Ecrit le 25 septembre 2019
Essais cliniques sauvages
L’Obs.fr du 20/09 ? : Des mol ?cules aux effets inconnus, test ?es sur au moins 350 malades de Parkinson ou d’Alzheimer , dans une abbaye pr ?s de Poitiers et hors de tout cadre l ?gal ? : un « ?essai clinique sauvage ? » d’une ampleur rare a ?t ? interdit jeudi 19 ?septembre par l’agence du m ?dicament (ANSM).
Cet essai « ?ill ?gal ? ? » ?tait men ? par une structure baptis ?e Fonds Josefa, dont le vice-pr ?sident est le Pr Henri Joyeux, contest ? par la communaut ? m ?dicale notamment ? cause de ses positions anti-vaccins. Outre l’interdiction, qui rel ?ve d’une d ?cision de police sanitaire, l’aNSM a ?galement saisi la justice.
« ?On est aux confins du charlatanisme ? », estime le directeur de l’inspection de l’aNSM, jugeant que « ?la confiance de ces patients a ?t ? abus ?e ? ». « ?Je suis effondr ?e, horrifi ?e. Il y aura des sanctions et des poursuites ? », a r ?agi la ministre de la Sant ? Agn ?s Buzyn.
Joint au t ?l ?phone par l’aFP, le Pr Joyeux assure que « ??a n’a rien ? voir avec un essai clinique ? », en refusant d’en dire davantage. L’exp ?rimentation consistait ? appliquer aux patients des patchs contenant deux mol ?cules, appel ?es valentonine et 6-m ?thoxy-harmalan, dans l’espoir de traiter plusieurs maladies neurologiques (Parkinson, Alzheimer , troubles du sommeil).
« ?La qualit ?, les effets et la tol ?rance de ces substances ne sont pas connus ? ? » et « ?un risque pour la sant ? des participants ne peut ?tre exclu ? ? », r ?plique l’aNSM. l’agence demande aux participants ? ces essais « ?de ne plus utiliser ces patchs ? » et « ?de consulter rapidement leur m ?decin traitant pour l’informer de la situation ».
Mener un essai clinique sans autorisation est passible de 15 ?000 ?euros d’amende et d’un an de prison, sans compter les ?ventuelles peines du code p ?nal.
Exorcisme
leMonde du 20/09 ? : l’affaire a beau tenir de la farce, elle est prise tr ?s au s ?rieux par les autorit ?s russes. Ce 19 ?septembre, elles ont proc ?d ? ? l’arrestation d’ Alexandre Gabychev, un chamane sib ?rien d ?termin ? ? rallier Moscou ? pied pour « ?exorciser ? » Vladimir Poutine, « ?repr ?sentant du d ?mon ? » et par ailleurs pr ?sident du pays.
L’homme de 51 ?ans campait avec un groupe de partisans, dans la r ?gion du lac Ba ?kal, lorsque des policiers ont investi le campement et l’ont captur ?. Selon les t ?moins, le d ?ploiement de force a ?t ? impressionnant, avec la mobilisation d’une quarantaine d’hommes en armes masqu ?s.
Les partisans du chamane : une poign ?e d’excentriques et de curieux : craignent qu’une affaire soit mont ?e de toutes pi ?ces contre lui. Le minist ?re de la sant ? local a indiqu ? qu’Alexandre Gabychev avait ?t ? envoy ? dans un h ?pital psychiatrique.
« ?Les actions de ce chamane sont peut- ?tre d ?routantes, mais la r ?ponse des autorit ?s est grotesque. Ont-elles peur de la magie ?? ? » a interrog ? la branche russe d’Amnesty International, qualifiant le d ?tenu de « ?prisonnier de conscience ? ».
Les chamanes, consid ?r ?s comme des interm ?diaires entre les hommes et les forces de la nature, dot ?s d’une spiritualit ? forte, ont ?t ? r ?duits au silence durant l’ ?poque sovi ?tique. La p ?riode actuelle voit une recrudescence des vocations, particuli ?rement en Sib ?rie.
