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Mission Locale (jeunes) - bilan 2011

Ecrit le 9 mai 2012

La Mission locale Nord Atlantique rayonne sur les territoires du Pays de Châteaubriant  , de la Com’Com’   d’Erdre et Gesvres et de la Com’Com’   de Blain, soit 49 communes. Ses missions :

  • - L’accueil, et l’orientation des jeunes
  • - L’accès à l’emploi
  • - L’expertise et l’observation
  • - Les projets et l’animation locale

 Chiffres

L’association a compté 2159 jeunes inscrits en 2011 (2096 en 2010) dont 839 nouveaux (900 nouveaux en 2010).

Sur ces 2159 inscrits, il y a 1205 femmes et 954 hommes, ce qui fait une augmentation de 4 % pour les femmes et de 1,7 % pour les hommes.

Accompagnement : 748 jeunes sont entrés dans un dispositif d’accompagnement :

  • CIVIS  : 229 jeunes
  • Initiative   entreprise : 99 jeunes
  • ou PPAE  : 420 jeunes

Civis = contrat d’insertion dans la vie sociale
PPAE = projet personnalisé d’accès à l’emploi
On vous l’accorde, ces noms, CIVIS et PPAE, sont obscurs, mais rassurez-vous car, pour 2012, voici qu’apparaissent les ANI (accord national interprofessionnel) qui s’ajoutent aux CIVIS. Bon, bon, passons

Emploi : 888 jeunes sont entrés en situation d’emploi en 2011, ce qui manifeste une petite reprise :

  • 1123 postes d’emploi en 2008
  • 979 postes d’emploi en 2009
  • 845 postes d’emploi en 2010
  • 888 postes d’emploi en 2011
    (en sachant que tout est comptabilisé, même s’il s’agit d’un emploi de quelques jours)

Contrats CDI :

  • 2009 : 122
  • 2010 : 92
  • 2011 : 107 hausse

Contrats CDD :

  • 2009 : 475
  • 2010 : 443
  • 2011 : 410 baisse

Alternance :

  • 2009 : 108
  • 2010 : 84
  • 2011 : 70 baisse

Les contrats aidés sont retombés (117 en 2009 et 123 en 2010, et 91 en 201). L’intérim, lui, est en hausse (129 en 2009 et 141 en 2010 et 174 en 2011).

A noter aussi la baisse continue des contrats de travail ordinaires : CDI + CDD :

  • 743 en 2008
  • 597 en 2009
  • 535 en 2010
  • 527 en 2011
    Enfin 197 jeunes sont entrés en formation, dont 78 en formation qualifiante.

 Orientations 2012

► Poursuite de la mise en œuvre des actions :

  • Mobilisation des jeunes
  • L’emploi et les relations avec les entreprises
  • Le développement local

► Adapter les actions collectives aux besoins des jeunes : santé, mobilité, logement, citoyenneté

► Piloter le plan d’action de promotion des contrats en alternance.

 Entreprises et CVthèque

La Mission Locale a mis en place deux « Conseillers Emploi et Relation Entreprise », qui font le lien entre les jeunes les plus proches de l’emploi, et les entreprises qui pourraient les embaucher. C’est ainsi qu’ une CVthèque a été mise en ligne .

Photo : Jean Louis Dornier directeur, Stéphanie Aimon, Denis Prodhomme

« Il y a des jeunes qui ont de réelles compétences, qui ne demandent qu’à faire leurs preuves, ce sont des jeunes du territoire, des jeunes que nous connaissons. Leur projet est validé : c’est-à-dire qu’ils ont validé une formation ou au moins une expérience dans ce domaine et qu’ils sont prêts à travailler directement » expliquent Stéphanie Aimon et Denis Prod’homme.

« Avec cette CVthèque, nous pensons multiplier les contacts et augmenter les chances de ces jeunes : assistante de gestion, intervenante d’action sociale, chargé d’études, technicien en maintenance informatique, chargé d’accueil bancaire, conseillère en économie sociale et familiale, etc ». Les CV sont directement consultables en ligne. Contact par formulaire sur le site internet ou 02 40 79 33 49

Mission Locale, Rue Marie Curie
44170 Nozay
02 40 79 33 49


Ecrit le 9 mai 2012

 Insertion sociale et professionnelle

Désormais l’insertion concerne la quasi-totalité d’une génération ; elle est synonyme de sas social, pour ne pas dire bizutage, et, hormis quelques cas marginaux – rentiers, fils et filles de… -, ce sont tous les jeunes, de l’illettré au masterisé, qui désormais s’interrogent sur leurs chances et stratégies d’insertion. Aux diplômés est promis le déclassement, aux non-diplômés le piétinement ou le découragement face à la file d’attente de Pôle emploi.

Une déviation des principes de base des Missions Locales s’est produite peu à peu :

► L’insertion professionnelle est devenue prioritaire, parfois même exclusive. Les Missions locales sont financées sur résultats et notamment sur l’indicateur d’accès à l’emploi.

► L’insertion sociale – disposer d’un logement, être en bonne santé, pouvoir se déplacer, trouver un équilibre psychique, agir comme citoyen…, est devenue « la cerise sur le gâteau », une coquetterie intellectuelle accordée parcimonieusement à des professionnels décidément trop humains.

► L’écoute est chronométrée. Plutôt que partir du jeune (ses besoins, ses potentialités, son projet), on part désormais des programmes (faire entrer dans le CIVIS, inscrire en PPAE, mobiliser pour une plateforme « vocationnelle »). Formulé différemment : il s’agit moins de porter la parole des petits aux grands que l’inverse.

Le jeune, on le « diagnostique » et on lui prescrit. Sans doute possible, le jeune étant ontologiquement malade, il faut donc extirper ce qui fait problème, ses « freins à l’emploi », son « savoir-être » mal dégrossi, ses compétences inabouties… alors que la première cause de désinsertion est bien sûr l’hyper-sélectivité du marché de l’emploi (l’armée de réserve…).

 La voie est libre

On peut parler de « société bloquée »… Pour la débloquer, on peut arrêter la partie, changer les joueurs, redistribuer les cartes, modifier les règles du jeu. On imagine mal une interruption sauf à laisser sans aide et accompagnement les 1,2 million de jeunes suivis chaque année par les missions locales. Changer les joueurs n’est pas possible : autour des missions locales, on trouve toutes les composantes de la société. La redistribution des cartes s’impose au sens de leur donner plus d’atouts, c’est-à-dire plus de moyens. Reste à modifier les règles du jeu… à reconstruire sur de nouvelles fondations en réinjectant l’esprit de l’éducation populaire et permanente.

Sur la route de la libération de Paris, après le débarquement de Normandie, la progression fut stoppée par les Allemands. Leclerc eut l’idée de faire passer sur les ondes des radios ce message : « La voie est libre ». Elle ne l’était pas mais tous y allèrent… et libérèrent Paris.... Alors, allons-y !

Source : un article de Philippe Labbé, sociologue

CSAJ  : nouveautés 2012

Emile Savary, maire de Treillières et Président de la Mission Locale est décédé fin juillet 2012, à l’âge de 66 ans