Ecrit le 16 avril 2008
Sp ?cificit ?s locales
Le groupe local de diagnostic, r ?uni autour du Conseil de d ?veloppement, a souhait ? analyser le profil des femmes du territoire pour r ?pondre ? la fois ? leur probl ?matique d’insertion et aux besoins de recrutement des entreprises locales.
Plus de questions que de r ?ponses
Les femmes : moins actives que les homm
Dans les d ?finitions officielles, une femme « active » est la femme qui a un travail ext ?rieur ? celui de la maison.
Sur la zone d’emploi de Ch ?teaubriant les femmes sont moins actives (45,6 %) qu’en R ?gion Pays de Loire (49,1 %) alors que ces taux, pour les hommes, sont respectivement 53,1 % et 55,3 %.
Cette moindre activit ? se retrouve dans presque toutes les classes d’ ?ges.
Seule la classe des 20-24 ans ne r ?pond pas ? cette r ?gle ce qui semblerait vouloir dire que les femmes (de la m ?me mani ?re que les hommes) font des formations plus courtes sur la zone d’emploi de Ch ?teaubriant que sur la R ?gion.
Chez les demandeurs d’emplois, la part des femmes parmi les demandeurs d’emploi est la m ?me qu’au niveau r ?gional :
(53 % en cat ?gorie 1 ;
56 % en cat ?gorie 6). (*)
Questions :
– Quels sont les facteurs expliquant cette moindre activit ? des femmes au niveau local ? Les difficult ?s de mobilit ? sont-elles une explication ?
– Peut-on envisager de r ?pondre au moins partiellement aux besoins de main d’œuvre des entreprises en jouant sur ce taux d’activit ? ?
Plus de temps partiel
Les femmes salari ?es en temps partiel sont plus nombreuses (46 %) qu’au niveau r ?gional (39 %). Une analyse par cat ?gorie socioprofessionnelle montre par ailleurs que la part des femmes parmi les ouvriers est moins importante qu’au niveau r ?gional, alors que chez les employ ?s, les agriculteurs et les artisans, la situation est inverse.
Questions :
– Les temps partiels sont-ils choisis par les femmes ?
– Faut-il r ?fl ?chir aux possibilit ?s d’ouverture de postes d’ouvri ?res de fa ?on ? diminuer le nombre de temps partiels ?
Moins form ?es
Les femmes, dans la zone d’emploi de Ch ?teaubriant, sont moins dipl ?m ?es qu’au niveau r ?gional (38 % des 20-59 ans n’ont pas le niveau V contre 34 % au niveau r ?gional).
Par ailleurs, 14 % des femmes ont un niveau BAC+2 et plus contre 19 % en moyenne sur la r ?gion. Ces parcours de formation moins longs au niveau local se retrouvent aussi chez les hommes ; le peu de fili ?res compl ?tes de formations existant localement peut ?tre un facteur explicatif. En revanche, parmi les demandeurs d’emploi, les niveaux de formation des femmes sur la zone sont comparables ? la r ?gion.
Questions :
– Y a-t-il des possibilit ?s locales de d ?bouch ?s professionnels pour des femmes ayant des parcours de formation plus longs ? Si oui, quelle(s) fili ?re(s) de formation mettre en place ?
– Le niveau de revenu explique-t-il le choix de formations courtes ?
Choix professionnels trop restreints
Les jeunes filles privil ?gient en premier lieu une formation dans le secteur param ?dical (li ? notamment ? la pr ?sence de formations locales d’aides-soignantes et d’infirmi ?res) suivi du commerce puis du tertiaire de bureau. Ces trois secteurs concentrent 90 % de leurs choix alors que cette proportion n’est que de 76 % au niveau r ?gional.
Malgr ? la pr ?sence d’un appareil local de formation, les m ?taux, la m ?canique, le transport et l’ ?lectricit ? attirent tr ?s peu de jeunes filles. Les gar ?ons, quant ? eux, ont des choix plus diversifi ?s.
Cette sp ?cialisation se retrouve aussi parmi les demandeurs d’emploi puisque les femmes recherchent plut ?t un emploi dans le tertiaire de bureau, le commerce, le param ?dical, l’h ?tellerie-tourisme et le nettoyage.
La sp ?cialisation tend ? d ?cro ?tre avec l’ ?ge ce qui am ?ne ? penser que les plus ?g ?es, par connaissance du march ?, privil ?gient une recherche d’emploi sur des secteurs d’activit ? plus porteurs. Cette explication est surtout vraie pour le secteur du commerce qui compte pour 23 % de la demande f ?minine des moins de 25 ans contre seulement 9 % chez les femmes de 50 ans et plus.
Ce ph ?nom ?ne se traduit aussi par une moins faible proportion de femmes en formation continue sur des m ?tiers traditionnellement masculins.
Questions :
– Comment diversifier les choix d’orientation des jeunes filles ?
– Comment mobiliser des femmes en recherche d’emplois vers les m ?tiers porteurs du territoire ?
– Y a-t-il de r ?elles opportunit ?s d’embauche pour les femmes sur des m ?tiers traditionnellement masculins ?
Du c ?t ? des employeurs : r ?ticence mais ?volution
Une analyse combin ?e des enqu ?tes annuelles Besoins de Main d’œuvre de l’ass ?dic et des taux de tension de l’aNPE font ressortir les principaux m ?tiers porteurs de la zone d’emploi. Force est de constater que nombre d’entre eux sont « traditionnellement masculins ». Le groupe a donc souhait ? travailler plus particuli ?rement sur ces m ?tiers.
L’enqu ?te men ?e aupr ?s des entreprises concern ?es par ces m ?tiers indique que, pour les employeurs, les freins majeurs ? l’embauche des femmes sur les m ?tiers « traditionnellement masculins » sont principalement li ?s aux capacit ?s physiques des femmes, qui ne permettent pas l’exercice de certains m ?tiers (chaudronniers par exemple) puis dans un deuxi ?me temps aux investissements n ?cessaires en mati ?re de locaux, vestiaires pour accueillir un public f ?minin.
En tenant compte de ces freins, le groupe a ainsi d ?fini une liste de « m ?tiers interm ?diaires », d ?finis comme : plut ?t traditionnellement masculins, pourvoyeurs d’emplois sur lesquels l’int ?gration de femmes semble rapidement possible (pas de freins particuliers de la part des entreprises, possibilit ?s de formations courtes pour acc ?der ? l’emploi) :
– Les m ?tiers du second œuvre
– Les m ?tiers de la construction m ?canique et du travail des m ?taux
– Les m ?tiers de la construction ?lectrique et ?lectronique
– Les m ?tiers de la maintenance
– Les m ?tiers de l’agro-alimentaire
– Le transport de marchandises
Questions :
– Quels transferts de comp ?tences vers des « m ?tiers interm ?diaires » pouvons-nous imaginer pour les femmes en recherche d’emploi ?
– Comment valoriser des actions d ?j ?? mises en œuvre par des entreprises locales ou par des territoires voisins ?
– Quelles actions mettre en œuvre aupr ?s des entreprises pour les sensibiliser sur l’employabilit ? des femmes ?

