Ecrit le 8 ao ?t 2007
Etude sur les accidents du travail
Une ?tude de la Dares (a), parue d ?but ao ?t, r ?v ?le que les accidents du travail avec arr ?t touchent deux fois plus souvent les hommes que les femmes. (cela s’explique surtout par les m ?tiers exerc ?s)
Les professions qui subissent le plus d’accidents avec arr ?t de travail sont les ouvriers agricoles, les ouvriers qualifi ?s de type artisanal et ceux du magasinage et des transports. Les salari ?s exer ?ant une fonction de production, de manutention ou magasinage ou d’installation-r ?paration d ?clarent ?galement plus souvent que la moyenne des accidents avec arr ?t.
Les apprentis et les int ?rimaires sont beaucoup plus souvent victimes d’accidents que les autres, parce qu’ils sont jeunes, de faible anciennet ?, et qu’ils exercent souvent une profession d’ouvrier
Un bruit intense et permanent, les nuisances thermiques (notamment le travail dans le froid), la manipulation des charges lourdes, l’exposition ? des agents biologiques, accroissent les risques d’accident.
La position debout ou le pi ?tinement prolong ?s, les postures « p ?nibles » (travail ? genou, bras en l’air ou dans d’autres positions forc ?es, plus de deux heures par semaine) renforcent la probabilit ? d’avoir un accident du travail avec arr ?t.
C’est la m ?me chose pour les salari ?s soumis ? un rythme de travail intense ou impr ?visible .... Et pour ceux qui sont soumis ? une pression permanente : « les salari ?s qui disent que leur rythme de travail d ?pend de celui des coll ?gues, ont connu davantage d’accidents. Il en va de m ?me pour le travail dans l’urgence : les salari ?s qui d ?clarent devoir toujours se d ?p ?cher sont plus souvent accident ?s, tout comme ceux qui doivent changer de poste en cas d’urgence ou pour suppl ?er l’absence d’un coll ?gue, ou ceux dont les horaires sont impr ?visibles ou irr ?guliers »
Quand les autres vous prot ?gent
L’existence d’un soutien de la part des sup ?rieurs et des coll ?gues est un facteur de protection de la sant ?. Les accidents du travail sont en effet plus fr ?quents pour les salari ?s qui ne peuvent pas discuter avec leur chef en cas de « d ?saccord sur la fa ?on de faire leur travail ».
De la m ?me fa ?on, les salari ?s qui d ?clarent ne « pas avoir un nombre de coll ?gues suffisant pour effectuer correctement leur travail », ont eu plus d’accidents que les autres. Il peut aussi dans ce cas s’agir de l’effet d’une surcharge de travail due ? des effectifs insuffisants.
Ecrit le 4 septembre 2007
Stress et boulot
Les salari ?s le disent et le r ?p ?tent : le travail moderne donne trop ? faire et trop peu de temps pour le faire, avec une forte pression physique et/ou morale sur les salari ?s, sans leur donner de satisfactions en ?change (qu’il s’agisse de satisfactions salariales ou mentales). En Europe 30 ? 40 % des travailleurs sont soumis ? un travail stressant.
A partir d’une ?tude portant sur 485 hommes et 406 femmes, suivis de l’ ?ge de 3 ans ? l’ ?ge de 32 ans, le docteur Marie Melchior, du Psychological Medicine (Londres) a montr ? les effets nuisibles du stress au travail sur la sant ? mentale. Au point de provoquer une d ?pression majeure, une anxi ?t ? invalidante voire de v ?ritables troubles psychiatriques.
Quatre param ?tres ont ?t ? pris en compte par les chercheurs : l’intensit ? des exigences sur le plan psychologique, la marge de d ?cision laiss ?e au salari ?, le soutien social dont ce dernier peut b ?n ?ficier dans l’entreprise (du c ?t ? des coll ?gues et de l’encadrement) et, enfin la p ?nibilit ? physique de l’emploi. Finalement, seule la premi ?re est responsable des troubles psychiatriques s ?v ?res.
Cette ?tude, qui a ?t ? faite sur des personnes ne pr ?sentant pas de troubles psychiatriques avant leur entr ?e dans la vie active, montre les d ?gats occasionn ?s par les syst ?mes qui consid ?rent les salari ?s comme des machines ? produire plus, toujours plus, sans compensations.
On peut trouver cette ?tude sur le site de l’inserm http://www.hal.inserm.fr/

