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Dixence : 10 ans après, la réussite d’un savoir-faire
L’usine, issue de la liquidation d’UFM Marie, en 2006, spécialisée dans la production de moules à caoutchouc pour l’industrie automobile, emploie aujourd’hui vingt-neuf personnes.
Gérard Beloeil, l’un des deux dirigeants de l’entreprise, explique le travail réalisé au sein de l’atelier.
Gérard Beloeil, l’un des deux dirigeants de l’entreprise, explique le travail réalisé au sein de l’atelier. |
Modifié le 29/03/2016 à 03h12 Publié le 29/03/2016 à 00h00
Elle est peu banale, l’histoire de l’entreprise Dixence. En 2006, l’usine UFM Marie est liquidée. Deux de ses cadres, Jean-Pierre David et Gérard Beloeil, et huit de leurs collègues, créent leur propre structure. Ils rachètent la moitié des machines et s’installent rue d’Ancenis, à Châteaubriant, dans l’ancien garage Ford.
Dix ans après, l’entreprise tourne rond, dans des locaux flambant neufs, zone industrielle du Bignon. L’effectif est passé à vingt-neuf personnes. La réussite d’un savoir-faire indéniable.
La fabrication de moules à caoutchouc
Vendredi dernier, lors d’une « table ouverte », les fondateurs de la société, toujours aux commandes, ont expliqué très précisément le travail effectué chez eux. « Nous fabriquons des moules destinés à l’injection du caoutchouc. 80 % de notre production est destinée à l’industrie automobile. » Ces moules, en acier, servent à fabriquer, par exemple, des supports de moteurs, des durites, des pièces d’étanchéité. « Les caoutchoucs sont la plupart du temps des produits de synthèse, qui résistent à la chaleur, aux huiles, aux détergents... Des propriétés que le plastique ne possède pas ! »
Un marché de niche
Chaque moule est unique. La commande passée, le bureau d’études de Dixence (six dessinateurs-projeteurs) se met au travail. « La conception est une phase très importante, essentielle pour la réussite du moule. » La réalisation se passe en atelier. Un travail d’usinage dans lequel, tourneurs, fraiseurs, ajusteurs, utilisent des machines modernes, dans un lieu spacieux, loin de l’image qu’on peut se faire de l’industrie métallurgique. Le moule réalisé, les clients peuvent venir le tester, grâce à une presse de 500 tonnes. « On ne réalise ici des pièces en caoutchouc que pour des essais. » Le moule vivra sa vie, parfois à des milliers de kilomètres, accouchant de milliers de pièces.
« Nous sommes une dizaine en France sur ce marché de niche. Bien comprendre ce que veut le client est essentiel. » Dixence fabrique en moyenne un moule tous les deux jours, pour une vingtaine de clients dans le monde.

