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Irak (06)

(écrit le 19 février 2003)

Le coup de gueule d’Eliby :
Prendre les moyens de la non-guerre

Le café de ce matin ne passe pas.
Entre deux niaiseries imbéciles, travesties pour l’occasion en info, à propos de la Saint Valentin, l’ensemble de la presse nous entretient de la « crise irakienne », la mai nommée.

Car cette crise n’est pas plus irakienne que Bush est un chic type défenseur de la démocratie et du « bon droit ». Au delà des enjeux économiques qui sont les seuls réels motifs de ce nouveau massacre innommable, cette crise est une crise de nerfs hystérique d’un oncle Sam devenu fou. Quelques gouvernements occidentaux, dans leur infinie lâcheté, lui emboîtent le pas alors que leurs propres populations s’opposent à cette guerre. Et c’est cela la démocratie ?

Ne nous y trompons pas, l’usage de la force a toujours été l’arme des faibles d’esprit. C’est toujours le plus con de la classe qui casse la gueule des autres à la récréation, suivi par une petite cour de crétins impressionnés et malingres qui cherchent à résoudre leurs complexes d’infériorité par « Bébert » interposé.

La véritable force est celle de l’intelligence et la véritable courage réside dans le respect de la vie, Coûte que coûte.

Mais si mon café a un goût dégueulasse ce matin, c’est parce que j’ai la conviction que nous autres - toutes options politiques, philosophiques ou confessionnelles confondues - nous autres les non-guerriers ne prenons pas les vrais moyens pour stopper cette escalade de violence.

Combien sommes-nous sur cette petite planète à souhaiter la paix ? Quelques centaines de millions ? Probablement beaucoup plus.

Que pouvons-nous faire ? Descendre dans la rue ? Inutile. Ce procédé est tout juste bon pour crier contre quelques licenciements. Non. Il faut utiliser les grande moyens. Refuser les petites marifs « bonne conscience », les tracts « boy-scouts », les comités « droitde-l’hommistes », les concerts « love and peace ». C’est fini tout ça. L’attirail « soixantehuitard » a vécu. Et face à la gravité de la situation, ces procédés désuets et gentillets font sourire.

Grève mondiale

Nous devons aujourd’hui, avec les moyens de communication actuels, nous mobiliser un week-end entier. Nous mettre sur internet. Ne plus en bouger pendant 48 heures et alerter toutes nos connaissances, nos relations. De l’ami fidèle au livreur de pizza du quartier. Et recueillir des noms, cinquante, cent par personne. Recueillir des noms pour lancer un avis de GREVE MONDIALE.

Le message est simple et l’ultimatum aussi :
« Nous sommes 800 millions à exiger la paix. A compter du 1"’ mars, si les hostilités - quelles qu’elles soient et d’où qu’elles proviennent - ne cessent pas, nous arrêtons de travailler, de produire, de vendre, de conseiller... »

L’argent est le moteur mondial.
Et le travail c’est l’argent.
Arrêtons demain.

Fermez vos magasins en France, en Egypte, en Amérique.

N’allez plus aux usines en Israël, au Pakistan, en Chine.

Désertez les champs en Australie, au Canada, en Angleterre.

Utopie ?
Et si on essayait quand même ? Juste pour pouvoir se dire à nous-mêmes ainsi qu’à nos enfants : « Nous avons tout essayé. Nous sommes allés au bout. »

Et si jamais ça marchait ?
Alors l’Internationale Populaire de la Paix verrait le jour et aurait un bel avenir devant elle.

Allez ! Bon week-end malgré tout.

Ellby

(notre ami Eliby, signe toutes les semaines un dessin pour La Mée)


(écrit le 26 février 2003)

D’après Yannick Guin, venu parler à la « Galette Républicaine » du PS le 14 février 2003, il y a d’importantes différences de réactions entre les Américains et les Français. Pour lui :

1) Peur : les Américains ont connu l’attentat du 11 septembre 2001. Ce fut un choc pour eux : le sanctuaire américain n’était plus inattaquable.

