes signe la bonne santé d’une société. L’affaiblissement de cette classe s’accompagne de l’enrichissement des plus aisés et de l’appauvrissement des plus pauvres, signant un déclin et le retour à un système féodal. Signe de ce temps féodal revenu : certains veulent faire preuve de charité, pour se donner bonne conscience, sans doute (ex : Bill Gates) !

Ce sont, aussi, les classes moyennes qui se détachent le plus vite des croyances, (elles ont compris que leur avenir et sa maîtrise sont entre leurs mains), de ces croyances qui nous font espérer un bonheur dans l’au-delà, qui nous disent que les derniers y seront les premiers, que les pauvres iront au paradis, etc. … Toutes ces croyances qui nous maintiennent en asservissement. Plus on est pauvre, plus on croit… Les ultra-riches et les autorités politiques qui les soutiennent l’ont toujours compris, d’où aujourd’hui ces regains pour les religions, encouragées, défendues, et relayées par les médias. Un peuple de résignés est plus contrôlable et moins dangereux qu’un peuple d’indignés !

C’est pourquoi, il faut criminaliser les ultra-riches qui se comportent comme n’importe quels autres idéologues responsables de génocides. Génocides des pauvres, appauvrissement des classes moyennes = mort de l’Humain !! La définition de « CRIME CONTRE L’HUMANITE » doit évoluer et secouer nos consciences.

De plus en plus de voix s’élèvent pour demander que les riches, ultra-riches, paient leur juste quote-part à la nation dont ils réclament la nationalité.
– Honte à tous les exilés fiscaux français, aucunement menacés par une déchéance de leur nationalité.
– Honte à tous ceux qui montrent du doigt et fustigent les sans-papiers (certains travaillent et paient des impôts) alors qu’ils se taisent sur les véritables responsables de nos déboires économiques et continuent à élire les autorités politiques qui protègent ces responsables et les confortent par la loi dans leurs privilèges.
– Honte à tous ceux qui culpabilisent les classes moyennes en leur faisant croire qu’elles ont vécu au-dessus de leurs moyens et que ce temps est terminé alors même que les classes les plus riches continuent de s’enrichir, complètement décomplexées dans leur toujours plus.

Tout comme le niveau de conscience d’une société se mesure à sa capacité à prendre en charge les plus faibles pour les élever au plus haut niveau de leurs possibilités, la bonne santé d’une économie et de sa justice se mesure au niveau atteint pas les classes moyennes.

Femmes, Hommes, Jeunes qui appartiennent à ces classes dites moyennes doivent être fiers d’être le moteur économique de la Nation, d’être un exemple et un horizon de mieux vivre pour les pauvres. Ils doivent se décomplexer, en refusant la débâcle, et ne pas s’abandonner au malheur. Ils sont l’avenir épanoui de la société, porteurs d’espoir pour la jeunesse, d’équité et de justice sociale, « de démocratie »

Michèle Hersant