Le fond de l’affaire est gravissime et n’a pas manqué d’être perçu comme tel par des responsables politiques. Des policiers de la République se sont sciemment accordés pour mentir, pour accuser un homme au point de le faire risquer la réclusion criminelle à perpétuité et, cerise sur le gâteau, pour le molester au point de le blesser.
Suite à piratage, cet article a été effacé. Il est possible de le retrouver sur la version-papier à la date : décembre 2010
Amnesty : France. Des policiers au-dessus des lois
Les informations selon lesquelles des responsables de l’application des lois commettraient en France des violations des droits humains inspirent depuis longtemps des inquiétudes persistantes à Amnesty International, qui est également préoccupée par le faible taux de comparution en justice des responsables présumés de ces actes, faute d’enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces. Amnesty International s’inquiète d’un phénomène qui semble de plus en plus fréquent : des personnes qui cherchent à intervenir lorsqu’elles voient des agents de la force publique se comporter d’une manière qui évoque des mauvais traitements font elles-mêmes l’objet de poursuites judiciaires. Ces pratiques peuvent exercer une dissuasion très forte sur ceux qui essaient d’obtenir justice après avoir été témoins ou victimes de violations des droits humains.

