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Écrit le 8 janvier 2003
Riches, nous ? Vous rigolez ?
En feuilletant les pages du dernier rapport du Conseil Général de Loire-Atlantique, la Mée est tombée sur un intéressant tableau : celui du potentiel fiscal des communes.
C’est ce que l’on obtient en multipliant les bases d’imposition par les taux.
Potentiel fiscal inférieur à 256 €
(soit 1680 F par habitant) :
Abbaretz : 221 €
La Chapelle-Glain : 216 €
Fercé : 214 €
Grand-Auverné : 252 €
Jans : 193 €
Lusanger : 206 €
Marsac-sur-Don : 214 €
La Meilleraye : 183 €
Mouais : 161 €
Petit-Auverné : 200 €
Rougé : 209 €
Ruffigné : 187 €
Saint-Aubin-des-Châteaux : 214 €
Saint-Julien-de-Vouvantes : 254 €
Saint-Vincent-des-Landes : 197 €
Sion-les-Mines : 210 €
Soulvache : 208 €
Treffieux : 188 €
Villepôt : 214 €
Potentiel fiscal entre 256 et 398 €
(entre 1680 F et 2610 F par habitant) :
Noyal-sur-Brutz : 258 €
Moisdon-la-Rivière : 317 €
Nort-sur-Erdre : 312 €
Derval : 397 €
Erbray : 372 €
Louisfert : 387 €
Potentiel fiscal entre 398 et 684 €
(entre 2610 F et 4486 F par habitant) :
Nozay : 431 €
Soudan : 448 €
Châteaubriant : 634 €
La Baule : 677 €
Nantes : 598 €
Saint-Nazaire : 655 €
Potentiel fiscal au-dessus de 684 €
(soit plus de 4486 F par habitant) :
Issé : 772 €
Juigné-les-Moutiers : 700 €
Ancenis : 1183 €
Carquefou : 1403 €
Il est étonnant de voir que, dans notre région, Issé et Juigné-les-Moutiers font partie des communes les plus « riches » (loin derrière Carquefou cependant). Cela tient à la présence, sur leur territoire, d’une ou plusieurs entreprises importantes qui paient une taxe professionnelle conséquente.
En revanche, des communes comme Mouais ou Fercé ont un potentiel fiscal réduit.
Pour autant, un potentiel fiscal élevé ne veut pas dire qu’une ville est réellement riche. Châteaubriant semble être plus « riche » que Nantes, mais chacun sait qu’elle doit faire face à des frais importants et à un endettement qui, heureusement pour elle, va considérablement diminuer en 2003.
L’actuel maire de Châteaubriant a promis des baisses d’impôts locaux. C’est parce qu’il a la chance de pouvoir bénéficier de cette baisse de l’endettement.
Rappelons que celui-ci, qui était dû à Xavier Hunault, était à un niveau considérable quand Martine Buron a pris la mairie en 1989.
C’est au prix de gros efforts de gestion que cet endettement a été réduit, tout en réalisant quand même des investissements importants : Maison de l’économie, Maison de la formation, Halle de Béré, Théâtre de Verre, zones industrielles, rénovation de la piscine, rénovation du village des enfants, etc.
Les pratiques actuelles du maire de Châteaubriant laissent craindre un nouveau dérapage de l’endettement, sauf si l’adjoint aux finances tient solidement les rênes (ce qui semble être le cas, provoquant chez d’autres adjoints des grincements de dents…). En tout cas, il faut être vigilant.
Écrit le 26 janvier 2005 :
Vu dans les dossiers de la Commission Permanente du Conseil Général de Loire-Atlantique (6 janvier 2005), le potentiel fiscal des communes de la CCC (communauté de communes du Castelbriantais).
Par comparaison, le potentiel fiscal d’Ancenis est de 1220 € par habitant.
Le potentiel fiscal est égal au produit des bases des quatre taxes directes de la commune multipliées par les taux moyens nationaux de l’ensemble des communes de France.
Ce potentiel fiscal a servi pour calculer le pourcentage de [subvention allouée par le Conseil Général → 2095], aux communes, pour leur voirie.
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