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ADAPEI : l’autonomie par le logement

Ecrit le 10 octobre 2007

L’ADAPEI (Association Des Amis et Parents d’Enfants Inadaptés) a tenu son assemblée générale annuelle le 21 septembre 2007. Parmi les services qu’elle offre deux sont peu connus : le SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) et le LogeAC (service des Logements Accompagnés) qui sont placés, comme le foyer de Renac  , sous la responsabilité de Madame DAULY.

Permettre l’autonomie la plus grande possible des personnes handicapées a toujours été le souci de l’ADAPEI. Les deux services SAVS et LogeAC visent à aider des adultes à « vivre leur vie » chez eux, dans leur appartement, dans de bonnes conditions de sécurité grâce à un accompagnement éducatif prenant le relais de celui du C.A.T. (Centre d’Aide par le Travail) après la journée de travail. Sans pour autant, faut-il le préciser, que le rôle des parents s’en trouve contredit ou nié.

 Missions communes

Ces deux services ont des missions communes auprès des personnes accompagnées qu’on peut définir ainsi :

La personne
– Situer la personne dans la ville, ses repères. Aider la personne accompagnée à créer sa relation aux autres, dans la rue, les magasins, les lieux publics...
– · Savoir se comporter dans les échanges avec les autres, gérer les éventuels conflits relationnels.
– · Sur le plan de la santé : suivi des rendez-vous, conseils et incitations dans le domaine de l’alimentation, de l’hygiène.

Le budget
Dans le domaine du budget : le service offre un accompagnement dans les achats vestimentaires et autres ; l’organisation des retraits bancaires en lien, éventuellement, avec les tuteurs ou curateurs ; la constitution de dossiers divers.

Les Loisirs
Dans le domaine des loisirs : aide au choix et à l’organisation des vacances, organisation de sorties ou d’activités sur le temps libre par les services eux-mêmes ou dans un cadre associatif local.

Les éducateurs des deux services se concertent avec ceux du C.A.T. car les résidents peuvent être amenés à exprimer une éventuelle difficulté quant au travail.

Sans intervenir sur le contenu du travail, les éducatrices SAVS-LogeAC peuvent ainsi avoir un rôle de soutien à la réalisation du projet de travail des résidents.

Les familles sont rencontrées aussi souvent que nécessaire.

Citoyenneté
Soutien à la citoyenneté : les services ont un rôle de soutien concret : aide à la préparation des élections de délégués au Conseil de la Vie Sociale et des réunions de ce Conseil. Ce qu’ils ont à dire est important et il convient de faire que tous les thèmes, tous les sujets, soient abordés et que le point de vue des délégués des résidents soit bien exprimé.

 SAVS-LOGEAC : ce qui les différencie

La différence entre ces deux services tient au niveau du handicap des personnes accompagnées. Le LogeAC offre un accompagnement plus appuyé, intervient plus souvent auprès des résidents.

Les résidents pris en charge par le S.A.V.S. nécessitent, eux, moins de temps éducatif car les personnes ont une plus grande autonomie quotidienne. De ce fait les personnes accompagnées par le S.A.V.S. sont locataires (ou propriétaires) de leur logement tandis que celles accompagnées par le LogeAC résident dans des appartements loués par l’ADAPEI dont le service assure la gestion.

Au Thé

 Grégoire

Le LogeAC accompagne 9 personnes. Voici un cas : Grégoire sort du C.A.T. à 17 h le lundi et, de suite, il arrive au service Logeac... Il s’installe, prend un thé ou un café avec d’autres résidents ou l’une des éducatrices.

« Comme nous sommes deux à travailler chaque soir, l’une reçoit les personnes qui ont des choses rapides à régler et l’autre reçoit donc Grégoire. On va alors préparer les menus de la semaine, faire les courses ensemble. Soit en voiture, soit à pied une fois sur deux pour n’être pas simplement le taxi bien commode mais pour aider Grégoire à devenir plus autonome. Il aurait eu tendance à se reposer facilement sur nous. Maintenant il a fait des progrès et il arrive à faire ses courses correctement. Il a des repères quant aux prix. Il peut avoir besoin d’aide mais ce n’est plus de l’assistanat » dit une éducatrice.

