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Irak (16)

écrit le 2 septembre 2003

Un carnage à l’heure de la prière

Le chef suprême de la révolution islamique en Irak, l’ayatollah Mohammad Baqer Hakim, a été tué vendredi 29 août 2003 dans un attentat à Najaf qui a fait une centaine de morts et blessés.

La guerre américaine contre le terrorisme accumule les échecs. L’envoi de troupes supplémentaires en Irak est évoqué. On commence à parler de vietnamisation. Dans un pays ravagé par le chaos et une crise économique plus forte que sous Saddam Hussein, tous les Occidentaux sont ressentis comme des « occupants », y compris les envoyés de l’ONU.

De même l’armée américaine est impuissante face aux talibans, en Afghanistan, pays à qui les USA ont déclaré la guerre après les attentats du 11 septembre 2001, au nom de la lutte dont le terrorisme. Un récent rapport de l’ONU souligne les effets pervers de politiques uniquement répressives.

La situation en Palestine est plus pourrie que jamais. Attentats et représailles s’enchaînent et on n’est sans doute pas près d’en voir la fin, sauf si les Israéliens com- prennent que les Palestiniens ont droit à un Etat totalement indépendant, droit à ce qui reste de leurs terres, droit au retour des leurs. Tout progrès vers la paix est impossible tant qu’Israël ne démantèlera pas les colonies juives.


Ecrit le 15 avril 2004 :

En Irak, ça sent le Vietnam

Malgré le lourd bilan meurtrier des derniers jours(5-8 avril 2004), Washington se borne à qualifier les affrontements sur le terrain de « sérieux problèmes » et minimise le nombre d’insurgés. A Fallouja, les marines ont bombardé une mosquée censée abriter des rebelles. Mais ils n’ont trouvé aucun corps dans les décombres.

Saddam Hussein est « tombé » le 9 avril 2003. Un an plus tard, la coalition USA-Italie-Espagne-Pologne-Angleterre, rencontre de graves difficultés sur le terrain.

Ce qui nécessitera sans doute de prolonger la mission de certains soldats américains

En Irak, ça sent le Vietnam ......


Ecrit le 11 mai 2004 :

Bush : ses crimes entrent dans l’histoire

Ce ne sont plus des accusations, puisque les faits de torture sont avérés et reconnus par leurs auteurs. Ce ne sont plus des « dérapages » commis par « indiscipline », puisque ces pratiques étaient, semble-t-il, « quasi généralisées ». Ce ne sont plus les « errements » d’un sale conflit, ce sont, au regard du droit, des crimes de guerre passibles des tribunaux internationaux !

La violence des images, de même que l’horreur rapportée des premiers témoignages officiels, le montrent sans détour et dans leur froide inhumanité : il s’agit bien d’une occupation, de la pire espèce, brutale, sans foi ni loi.

Selon un rapport interne de 53 pages rédigé par le général Antonio Taguba en personne, « des actes criminels, sadiques, honteux, gratuits » ont été commis entre les mois d’octobre et décembre par des soldats avec la bénédiction de leurs supérieurs. Ces sévices, toujours d’après le rapport, relevaient de la « routine » et ceux qui les commettaient ne paraissaient craindre aucune sanction. Également accusés : le personnel de l’encadrement de la prison, des officiers du renseignement, la CIA, des gardes privés. Bref toute la chaîne de commandement et d’exécution des basses œuvres.

Pire, interrogé sur CBS, le chef d’état-major interarmées adjoint vient d’affirmer que, contrairement aux allégations du président Bush, « tout le monde a été tenu au courant de la suite de l’enquête », oralement, y compris le président !

Ces méthodes indignes de la démocratie américaine suscitent dégoût, colère, et taillent les chairs déjà à vif des rares soutiens qui voyaient encore - on se demande bien comment - un semblant de « légitimité » morale que donnait à la coalition le fait d’avoir renversé la dictature de Saddam Hussein dont la prison d’Abou Gharib était justement l’un des symboles sinistres. Or, c’est dans ce même lieu que ces exactions viennent d’être commises.

Sodomies. Avilissements sexuels réels ou mimés, parfois entre prisonniers eux-mêmes. Coups de poignard dans les rotules. Séances de pisse collective sur des corps enlacés, entravés. Hommes tenus en laisse et traînés comme des chiens. Et au bout des supplices et des souffrances endurées, des morts, bien sûr, des cadavres. Une violence inouïe contre l’individu, sa famille, sa nation et son peuple.

Tout cela peut enclencher une cascade de violences à la mesure de l’outrage subi.
(d’après un édito de l’Humanité)


Ecrit le 28 juin 2004 :

Souveraineté sous surveillance

Avec deux jours d’avance sur le calendrier prévu, les Américains ont officiellement rendu le pouvoir aux Irakiens, le 28 juin 2004. Mais les troupes sont toujours là et de nombreux contrats et autres décrets pérennisent la mainmise américaine. De plus le pays est dévasté ........


Combien coûte la guerre en Irak ?

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