La peur des repr ?sailles
Les Echos.fr du 19/09 ? : La 12e ?dition du barom ?tre sur les discriminations au travail du d ?fenseur des droits et de l’Organisation du travail publi ?e ce jour se penche sur la question syndicale. « ?L’impression de ne pas ?tre entendu par la direction ? ? » et « ?la peur des repr ?sailles ? » expliquent, le plus souvent, l’absence d’engagement syndical.
Avec seulement 8 ?% de salari ?s syndiqu ?s selon l’OCDE et ? 11 % selon le minist ?re du Travail , la France se situe dans le peloton de queue des pays d ?velopp ?s. Cette situation est souvent attribu ?e ? la trop grande politisation des syndicats, que soulignent les enqu ?tes d’opinion. Mais il ne faut pas sous-estimer un autre facteur tr ?s concret ? : la crainte des cons ?quences professionnelles d’un investissement dans une organisation syndicale.
Le 12e barom ?tre de la perception des discriminations dans l’emploi du d ?fenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail montre que c’est un sujet majeur. Et ce ?« ?a fortiori ? l’heure o ? l’accent est mis sur le dialogue social dans les entreprises ? ? », souligne le d ?fenseur des droits, Jacques Toubon.
La « ?peur des repr ?sailles ? » dissuade de nombreux salari ?s de s’investir dans le syndicalisme, estiment un tiers des actifs et quatre adh ?rents sur dix. Pour 42 ?% des actifs et 66 ?% des syndiqu ?s, s’investir dans le syndicalisme est un risque pour l’emploi ou l’ ?volution professionnelle. Plus de 40 ?% de ces syndiqu ?s expliquent d’ailleurs en avoir personnellement p ?ti.
Le secteur priv ? est plus touch ? que le secteur public. L’industrie et les transports sont le plus souvent montr ?s du doigt tandis que les d ?l ?gu ?s syndicaux sont plus p ?nalis ?s que les autres.?Concr ?tement, se syndiquer est « ?un frein ? l’ ?volution professionnelle ? ? », disent 59 ?% des syndicalistes du priv ? et 39 ?% de ceux du public. L’impact salarial est aussi soulign ? (52 ?% dans le priv ? et 30 ?% dans le public).
Les deux tiers des syndiqu ?s s’estimant victimes d’une discrimination ont cherch ? ? la faire cesser. Signe d’une certaine efficacit ?, 43 ?% consid ?rent que leur situation a ensuite ?volu ? « ?positivement ? » et que la discrimination a m ?me cess ? pour 15 ?%. En revanche, 44 ?% des syndiqu ?s estimant avoir subi une discrimination jugent que cela a conduit ? des mesures de r ?torsion.
p ?nurie de bi ?re
Les Echos.fr du 21/09 ? : Lors des grandes comp ?titions, les supporters de rugby consomment six fois plus de bi ?re que les fans de foot et le Japon veut ?viter une grande p ?nurie de « ?blonde ? » lors du Mondial qui commence ce vendredi.
Des ?quipes du comit ? d’organisation ont rencontr ? les autorit ?s locales pour faire le point sur les pr ?parations et les mettre en garde contre une potentielle p ?nurie de. bi ?re.?
Dans la foul ?e, les responsables politiques locaux ont expliqu ? ? leurs commer ?ants qu’une p ?nurie repr ?-senterait un grave manque ? gagner ?conomique, et pourrait peser sur la r ?putation de la r ?gion si les fans ?trangers venaient ? se plaindre sur les r ?seaux sociaux. Les mises en garde ont ?t ? particuli ?rement fermes dans les villes o ? doivent d ?ferler les supporters irlandais, n ?o-z ?landais ou anglais, pr ?sent ?s comme de gros buveurs.
Si les Japonais consomment en moyenne 53 ?litres de bi ?re par an et par personne, le volume ingurgit ? par un Irlandais atteint les 118 ?litres quand l’Australien fr ?le les 100 ?litres. Et cette consom-mation explose g ?n ?ralement durant les coupes du monde de rugby.
Lors des matchs de la comp ?tition de ?2015, qui s’ ?tait tenue en Angleterre, la consommation avait, en moyenne, ?t ? six fois sup ?rieure ? celle enregistr ?e lors des rencontres de foot de la Premier League. Au total, les amateurs de rugby avaient, ? l’ ?poque, consomm ? dans les stades et les fans zones un total d’1,9 ?million de litres de bi ?re.

