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Acheter français, oui !

Ecrit le 4 septembre 2013

 Achetons français

« Acheter français coûte plus cher » – Les Echos, le Figaro, Ouest France nous ont affirmé, vers le 15 août, que cela nous coûterait 100 à 300 € de plus par mois, s’appuyant en cela sur une étude du Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII), un « think-tank » (laboratoire d’idées) créé par Raymond Barre, ancien premier ministre giscardien. Ce CEPII est brillamment composé de haut fonctionnaires, d’éditorialistes mercenaires et de grands patrons tous bien décidés à nous faire payer chèrement leurs grandes peurs rétrospectives de 1936, 1944, 1945 et 1968.

« Acheter français coûte plus cher » ? Cela veut dire : désespérez, circulez, il n’y a rien à voir, rien à faire qu’à se résigner. Mais que nous cache cette étude intéressée qui concerne essentiellement les sacs, articles de voyage et sellerie ; les machines, appareils et matériel électri- que ; les vêtements ?

– *1 - Elle dissimule les marges considérables que se ménagent les donneurs d’ordre occidentaux qui font fabriquer chaussures Nike et smartphones Apple dans les ateliers esclavagistes chinois. Mais n’en parlons pas !

  • 2 - Elle esquive la géopolitique élémentaire : la France n’est pas seule et dispose d’un voisinage industriel potentiel en Europe et chez nos amis et partenaires d’Afrique du Nord, à qui il est de notre intérêt vital de donner du travail. Mais n’en parlons pas, surtout en pleine actualité tunisienne et égyptienne !
  • 3 - Enfin, en prétendant, je cite, que le Made in France ne créerait pas d’emplois (!!!), sous prétexte que « Si les ménages dépensent plus sur les produits manufacturés, ils vont dépenser moins sur les services qui sont plus riches en termes d’emplois que les produits manufacturés » (sic), nos divins experts font semblant d’oublier qu’une réindustrialisation réduirait considérablement le chômage et redonnerait justement de la solvabilité aux ménages ainsi qu’aux services publics et de sécurité sociale.

Mais c’est peut-être justement ce que veulent éviter à tout prix nos grands esprits.

En tous cas, la grossièreté des arguments de cette extrême droite économique, qui peuple les cabinets ministériels depuis plus de 30 ans et même certaines bureaucraties syndicales, ne peut plus tromper personne : on nous prend pour des imbéciles.

Si « Acheter français » coûtait finalement « 100 à 300 euros par mois et par famille », ces sommes doivent être mises en regard des énormes coûts du chômage : baisse de la consommation (donc perte de croissance pour le pays), déficit des organismes de protection sociale, et surtout coûts sociaux (délinquance, mauvaise santé morale, etc)

(extraits des propos de Luc Douillard)


Ecrit le 4 septembre 2013

 Un label qualité France

Dans un référé n°66123 publié le 27 Août 2013, La Cour des Comptes recommande de plancher sur la création d’un label « Qualité France » pour permettre aux entreprises françaises de reconquérir le marché intérieur et mondial.

« Des pays comme l’Allemagne ou le Japon, ont fait de la qualité produit, une marque-pays et un atout compétitif ».

La Cour des Comptes regrette que la surveillance des Pouvoirs Publics « soit plus tournée vers la protection du consommateur que vers la recherche de la qualité ».

La Cour des comptes regrette également que les PME « s’investissent peu dans les actions en faveur de la qualité » en période de crise. Elle rappelle que le plan « qualité et performance » lancé en 2008 avait permis à 2.500 d’entre elles de bénéficier d’un soutien à l’amélioration de la qualité et de la performance. « Mais le chiffre de 2.500 entreprises bénéficiaires (...) n’est pas à la dimension d’une population de PME qui se compte par centaines de milliers », constate-t-elle, appelant l’Etat à poursuivre cet effort de « sensibilisation », voire à l’amplifier.

Enfin, la Cour pointe du doigt le manque de formations liées à la qualité dans le supérieur et recommande donc de les développer.