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Enfants & jeunes : droits, santé

(écrit le 15 mai 2002)

 Droits des enfants

Environ 50 millions d’enfants souffrent de malnutrition, près de 11 millions meurent avant l’âge de 5 ans et plus de 120 millions sont toujours exclus des circuits scolaires, 10 millions travaillent dans des conditions abusives, 300 000 enfants sont soldats dès l’âge de 5-6 ans. La moitié des 21 millions de réfugiés et de personnes déplacées est âgée de moins de 18 ans. Ils méritent une attention particulière dans la mesure où ils se trouvent exposés aux conflits armés et au manque d’accès à la nourriture, à l’eau, à des abris et à des soins de santé de base. Ils sont souvent séparés de leur famille durant les conflits et parfois soumis à des sévices sexuels et à la violence. Ils sont les victimes des manipulations et des forces armées et sont souvent exposés au virus du sida. Leur éducation est souvent interrompue à un stade crucial de leur développement. Le monde a-t-il tenu les promesses faites aux enfants lors du Sommet mondial de 1990 ?

C’est à cette question qu’ont répondu plus de 70 chefs d’État et de Gouvernement qui ont participé à la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU consacrée aux enfants, du 8 au 10 mai 2002. Pour la première fois des enfants étaient invités à y prendre la parole.

Des efforts insuffisants

L’examen des objectifs fixés en 1990 s’appuie sur une série de rapports dont celui du Secrétaire Général des Nations Unies intitulé « Nous, les enfants ». Ils signalent des progrès sensibles dans certains domaines (par exemple, dans 63 pays, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a pu être réduit d’un tiers), d’autres domaines ont en revanche connu une stagnation, voire même une détérioration.

« Le monde n’a pas réalisé la plupart des objectifs définis lors du Sommet mondial pour les enfants », « non pas à cause de leur ambition démesurée ou de leur complexité technique, mais en grande partie à cause d’efforts insuffisants ». « Aujourd’hui et malgré une économie mondiale qui génère 30 000 milliards de dollars », poursuit le Secrétaire Général dans son rapport, « près de 40 % des enfants vivant dans les pays en développement, soit environ 600 millions, tentent de survivre avec moins de 1 dollar par jour et même dans les pays riches, un enfant sur six vit en dessous du seuil de pauvreté »

La paix dépend des enfants

La Session des 8-10 mai 2002 a montré que l’investissement dans les secteurs affectant directement l’enfant peut jouer un rôle clé dans la consolidation de la paix et de la sécurité à l’échelle mondiale. « Si les nations s’engageaient à déployer de réels efforts en faveur de la protection des enfants et de la promotion de leurs droits, alors des progrès considérables seraient atteints en terme de développement humain » a déclaré Mme Carol Bellamy, Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Des résultats mitigés

– Le Vice-Président du Botswana a indiqué que, dans son pays, 12 % des enfants de moins de 14 ans ont au moins perdu un parent biologique, du fait du SIDA, de la tuberculose ou de la malaria, et en a souligné les conséquences économiques.

– Le Premier Ministre de la République Centrafricaine, a déclaré que la pandémie du sida qui sévit au niveau de la jeunesse de son pays, privera celui-ci des bras nécessaires à son développement. Quant au taux de scolarisation il a baissé entre 1996 et 2000, passant de 62,7% à 42,9%.

– La Ministre des affaires féminines du Nigéria a indiqué que, l’année dernière, son pays a consacré 1,7 milliard au service de la dette contre 300 millions de dollars au secteur social. Elle a proposé, la conversion de la dette extérieure en un fonds pour l’élimination de la pauvreté chez les femmes et les enfants.

– Le Premier Ministre du Bangladesh a jugé que les investissements dans la santé et la nutrition des mères et des enfants ont une importance cruciale. Les nations du monde doivent travailler, a-t-il dit, à créer un monde non violent offrant un environnement sûr pour les enfants. Dans ce cadre, il faut garder à l’esprit l’importance de l’éducation surtout pour les fillettes.

– Le Président de l’Ouganda, a parlé de son pays où, en 1999, on comptait 47 674 classes avec une capacité de 80 élèves par classe, et 66 712 classes en 2001. Il a rappelé que le taux de pauvreté est passé dans son pays de 56 % en 1993 à 35 % en 2000 et a précisé ensuite que la couverture en eau potable des zones rurales est passé à 60% et dans les villes à 65 %, tandis que le taux de mortalité infantile est passé de 122 pour mille à 80 pour mille. Il a regretté les problèmes rencontrés dans la commercialisation des cultures traditionnelles, telles que le café, et d’autres ressources. Il a revendiqué la possibilité pour les produits africains de pénétrer les marchés des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique(OCDE), estimant que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est actuellement trop faible pour lui permettre de développer pleinement les capacités de ses enfants et de ses jeunes.

– La Présidente de la Finlande, s’est déclarée préoccupée de ce que, dans notre environnement « mondialisé », la concurrence et le rythme du travail soient si durs qu’ils empêchent les parents d’accorder tout le soin et le temps requis aux enfants, la Présidente a plaidé pour un juste équilibre entre le travail et la vie familiale.