En revanche, la France a connu pendant 5 ans les bombardements et l’Occupation.

2) Le rapport à la force : Les informations aux USA passent en boucle à la télévision, créant une atmosphère fantastique, une psychose. Par exemple dans l’épisode du tueur fou de Washington. L’information assénée sans répit conditionne fortement l’opinion publique américaine.

En revanche, lorsqu’elle a connu des attentats, la France a réagi comme une démocratie, sans généraliser la peur à tout le pays.

3) la religion : Les USA reposent sur un communautarisme religieux très important, la certitude d’avoir la vérité.

En revanche c’est la laïcité qui occupe une place centrale en France. Les Français ne veulent pas imposer leurs idées au monde entier.


La guerre des riches

Au Qatar, dans le Golfe Persique, il existe un camp surprotégé où les préparatifs vont bon train. Le Qatar a investi 1 million de dollars dans cette préparation, dix fois plus que les Américains. La base sera le poste de commandement d’une guerre de moins en moins hypothétique contre l’Irak.

Sur la base, de grandes paraboles sortent de terre. Sous les immenses hangars - dont certains sont encore en construction - qui s’étendent à perte de vue par rangées de dix, sont soigneusement entreposées des centaines de véhicules blindés tout-terrain et des caisses contenant toutes sortes de matériels d’expédition.

Sous un soleil de plomb, mais dans un hangar climatisé, des dizaines de tentes collectives ont été dressées pour les soldats américains, avec des installations confortables - piscine et salle de musculation comprises.

Les soldats donnent le dernier coup de pinceau à une enfilade de pièces en contreplaqué destinées à accueillir les médias du monde entier. Les correspondants de guerre de CNN et autres Fox News ont déjà leurs bureaux réservés, connexion à Internet garantie. Et une salle de conférence de presse pouvant contenir jusqu’à 300 personnes n’attend plus que les journalistes. (source : Le Monde)

Turquie :

un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras »

D’après le journal The Hartford Courant, « la Turquie ne marchanderait pas son soutien si elle croyait que l’Irak représentait une réelle menace pour sa sécurité nationale. Il est difficile de concevoir un pays ergotant sur la valeur de sa sécurité. »

C’est qu’en effet la Turquie fait monter les enchères. Pour permettre aux troupes américaines de se masser en Turquie en prévision d’une attaque de l’Irak par un front terrestre nord, la Turquie réclame 32 milliards de dollars aux USA, alors que ceux-ci ont prévu de donner 6 milliards de dons et 20 milliards de garanties de prêt.

A l’heure où La Mée boucle cette édition, nous ne savons pas l’issue de la négociation.

Selon le New York Times, qui titre sur « la diplomatie du dollar », « les moyens employés en vue de s’allier des gouvernements réticents pour soutenir une intervention militaire américaine ne sont pas glorieux ».


Afrique

Cinquante-deux pays africains ont affirmé, jeudi 20 février à Paris, qu’il existe « une alternative à la guerre » que les Etats-Unis menacent de lancer contre l’Irak, confortant ainsi la position anti-guerre de la France face à Washington.

A l’instar de la France, de l’Allemagne et de la Russie, les dirigeants africains « appellent les autorités irakiennes à apporter une coopération immédiate, active et sans réserve à la Commission de contrôle de l’ONU »


Ben Laden

De qui se moque-t-on ? Selon une information confirmée par un homme d’affaires libanais et un médecin libanais de Paris (en lien avec un castelbriantais), Ben Laden a trois séances de dialyse par semaine, à Paris, sur un appareil américain qui est approvisionné toutes les semaines avec un produit qui vient des Etats-Unis. Les autorités de ce pays savent donc où est Ben Laden.

Mais elles savent aussi que Bush, son frère et sa famille sont très liés avec la famille Ben Laden, par le biais de sociétés pétrolières



NOTES:

[1] AFP, 5 février 2003.
[2] Le Monde, 5 février 2003.
[3] Reuters, 30 janvier 2003.