Ecrit le 15 mai 2012
Voici quelques articles ?clairant les premiers pas du quinquennat de Fran ?ois Hollande, qui s’ouvrent sur l’espoir.
- Une journ ?e charg ?e, ce 15 mai 2012
- t ?l ?vision : Fran ?ois Hollande tenu en l ?che
- Pol ?mique : le jet priv ? de Fran ?ois Hollande
- Investiture et symboles
- Le discours d’ouverture
- Jules Ferry et Marie Curie. Tout en condamnant la d ?fense de la colonisation que faisait Jules Ferry (1) . Marie Curie] : la femme, la chercheuse, l’immigr ?e
- L’air des sauvages : Tout un programme, en forme d’ ?loge de la simplicit ? et de la frugalit ?
- La croissance a ?t ? nulle en France au premier trimestre 2012
- Le premier gouvernement du quinquennat
- Trombinoscope
- Une charte de d ?ontologie pour les ministres
- Claude Gu ?ant : silence de plomb. Manuel Valls s’est montr ? tr ?s offensif, multipliant les critiques en creux sur les prises de position de son pr ?d ?cesseur. « Il n’y aura ni ang ?lisme, ni course effr ?n ?e aux chiffres, ni stigmatisation de communaut ?s, d’une cat ?gorie par rapport ? une autre, notre pays a besoin de temp ?rance et de mesure, les Fran ?ais vivent une p ?riode difficile » a martel ? le ministre.
- Le gouvernement en chiffres
- Les premi ?res mesures
Le texte du discours de Fr Hollande
" En ce jour o ? je suis investi de la plus haute charge de l’Etat, j’adresse aux Fran ?ais un message de confiance. Nous sommes un grand pays qui, dans son Histoire, a toujours su affronter les ?preuves et relever les d ?fis qui se pr ?sentaient ? lui.
A chaque fois, il y est parvenu en restant lui-m ?me, toujours dans l’ ?l ?vation et l’ouverture, jamais dans l’abaissement et le repli. Tel est le mandat que j’ai re ?u du peuple fran ?ais le 6 mai : redresser la France dans la justice, ouvrir une voie nouvelle en Europe, contribuer ? la paix du monde comme ? la pr ?servation de la plan ?te.
Je mesure aujourd’hui m ?me le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face, une dette massive, une croissance faible, un ch ?mage ?lev ? et une comp ?titivit ? d ?grad ?e et une Europe qui peine ? sortir de la crise.
Mais je l’affirme ici : il n’y a pas de fatalit ? d ?s lors qu’une volont ? commune nous anime, qu’une direction claire est fix ?e et que nous mobilisons pleinement nos forces et les atouts de la France.
Ils sont consid ?rables, la productivit ? de nos travailleurs, l’excellence de nos chercheurs, le dynamisme de nos entrepreneurs, le travail de nos agriculteurs, la qualit ? de nos services publics, le rayonnement de notre culture et notre langue, sans oublier la vitalit ? de notre d ?mographie et l’impatience de notre jeunesse.
La premi ?re condition de la confiance retrouv ?e, c’est l’unit ? de la Nation. Nos diff ?rences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversit ?s des discordes. Le pays a besoin d’apaisement, de r ?conciliation, de rassemblement. C’est le r ?le du pr ?sident de la R ?publique de faire vivre ensemble tous les Fran ?ais sans distinction d’origine, de parcours, de lieu de r ?sidence, autour des m ?me valeurs, celles de la R ?publique.
Tel est mon imp ?rieux devoir, quel que soit notre ?ge, quelles que soient nos convictions, o ? que nous vivions, dans l’Hexagone ou dans les Outre-mer, dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos territoires ruraux, nous sommes la France. Une France non pas dress ?e contre une autre mais une France r ?unie dans une m ?me communaut ? de destin. Et je r ?affirmerai en toutes circonstances nos principes intangibles de la ?cit ?, comme je lutterai contre le racisme, l’antis ?mitisme et toutes les discriminations.
La confiance c’est aussi l’exemplarit ?. pr ?sident de la R ?publique, j’assumerai pleinement les responsabilit ?s exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorit ?s mais je ne d ?ciderai pas de tout, pour tous et partout.
Conform ?ment ? la Constitution, le gouvernement d ?terminera et conduira la politique de la Nation, le Parlement sera respect ? dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son ind ?pendance. Le pouvoir au sommet de l’Etat sera exerc ? avec dignit ? et simplicit ?, avec une grande ambition pour le pays. Et une scrupuleuse sobri ?t ? dans les comportements.
L’Etat sera impartial parce qu’il est la propri ?t ? de tous les Fran ?ais et qu’il n’appartient donc pas ? ceux qui ont en ont re ?u pour un temps limit ? la charge. Les r ?gles de nomination des responsables publics seront encadr ?es et la loyaut ?, la comp ?tence et le service de l’int ?r ?t g ?n ?ral seront les seuls crit ?res pour d ?terminer mes choix pour les grands serviteurs de l’Etat.