« Ensuite on va chez lui, on range dans le frigo, on jette éventuellement... Un tour de l’appartement... La vaisselle qui n’est pas faite, des draps à changer, du linge à étendre ou à plier.... Un certain nombre de choses qu’il n’arrive pas à faire seul... Qu’il va faire quand on est là... On stimule.

Ce lundi soir je prends mon repas avec lui : on cuisine ensemble, on mange ensemble. Quand je m’en vais, je vérifie encore un certain nombre de choses... Ensuite Grégoire a ses amis, il va les voir... »

Le vendredi, lors de sa deuxième heure de permanence, l’éducatrice voit systématiquement les comptes de Grégoire, les démarches administratives à réaliser, les vêtements à acheter.
Ainsi un temps de permanence est consacré, à jour fixe, à chaque personne accompagnée. Mais, en cas de besoin, les résidents peuvent à tout moment solliciter l’attention, l’aide d’une éducatrice.

 Sergio

Pour d’autres résidents, l’accompagnement sera plus léger.

Sergio vient peu au service. Il fait ses courses seul. Il vient prendre un café. Lors de sa permanence il parle des comptes et vient chercher le carnet qui lui permet de retirer de l’argent mais il a peu de demandes au niveau du service.

Antoine et Marie : plus on les voit plus ils sont heureux ! Ils sont très demandeurs de rencontres   avec les éducatrices. Il faudrait plutôt les freiner ! Ils ont des relations sociales nombreuses.

 Médiation

Autant de personnes... autant d’actions différentes. Il existe un cadre général mais l’action éducative est très personnalisée et le projet d’accompagnement individuel en tient compte.

Chaque semaine, chez chaque résident, un éducateur va partager un repas. C’est la règle ; elle peut avoir des variantes suivant les situations.

Le service est ouvert tous les samedis et assure une permanence tous les soirs de la semaine.
Dans ses missions le service a également une tâche de médiation qui permet de décharger des tensions chez les résidents. Quand un résident arrive tendu, énervé, il peut avoir besoin de parler à un tiers attentif et mesuré : c’est le rôle des éducatrices. La relation duelle (un seul adulte avec une éducatrice) peut avoir beaucoup d’intérêt.

 S.A.V.S.

Le S.A.V.S. accompagne 15 personnes plus autonomes. Pas d’obligation de passer chaque semaine dans chaque logement. Le rythme de rencontres   peut être d’une fois par mois voire plusieurs fois dans la semaine. Cela dépend des circonstances. Mais il n’y a pas systématiquement intervention dans tous les domaines, comme en LogeAC, car certaines personnes gèrent bien leur logement.

Le S.A.V.S. est amené à accompagner des salariés travaillant en milieu ordinaire. La plupart du temps il s’agit de personnes passées par le C.A.T . Le service peut leur apporter une aide à la gestion, en coordination avec le curateur, en matière de dépenses (vêtements, frais de logement...) .
Un certain nombre de résidents approchent de l’âge de la retraite : il y a davantage de soins de santé à suivre.

50 ans d’ADAPE

Autre sorte d’accompagnement éducatif en partenariat éventuel avec la P.M.I., l’Aide Sociale à l’Enfance, les écoles : la grossesse, la parentalité et nombre de questions qui s’y rapportent. Quatre personnes accompagnées sont parents. Pour nombre de ces sujets cela se traduit par la question : Comment on va faire ? C’est là qu’intervient l’accompagnement éducatif, dans le concret de la vie de chaque jour.

Coordonnées : LogeAC et SAVS, 4 rue Pasteur à Châteaubriant. 02 40 81 46 91.