Ecrit le 21 mars 2012
18 mars 1962 les accords d’Evian
Robert Buron est, avec Louis Joxe et Jean de Broglie, un des n ?gociateurs fran ?ais des accords d’Evian en mars 1962. « ?Il avait toujours soulign ? le manque de lucidit ?, d’ouverture sur l’avenir, dans les d ?cisions gouvernementales les plus diverses ? », a indiqu ? sa fille, Martine Buron. rappelant que l’opinion de son p ?re s’ ?tait forg ?e lors de sa visite en Alg ?rie le 10 novembre 1954, quelques jours apr ?s le d ?clenchement de la guerre de lib ?ration nationale, alors qu’il ?tait ministre de l’Outre-mer. « Mon p ?re avait la conviction que la d ?colonisation ?tait n ?cessaire. Sa conviction s’est renforc ?e davantage ? la lecture de lettres de jeunes appel ?s du contingent mayennais (d’o ? il est originaire) dans lesquelles ils d ?crivaient l’inconscience de leurs chefs militaires », a a-t-elle ajout ?, r ?v ?lant ?galement que Robert Buron avait mis ? profit sa visite en Alg ?rie (qu’il a visit ?e par ailleurs 11 fois en quatre ans) pour nouer des contacts avec des « autonomistes » alg ?riens du Front de lib ?ration nationale.
« ?c’est ce profil qui a fait que le g ?n ?ral De Gaulle l’a choisi parmi la d ?l ?gation fran ?aise aux n ?gociations d’Evian pour que celles-ci puissent se d ?rouler sur des bases de confiance ? »
Robert Buron est d ?c ?d ? en 1973. A sa mort, l’alg ?rie lui a rendu hommage en « reconnaissance du travail accompli », tout comme elle a rendu hommage ? un autre personnage de cette ?poque ? : le cardinal Duval, ?v ?que de Constantine, puis archev ?que d’Alger qui n’a eu de cesse, d ?s son arriv ?e en 1947, d’alerter toutes les populations d’Alg ?rie sur le fait que la justice est une et universelle, et d’exiger la fin de la colonisation.

