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Aménagement du territoire, Codela

écrit le 20 février 2002)

Une grand messe le 28 février 2002

Une réunion est prévue au Théâtre de Verre   le jeudi 28 février : c’est la rencontre 2002 du CODELA (comité d’expansion de Loire-Atlantique), sur le thème « Châteaubriant à la croisée des territoires ». Il s’agit d’un débat animé par un journaliste (Dominique Luneau, directeur de la Lettre API et correspondant du Monde) qui se propose de faire :

- « une mise en perspective socio-économique de la région castelbriantaise

- de présenter les projets de développement des territoires de Loire-Atlantique, Ille et Vilaine, Mayenne et Maine et Loire, autour de Châteaubriant

- d’affirmer l’ambition castelbriantaise à jouer un rôle économique et territorial majeur. »

Sont invitants : le Président du Codela, le Président du Conseil Général et le Maire de Châteaubriant, en présence de Pierre Méhaignerie Député-maire de Vitré. A noter que le Codela, d’habitude, ne tient pas ce genre de réunion qui a été sollicitée par le maire Alain Hunault.

L’invitation est nettement centrée sur Châteaubriant et le graphisme de la carte d’invitation montre que, plus on s’éloigne du cœur, et plus les couleurs deviennent fades. Le « Pays de Châteaubriant   » avec sa Charte du Pays, et les projets de ses commissions, et à plus fortement le Pays de La Mée ne sont pas cités.

Le Conseil de Développement du Pays de Châteaubriant   n’a pas été associé à la démarche. Les Présidents des Communautés de Communes voisines, et les Conseils Généraux d’Ille et Vilaine, Maine et Loire et Mayenne ne sont pas invitants non plus. « L’ambition castelbriantaise à jouer un rôle économique et territorial majeur » n’est donc pas l’objet d’une démarche concertée. Il s’agit seulement de cacher le vide sidéral de l’action du maire depuis un an qu’il est en place.


(écrit le 6 mars 2003)

Assemblée Générale du Codéla (comité d’expansion de Loire-Atlantique) ce jeudi 28 février 2002. A la tribune avaient pris place Pierre Méhaignerie député-maire de Vitré, Alain Hunault maire de Châteaubriant, André Trillard Président du Conseil Général, Jean-Pierre Dhonneur président du Codéla, et deux ou trois autres responsables de « Comités d’expansion » (de la Mayenne, du Segréen, etc).. Les débats étaient animés (avec professionnalisme) par Dominique Luneau journaliste au Monde.

En préambule, M. Dhonneur a précisé qu’il s’agissait d’une manifestation exceptionnelle à Châteaubriant, territoire situé en milieu rural, mais avec tout de même une activité industrielle, « territoire modeste et fragile par rapport aux autres, et de peu d’attractivité malgré sa qualité de vie ». Le but de la réunion était de savoir comment faire vivre ce territoire.

On a alors appris des choses qu’on savait déjà : que Châteaubriant ne se trouvait pas seulement « au nord de la Loire-Atlantique » mais qu’il était… « au cœur d’un territoire délimité par Rennes, Nantes, Laval, Angers ». C’est d’ailleurs le thème de la campagne de communication lancée par le Pays de Châteaubriant   (du moins avant mars 2001).

Il y a eu alors une projection de diapositives très réussies et « dynamiques » pour présenter les Pays de La Loire : Pays de Loiron, Pays d’Ancenis, Pays de Châteaubriant  , solde naturel, solde migratoire, jeunes, vieux, un vrai festival de couleurs et de graphiques. Daltoniens s’abstenir.

Ils songeaient ...

Différents intervenants, à la tribune, ont expliqué ensuite quelles ont été leurs difficultés dans le passé, comment ils ont construit un « pays » en s’appuyant sur un « comité d’expansion » ou une structure analogue. Pendant ce temps-là, dans la salle, quelques initiés songeaient à la façon dont, à Châteaubriant, les nouveaux élus veulent ficher en l’air le « Conseil de Développement ».

On a appris que l’avenir c’est l’harmonie (comprise au sens d’harmonisation fiscale entre les territoires), qu’il fallait « se mettre autour d’une table », qu’il fallait offrir une qualité de vie aux entreprises pour qu’elles acceptent de se délocaliser, qu’il fallait fournir des logements aux habitants pour qu’ils restent sur place . L’ADIC (association des industriels) a parlé de l’amélioration de la Nationale 171 et de la nécessité de développer « le haut débit » pour l’accès des entreprises à internet. Et de développer la couverture en téléphonie mobile « quitte à co-financer les investissements ».

Et puis on a entendu des pensées profondes :

L’immobilisme est en marche, rien ne l’arrêtera (aurait dit le défunt Edgar Faure)

Celui qui n’a pas d’objectif ne peut pas l’atteindre (aurait dit un penseur chinois)

Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va (a dit M. Dhonneur)

A part ça, …, eh bien on n’est allé nulle part. Rien d’annoncé pour le Pays de Châteaubriant  . Il y a même eu un éclat de rire et des murmures quand le journaliste qui menait les débats a demandé à Alain Hunault s’il pensait que la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant pourrait rouvrir bientôt, Alain Hunault, qui ne parle guère, a passé rapidement la parole au Président du Conseil Général. Mais celui-ci a dit, à juste titre, que cela ne dépendait pas de lui mais du Conseil Régional (il aurait pu ajouter : et même de la commission du Conseil régional dirigée par Michel Hunault. Mais Alain Hunault l’avait sans doute oublié)

Dans cette réunion, il a été évident que Pierre Méhaignerie, et les autres intervenants, avaient un discours et une pratique sur le développement économique local. Cela aurait été le cas aussi de Martine Buron, si elle avait été là. Alain Hunault, lui, a montré qu’il était toujours plus empressé de donner la parole aux autres que de la prendre lui-même, vu qu’il n’a rien à dire à ce sujet. Ce qui n’est pas sans faire « hucher » les industriels !

Bref, une réunion pour rien. Mais tout-à-fait oecuménique, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Où sont-ils ?

Dans la salle, le seul intervenant a été Jean-Luc Colin, maire de St Vincent des Landes : « C’est bien joli de dire : Châteaubriant est à la croisée des territoires. Il faudrait d’abord qu’il y ait un territoire et que pour cela se construise effectivement le pays de Châteaubriant  , ce qui reste à faire en n’excluant personne. Plus de 300 personnes ont travaillé à la Charte de Territoire. Je vois ici des représentants des élus et des industriels, mais ni les associations, ni les représentants des salariés, pas plus d’ailleurs que du commerce et de l’artisanat ». Il y a eu alors comme une gêne, aucune des personnalités à la tribune n’a voulu lui répondre. M. Dhonneur a même tenté de dévier le débat. Le journaliste est revenu à la charge et la seule chose qu’Alain Hunault ait trouvé à dire c’est que … « mais si il y a des associations, puisque le Président de la Foire de Béré est là ».

Pitoyable. Mais le vin d’honneur à la fin était très réussi