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CCC - décembre 2001

écrit le 25 décembre 2001 -

La dernière réunion de la Communauté de Communes du Castelbriantais (à 12 communes) s’est tenue le 20 décembre 2001 à la Meilleraye. (La prochaine fois il y aura 19 communes). En voici quelques échos :

Disc-Jockey : le maire de Châteaubriant, par ailleurs président de la dite Communauté de Communes, est en train de trouver son rôle : il annonce le titre des chansons et ce sont les autres qui chantent. C’est lui qui lit le titre de la délibération, et c’est la plupart du temps Jacques Lemaître, maire de Rougé, qui mène les (rares) débats. Ou alors c’est André Ribéra (directeur des services) qui donne des précisions. Mais c’est quand même Alain Hunault le Président ! Ben dame !

Rares : des débats, il n’y en a guère car toutes les délibérations sont vues par les maires avant la réunion publique. Tant pis pour les délégués communautaires qui ne sont pas maires. Ils ne sont pas au courant. Heureusement il y a quelques courageux qui se lancent à poser des questions. Mais ils ne le feront pas longtemps : la plupart de ces courageux sont des délégués suppléants et dans la future Communauté de Communes ils seront relégués au fond de la salle sans avoir le droit de parler. La démocratie est en marche.

Micros baladeurs : il y a aussi quelques maires courageux qui re-posent en séance publique les questions qu’ils ont posées en réunions des maires. Ceux-là ont compris que les citoyens ne peuvent s’intéresser aux affaires intercommunales que s’ils ont des informations. Mais il y a des choses étonnantes : quand certains élus parlent, on ne leur fait pas passer un micro (ce qui fait que les personnes présentes dans le fond de la salle n’entendent pas grand chose). Mais quand d’autres parlent, ce fut le cas pour un adjoint de Châteaubriant, alors on s’empresse de leur apporter un micro baladeur, miraculeusement apparu.

Taux d’intérêt : la Communauté de Communes a ouvert une ligne de crédit de trésorerie de 1 525 000 € (ce n’est pas une broutille, ça fait 10 millions de francs environ). Une « ligne de crédit » c’est un emprunt disponible sur lequel on peut tirer quand on en a besoin. C’est un peu comme les « réserves de crédits permanents » dont bénéficient certaines familles auprès de leur banquier . Mais à quel taux cet emprunt ? Réponse : « ce sera selon les cas : EONIA, T4M ou Euribor ». Et le pékin du fond de la salle n’a rien compris ! C’aurait été si simple pourtant de dire que ça tournerait autour de 3,18 %. Heureusement qu’un délégué s’est risqué à poser la question.

Une chose est claire en tout cas : les réunions publiques, désormais, ne sont pas faites pour l’information du citoyen. Tout est fait pour dégoûter les citoyens de la politique. « Ah quel dommage que la loi impose des réunions publiques ! » doivent se dire certains élus « faites-moi confiance, c’est bien suffisant »

25 000 F c’est beaucoup : l’association d’Aide aux Chômeurs avait été retenue pour aménager le magnifique sentier pédestre du site de l’étang de la forge. Elle a dépensé plus que prévu parce que, pour diverses raisons (notamment des difficultés avec des riverains), il lui a fallu faire en supplément 2290 m de sentier, 1030 mètres de clôtures, 80 mètres de garde-fous, 13 mètres de marches et 18 m de passerelles. Le coût total du supplément s’est monté à 25 180 F TTC, ce qui a fait provoqué des réflexions acerbes de certains, alors qu’il correspond à 5,80 F du mètre aménagé. Le maire de Fercé a fait remarquer que ces 25 000 F ne représentent pas grand chose pour une dépense totale de 1 303 000,00 F pour laquelle la Communauté de Communes a obtenu 1 039 000,00 F de subventions ! Et de plus ce chantier a donné du travail à des chômeurs.

25 000 F c’est peu : à côté de cela, la Communauté de Communes a voté 25 000 F de subventions : 10 000 F à la Ludothèque, 10 000 F aux Amis de l’Histoire et 5000 F à quatre jeunes infirmières qui vont faire un voyage d’étude au Sénégal. Un élu a demandé : « dans quelle commission ont été vues ces subventions ? ». Cela a permis d’ouvrir une discussion sur les méthodes d’examen des demandes, à partir de 2002, et notamment sur les critères à appliquer si on ne veut pas risquer l’inflation des dépenses.

Et les sept ? : un élu s’est étonné aussi de ce que les délégués des 7 communes qui vont entrer dans la Communauté de Communes du Castelbriantais n’aient pas été invités à la réunion du 20 décembre. Même s’il n’était pas possible de leur donner le droit de vote puisque la nouvelle Communauté de Communes ne fonctionnera qu’en 2002, cela leur aurait au moins permis de participer aux (rares) débats et d’être informés.

Vœu : le 11 décembre 2001, un vœu a été adopté à l’unanimité par le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   concernant la compétence environnement qu’il souhaite se voir attribuer par la Communauté de Communes, et concernant la représentation des communes. De ce vœu, il n’en a point été question. Déjà aux oubliettes ?

Allez, rendez-vous en 2002, en espérant que le fonctionnement sera plus démocratique. Ce sera aux 7 communes nouvellement arrivées de ruer un peu, beaucoup, dans les brancards si elles n’acceptent pas la chape de plomb. Une chape de plomb que tout le monde ressent au point que les élus de la Communauté de Communes de Derval disent : « Nous ici, on peut discuter au moins » en expliquant ainsi leur refus de rejoindre la Communauté de Communes du Castelbriantais