La France a la chance de disposer d’une fonction publique de grande qualit ?. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et en chacun de ses agents.
La confiance, elle est dans la d ?mocratie elle-m ?me. Je crois en la d ?mocratie locale et j’entends la revivifier par un nouvel acte de d ?centralisation susceptible de donner des libert ?s nouvelles pour le d ?veloppement de nos territoires.
Je crois en la d ?mocratie sociale et de nouveaux espaces de n ?gociations seront ouverts aux partenaires sociaux que je respecterai, aussi bien les repr ?sentants des syndicats de salari ?s que les organisations professionnelles.
Je crois ? la d ?mocratie citoyenne, celle des associations et des engagements civiques qu’elles mobilisent. Les b ?n ?voles seront soutenus pour leur d ?vouement pour la R ?publique.
La confiance, elle repose sur la justice, dans les choix, la justice dans la conception m ?me de la cr ?ation de richesse. Il est temps de remettre la production avant la sp ?culation, l’investissement d’avenir avant la satisfaction du pr ?sent, l’emploi durable avant le profit imm ?diat.
Il est temps d’engager la transition ?nerg ?tique et ?cologique, il est temps d’ouvrir une nouvelle fronti ?re pour le d ?veloppement technologique et pour l’innovation.
Mais la justice, elle est aussi dans la r ?partition de l’effort indispensable. Il ne peut pas y avoir des sacrifices pour les uns, toujours plus nombreux, et des privil ?ges pour les autres sans cesse moins nombreux. Ce sera le sens des r ?formes que le gouvernement conduira, avec le souci de r ?compenser le travail, le m ?rite, l’initiative et de d ?courager la rente et les r ?mun ?rations exorbitantes.
La justice ce sera le seul crit ?re sur lequel chacune d ?cision publique sera prise au nom de la R ?publique.
Enfin, la confiance c’est ? la jeunesse que la R ?publique doit l’accorder. Je lui rendrai la place qui doit ?tre la sienne, la premi ?re. C’est le fondement de mon engagement pour l’ ?cole de la R ?publique, car sa mission est vitale pour la coh ?sion de notre pays, pour la r ?ussite de notre ?conomie et pour la promotion de chacun.
C’est la volont ? qui m’anime pour r ?nover la formation professionnelle, pour accompagner les jeunes vers l’emploi et lutter contre toutes les pr ?carit ?s. Ce sera aussi la belle id ?e du service civique, que j’entends relancer.
Mesdames, Messieurs, en ce jour bien des peuples, et d’abord en Europe, nous attendent et nous regardent. L’Europe, pour surmonter la crise, a besoin de solidarit ?, elle a besoin de croissance. A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la r ?duction n ?cessaire des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’ ?conomie.
Et leur dirai la n ?cessit ? pour notre continent de prot ?ger dans un monde si instable non seulement ses valeurs mais ses int ?r ?ts, au nom du principe de r ?ciprocit ? de nos ?changes commerciaux.
La France est une nation engag ?e dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d’humanisme, d’universalit ? et de libert ?, elle y occupe une place singuli ?re. La d ?claration des droits de l’homme et du citoyen a fait le tour du monde.
Nous devons en ?tre, et moi le premier, les d ?positaires et nous situer aux c ?t ?s de toutes les forces d ?mocratiques du monde qui se recommandent de ses principes. La France respectera tous les peuples, elle sera partout fid ?le ? la vocation qui est la sienne, d ?fendre la libert ? des peuples, l’honneur des opprim ?s, la dignit ? des femmes.
Dans cet instant, et j’en mesure la solennit ?, o ? je suis charg ? de pr ?sider la destin ?e de notre pays et de le repr ?senter dans le monde, je salue mes pr ?d ?cesseurs, tous ceux qui avant moi ont eu la responsabilit ? de conduire la R ?publique : Charles de Gaulle, qui a mis son prestige au service de la grandeur et de la souverainet ? de la France ; Georges Pompidou, qui fit de l’imp ?ratif industriel un enjeu national ; Val ?ry Giscard d’Estaing, qui relan ?a la modernisation de la soci ?t ? fran ?aise ; Fran ?ois Mitterrand, pour lequel j’ai une pens ?e toute particuli ?re aujourd’hui m ?me, qui fit tant pour faire avancer les libert ?s et le progr ?s social ; Jacques Chirac, qui marqua son attachement aux valeurs de la R ?publique ; Nicolas Sarkozy, ? qui j’adresse des voeux pour la nouvelle vie qui s’ouvre devant lui.
Mesdames, Messieurs, je veux servir une grande cause, le rassemblement, le redressement, le d ?passement et l’espoir doivent en ?tre le fil conducteur.
Vive la R ?publique et vive la France ! "

