Ecrit le 30 avril 2008
Annie Gautier Grosdoy
Augustin Grosdoy, de St Nazaire, a communiqu ? ? La M ?e le texte du discours prononc ? en 1949 lors du retour ? Ch ?teaubriant de la d ?pouille mortelle d’Annie Gautier-Grosdoy. On y trouve trace des actions de R ?sistance de cette jeune femme.
n ?e ? Ch ?teaubriant dans une famille estimable et estim ?e (ses parents tenaient la boucherie qui se trouve actuellement dans la rue Joseph Chapron), Annie Grosdoy « m ?rite une place insigne » parmi les nombreux Castelbriantais « qui ont t ?moign ? de ce que notre petit coin de sol fran ?ais savait donner ? la Patrie ».
Femme, elle fut combattante volontaire. « En 1940 et 1941 elle avait particip ? ? l’ ?vasion de prisonniers de guerre au travers de la ligne de d ?marcation. Bient ?t elle estima que le moment ?tait venu de faire le don total d’elle-m ?me que lui inspirait avec un id ?al ardent, l’amour d’une Patrie pi ?tin ?e et qu’il fallait lib ?rer ». Le 16 juin 1941 elle contractait un engagement dans le Service de Renseignements qui allait devenir le r ?seau F2 de la France Combattante. Elle ?tait agent de liaison ce qui supposait d ?placements perp ?tuels, travail ext ?nuant, risques constants. Elle assumait aussi diverses missions particuli ?res comme l’ ?vasion des intern ?s de Vichy du camp de St Sulpice dans l’allier ou encore l’ ?vasion d’officiers polonais.
La mission qui fut sa derni ?re l’avait appel ?e ? Toulouse fin juin 1944 pour rechercher une s ?rie de logements destin ?s ? h ?berger des agents secrets et, chose plus d ?licate, un local pour y installer un poste de radio clandestin.
Sa mission accomplie, elle rentre ? Lyon le 4 juillet 1944 : elle a rendez-vous rue Garibaldi. Mais h ?las, ? 11 h du soir, elle est arr ?t ?e avec ses chefs, par la Gestapo. Elle rentre alors dans la cellule 18 de la prison de Montluc o ? pendant 45 jours, elle brodera une de ses derni ?res pens ?es, avec ses cheveux.
Le 24 ao ?t 1944, Lyon lib ?r ?e voit s’ouvrir les portes du Fort Montluc. Mais Annie n’y est plus. Ses amis apprendront qu’elle a ?t ? emmen ?e le 19 ao ?t avec d’autres R ?sistants promis ? la mort. En septembre, sur l’a ?rodrome de Bron, pr ?s de Lyon, on d ?couvrit dans un crat ?re les corps de 32 R ?sistants qui furent identifi ?s plus tard pour ?tre ceux du R ?seau F2 fusill ?s le 19 ao ?t au soir sur l’a ?rodrome. Parmi eux : le corps d’Annie Gautier Grosdoy.
« A la diff ?rence des autres guerres, ? c ?t ? des soldats en uniforme, il y eut des R ?sistants sans uniforme. Pauvre R ?sistance dont on a abus ? du nom et qu’on oublierait volontiers quand on ne la calomnie pas » disait le maire de l’ ?poque, M. Paul Huard.
Source : le discours du maire, Paul Huard