– Le Vice-Président du Ghana a évoqué le trafic des enfants aux fins d’esclavage ou d’exploitation sexuelle.

– La Présidente des Philippines, a souligné la nécessité de venir en aide aux enfants de la rue, aux enfants soumis au travail précoce et forcé et aux enfants exploités, afin de les réinsérer socialement.

– Le ministre de l’action sociale du Burkina Faso, a expliqué que dans son pays, 56 % de habitants ont moins de 18 ans et que les difficultés sont dues à la persistance de la pauvreté et aux pesanteurs socioculturelles, à l’insuffisance des actions d’information, d’éducation

 Comment en sommes-nous arrivés là ?

– Le ministre de la solidarité nationale de l’Algérie, s’est demandé « Comment en sommes-nous arrivés là alors même que nous pensions avoir mis en place les mécanismes et les garde-fous nécessaires à la protection des enfants ». Il a estimé que la rupture des équilibres subtils sur lesquels s’étaient longtemps appuyés la famille et la société, les bouleversements des modes de vie et de pensée liés aux pressions sociales inhérentes à la compétitivité et aux impératifs de rendement ont entraîné l’émergence d’une nouvelle société humaine âpre au gain facile et d’où semblent bannies l’éthique et la morale. C’est ainsi, a-t-il estimé, que des milliers d’enfants sont victimes des réseaux criminels, livrés à la délinquance et à la prostitution ou exploités sans scrupules.

Il est incontestable, a-t-il encore dit, que la baisse drastique de l’Aide aux Pays en voie de Développement, le lourd fardeau de la dette extérieure ainsi que l’impact négatif des programmes d’ajustement structurel sur les services sociaux de base ont une répercussion directe sur la qualité de vie des populations et en particulier des enfants.

– Le porte-parole de l’Espagne, a lancé un appel pour que la santé reproductive ne soit pas négligée : chaque année, des adolescentes donnent naissance à 30 millions d’enfants. Il a souligné aussi l’importance d’une éducation de base, gratuite et de qualité y compris pour les enfants frappés de handicaps physiques et mentaux.

Pour la directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la création d’un monde réellement digne des enfants n’implique pas seulement l’absence de guerre mais l’assurance que les enfants ne mourront pas de maladies évitables, auront accès à l’eau et aux services d’assainissement, participeront aux processus de prise de décisions et profiteront d’un monde, qui fera d’eux des adultes sains et vivant dans la dignité.


Ecrit le 2 avril 2003 :

Un million d’enfants pauvres

Jacques Chirac a décidé de consacrer un milliard d’euros à la lutte contre l’exclusion en France. C’est 75 fois moins que ce que Bush demande à son Congrès pour faire la guerre à l’Irak.

Mais ce milliard contre l’exclusion risque fort de rester un simple effet d’annonce car, par un décret publié le 15 mars au Journal officiel, le gouvernement a décidé l’annulation de 1,4 milliard d’euros de crédits et le gel de 2,5 milliards.

Pourtant, selon une étude de l’INSEE dévoilée vendredi 21 mars, environ un million d’enfants vivent, en France, dans un ménage dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, soit 8 % de la population âgée de moins de 18 ans. Dans un cas sur deux, les parents de ces enfants n’ont pas d’emploi. Le taux de pauvreté des enfants est d’autant plus élevé que le niveau d’instruction de leurs parents est faible. A Paris et dans le monde rural, cet indicateur est inférieur à la moyenne alors que dans les villes de plus de 200 000 habitants (à l’exception de Paris), ce taux atteint son maximum (11 %).

Emploi en panne

Quant à l’emploi, il n’est pas florissant : ne dit-on pas que dans la région de Châteaubriant « le stock » des demandeurs d’emploi (comme on dit à l’ANPE) a augmenté de 10 % sur l’année 2002 (contre 4 % en moyenne nationale) ?

En France le chômage a progressé de 0,8% en février 2003 par rapport à janvier pour le quatrième mois consécutif, to-

talisant 2.343.000 personnes, selon les statistiques du ministère des Affaires sociales publiées le 28 mars. Le chômage avait progressé de 0,7% en janvier, après avoir déjà enregistré de fortes hausses en novembre (+0,6%) et décembre (+0,8%).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 (immédiatement disponibles à la recherche d’un emploi à durée indéterminée et à temps plein) augmente de 0,8%, soit 19.200 personnes supplémentaires (après une augmentation de 17.000 personnes en janvier).

Le nombre de demandeurs d’emploi des catégories 1+6 (qui prend en compte ceux ayant exercé une activité occasionnelle ou réduite de plus de 78 heures dans le mois), progresse de 0,9% en février, comme en janvier.

Sur un an, entre fin février 2002 et fin février 2003, le nombre de chômeurs de catégorie 1 a augmenté de 5,7% et celui des chômeurs des catégories 1+6 de 4,6%.

