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(Ecrit en janvier 2003)
lire ici : https://journal-la-mee.fr/recup_articles_pdf/Mexique_a873.pdf
Mexi...i.co !
Dans le quartier chaud d’Iztapalapa, à l’est de Mexico, d’étranges étudiants suivent, dans une école spéciale, avec la plus grande concentration, l’art de voler ou de « séquestrer » des véhicules en moins d’une minute.
Pour 200 pesos (soit 20 euros) la semaine, l’aspirant voleur-kidnappeur a droit à un cours intensif allant du vol d’une vieille Coccinelle au vol plus délicat d’une BMW ou d’une Mercedes équipée de toutes les alarmes possibles.
Selon un reporter du quotidien El Universal, qui est parvenu à s’inscrire à l’un de ces cours, le grand « maître », surnommé El Urco, enseigne en un tour de main le maniement des « instruments de classe » : des pieds-de-biche, des crochets, de grandes lames, des couteaux, du fil de cuivre et un pistolet de calibre 22. Les travaux pratiques s’enchaînent rapidement sur des voitures volées, entassées dans la cour intérieure de l’école. Le tout est filmé en vidéo pour corriger toute erreur de manipulation.
Une fois ces cours bien assimilés, les élèves — « n’ayant pas droit à l’erreur » — passent à la phase « séquestration express » : comment attaquer un automobiliste à un feu rouge, pistolet au poing, le plaquer au sol, le dépouiller de ses biens, vider ses comptes à l’aide de ses cartes de crédit, ou même exiger une rançon de sa famille.
Ensuite, pendant quelques mois, les « diplômés » lâchés dans les rues doivent reverser à leur professeur 80 % de leurs bénéfices.
L’éducation, c’est fou !

