Écrit le 20 septembre 2006 :
L’éducation dans 33 pays développés
En cette période de rentrée scolaire, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) vient de publier un rapport sur l’éducation dans 33 pays développés à travers le monde. Vous pouvez le consulter ici :
http://www.oecd.org/document/24/0,2340,fr_2649_34487_37329304_1_1_1_1,00.html
Ce rapport analyse :
Qui participe aux activités éducatives,
Quelles dépenses leur sont affectées,
Comment fonctionnent les systèmes éducatifs,
Quels sont les résultats obtenus, notamment :
Les performances des élèves dans des disciplines fondamentales,
L’impact de la formation sur les revenus et sur les possibilités d’emploi à l’âge adulte.
Voici quelques extraits :
Plus tôt, plus longtemps
Dans la majorité des pays, la scolarisation commence entre 5 et 6 ans. Mais en France, comme en Belgique, en Espagne, en Islande et en Italie, plus de 90 % des enfants de 3 à 4 ans sont déjà accueillis à l’école. De ce fait, la durée des études en France est de 15 ans (soit 3 ans de plus que la moyenne).
Avec 871 heures d’enseignement prévues dans l’année scolaire pour les élèves âgés de 9 à 11 ans, la France se situe 40 heures au-dessus de la moyenne de l’OCDE.
Pour les élèves âgés de 12 à 14 ans, la moyenne est de 1055 heures par an, nettement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, qui est de 928 heures.
Niveau des élèves
Dans les pays de l’OCDE, les élèves issus des milieux les plus défavorisés sont en moyenne 3,5 fois plus susceptibles que ceux issus des milieux les plus privilégiés d’obtenir de faibles performances en mathématiques.
En France, un élève issu d’un milieu défavorisé a 4,3 fois plus de risques qu’un élève issu d’un milieu privilégié de se situer au bas de l’échelle des aptitudes en mathématiques. [Ndlr : Cela ne signifie pas que les enfants de milieux défavorisés sont moins intelligents que les autres, mais simplement qu’ils ont moins de possibilités d’accès au savoir, et souvent moins de sollicitations.]
En France, 62,1 % des élèves parmi les plus faibles en mathématiques sont aussi parmi les plus faibles en lecture, soit 3 % de plus que la moyenne des pays de l’OCDE.
Emploi
L’obtention d’un diplôme du second cycle du secondaire constitue une étape importante, pour ne pas dire nécessaire, pour faciliter l’intégration sur le marché du travail.
Les taux de chômage des personnes n’ayant pas atteint le niveau de fin d’études secondaires sont très élevés dans un certain nombre de pays, dont la France.
Dans les pays de l’OCDE, la proportion des jeunes non scolarisés au chômage est de 13 % en moyenne en 2004, alors qu’elle est d’au moins 18 % en France, en Belgique et en Suisse.
Revenus
Il existe un lien positif entre niveau de formation et revenu. Dans tous les pays, les titulaires d’un diplôme supérieur gagnent nettement plus que les titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires.
Les études universitaires tendent à procurer un niveau salarial plus important pour les femmes que pour les hommes dans de nombreux pays, mais... pas en France ! [Ndlr : Ce qui prouve bien que le salaire n’est pas uniquement lié aux compétences !]
Dans la plupart des pays, la formation continue est un bon moyen de lutter contre le chômage, car elle permet aux individus d’acquérir ou de développer des compétences qui leur donnent un meilleur profil aux yeux des employeurs. Toutefois, les actifs occupés ont généralement plus de chances que les chômeurs de participer à des activités de formation continue.
Conclusion : il importe de soutenir les efforts scolaires des enfants (ndlr).
Rentrée 2006 : Du côté de l’Inspecteur