La priorité des priorités nous semble devoir aller à la réduction, non pas des impôts et cotisations sociales, mais du chômage.


Ecrit le 5 novembre 2003 :

Les jeunes et le chômage

Le chômage a progressé de 1,0 % en septembre 2003, totalisant 2.435.700 personnes (25.300 chômeurs supplémentaires), poursuivant sa hausse quasi ininterrompue depuis la mi-2001, selon les statistiques publiées vendredi 30 octobre par le ministère du Travail.

Le taux de chômage s’établit ainsi à 9,7 %. On craint qu’il atteigne 10 % en fin d’année.

Sur un an, le nombre de chômeurs de catégorie 1 (immé-diatement disponibles à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps plein), qui sert de baromètre officiel, a bondi de 6,9 %.

Le chômage de catégories 1+6 (prenant en compte les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité occasionnelle ou réduite de plus de 78 heures dans le mois), a progressé de 1,7 % en septembre sur un mois et de 6,6% sur un an.

Ce sont les jeunes qui sont le plus affectés par la dégradation du marché du travail : le chômage des moins de 25 ans grimpe de 5,1 % en septembre par rapport à août et de 8,2 % par rapport à septembre 2002.

Le journal L’Eclaireur, dans son édition du 31 octobre 2003, annonce que tout ira mieux à partir de 2006 parce que de nombreux salariés partiront en retraite et devront être remplacés.

Et parce que les classes d’âge arrivant sur le marché du travail sont moins nombreuses que celles du « baby-boum ».

Mais deux ans d’attente, c’est long


Ecrit le 25 février 2004 :

Pauvreté

Un million d’enfants de France, de moins de 18 ans, vivaient en 1999-2000 sous le seuil de pauvreté soit près de 8 % de l’ensemble des enfants, selon une étude du CERC (Conseil emploi revenus et cohésion sociale).

« La pauvreté des enfants résulte d’abord des difficultés d’emploi de leurs parents », selon cette étude.

Le rapport détaille les conséquences de la pauvreté des enfants : « Vivre dans une famille pauvre conduit souvent à habiter un logement surpeuplé et développe des risques en matière de santé (dont l’obésité)


Ecrit le 20 avril 2005

 La pauvreté des enfants des pays riches

On compte 2,4 % d’enfants vivant dans la pauvreté au Danemark contre 21,9 % aux Etats-Unis.

Dans la plupart des pays, le chômage, l’augmentation des familles monoparentales, et les difficultés des travailleurs non qualifiés sur le marché du travail sont les causes de l’augmentation de la pauvreté des enfants.

Télécharger le document : Pauvreté des enfants , format pdf de 15.5 kilo octets

Mais les politiques publiques peuvent en restreindre les effets : avec un taux de pauvreté comparable avant les aides sociales (un peu plus de 11 % d’enfants pauvres), le Danemark le réduit à 2,4 % et les Pays-Bas seulement à 9,8 %. La volonté politique de réduire les effets de la pauvreté n’est pas généralisée puisque les dépenses publiques allouées aux enfants des ménages recevant des aides sociales ont diminué dans 8 pays sur les 13 pour lesquels l’étude disposait de données.

Source : UNICEF, rapport sur la pauvreté des enfants 2005


Ecrit le 6 juillet 2005 :

 Jeunes à la dérive

Une inquiétude s’avive lorsqu’on rencontre les responsables de quatre structures :
–  FJT de Châteaubriant
–  FJT de Nozay
–  Centres de réinsertion sociale
–  Comités d’attribution d’aides

Que disent-ils donc ? Qu’il est assez fréquent (oui, fréquent) de voir des jeunes SDF avant 30 ans, assez fréquent de voir des jeunes dérangés au point de faire des séjours à répétition dans les hôpitaux psychiatriques. « Nous voyons des jeunes non-structurés, dé-structurés » qui ont peur de la vie. « Pour certains, il faut 6 à 12 mois pour redémarrer, pour trouver un intérêt à vivre qui soit plus fort que la peur ».

Les hôpitaux psychiatriques, actuellement, sont pleins à craquer. Ils ont la volonté de s’ouvrir ... en mettant dehors des personnes qui n’ont pas d’appui. La solitude (la vraie, celle qui met un individu hors de tout réseau social) est un des grands fléaux de notre société.

Alors toutes les structures existantes essaient de fournir l’appui qui a manqué à ces jeunes, la famille qui leur a manqué.

...... Lourde tâche !

Tant qu’il y aura des jeunes
sans repères,
sans boulot,
sans espoir d’une vie meilleure,
la situation sociale se dégradera. Dans les banlieues des grandes villes. Et maintenant jusque dans nos campagnes

Des jeunes, à 25-26 ans, ont déjà connu l’errance et la faim. Constamment ils sont soumis à des tensions entre leur manque de ressources et la pression publicitaire. Ce ne sont pas les gesticulations et les rodomontades d’un Ministre qui pourront apporter une solution.

 

BP  

 

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