Ecrit le 6 juin 2007
ACAATA chez Focast
ACAATA : allocation cessation anticip ?e d’activit ? des travailleurs de l’amiante.
Lors du dernier licenciement de mars 2004, Jean-Pierre Boucher, d ?l ?gu ? syndical CGT d ?clarait : « un dossier n’a pas ?t ? pris en compte : celui de l’amiante. Je ne laisserai pas tomber ». La Fonderie Focast utilisait de l’amiante pour le calorifugeage : les gars manipulaient des vieux tuyaux ayant comport ? une isolation amiant ?e. Ils pla ?aient des plaques d’amian-te lors du moulage des grosses pi ?ces pour que le refroidissement ne soit pas trop rapide, et sur les noyaux des culasses des chantiers de l’Atlantique, pour qu’ils ne soient pas trop froids en hiver. Les cubilots ?taient aussi amiant ?s.
Pour b ?n ?ficier de l’ACAATA, il faut que l’entreprise soit r ?pertori ?e dans une liste ?tablie par le Minist ?re de la sant ?. Pas ?vident ! Le cas de Focast a ?t ? pr ?sent ? ? l’Inspection du Travail en avril 2004 mais s’est heurt ? ? un refus du Minist ?re en juillet 2005. L’ADDEVA (association d ?partementale de d ?fense des victimes de l’amiante) a port ? le dossier devant le tribunal administratif . Un ancien m ?decin du travail de l’usine Ferodo-Val ?o (plaquettes de frein) de Cond ?-sur-Noireau (Calvados) a ?t ? mis en examen le 23 octobre 2007 pour « non assistance ? personne en danger » et « blessures et homicides involontaires ».
Il lui est reproch ? de ne pas avoir suffisamment prot ?g ? les salari ?s de Ferodo-Val ?o alors qu’il aurait pu les avertir des dangers encourus et des pathologies dont ils souffraient du fait de l’amiante.
Les associations de victimes reprochent aussi au m ?decin, en poste pendant plus de vingt ans dans cette usine, d’avoir particip ? « au comit ? permanent amiante (CPA), v ?ritable structure de lobbying mise en place par les industriels pour ?viter l’interdiction de ce mat ?riau canc ?rog ?ne et retarder toute r ?glementation contraignante ». Le m ?decin concern ? est selon elles « sans doute l’exemple le plus caricatural d’un m ?decin du travail qui s’est mis au service de son entreprise et des industriels au m ?pris de la sant ? des salari ?s qu’il ?tait charg ? de surveiller »..
Il est vrai que le r ?le des m ?decins du travail est difficile et qu’il est fr ?quente de voir certains d’entre eux en butte aux reproches des directions d’entreprise, y compris dans les cas de harc ?lement moral comme on en conna ?t de trop ? Ch ?teaubriant ....
Apr ?s l’ ?laboration d’un ?pais dossier (avec attestations, t ?moignages, liste de salari ?s d ?c ?d ?s de l’amiante ou contamin ?s), apr ?s les atermoiements des m ?decins, apr ?s diverses p ?rip ?ties juridiques, le Tribunal administratif du 8 f ?vrier 2007 a ordonn ? au Minist ?re de l’emploi et de la coh ?sion sociale d’inscrire l’ ?tablissement Focast/Valfond sur la liste des ?tablissements ouvrant droit ? la cessation anticip ?e d’activit ?.
C’est fait depuis le 3 mai 2007.
r ?sultat : les salari ?s qui ont ?t ? expos ?s ? l’amiante gagnent un an de retraite par tranches de 3 ans d’exposition. Des dizaines de salari ?s de Focast sont dans ce cas. Cela va permettre notamment ? des salari ?s licenci ?s en 2004 de pouvoir b ?n ?ficier tout de suite de leur retraite
L’Addeva consid ?re cette d ?cision comme une victoire, vu qu’il n’y a que deux fonderies en France qui ont ainsi ?t ? reconnues comme ouvrant droit ? un « tiers temps » pour leurs salari ?s. Elle conseille ? ceux-ci de bien surveiller leur sant ? car on sait qu’ils auront une esp ?rance de vie inf ?rieure ? celle des autres.
Ecrit le 31 octobre 2007
m ?decin du travail et amiante
Un ancien m ?decin du travail de l’usine Ferodo-Val ?o (plaquettes de frein) de Cond ?-sur-Noireau (Calvados) a ?t ? mis en examen le 23 octobre 2007 pour « non assistance ? personne en danger » et « blessures et homicides involontaires ».
Il lui est reproch ? de ne pas avoir suffisamment prot ?g ? les salari ?s de Ferodo-Val ?o alors qu’il aurait pu les avertir des dangers encourus et des pathologies dont ils souffraient du fait de l’amiante.
Les associations de victimes reprochent aussi au m ?decin, en poste pendant plus de vingt ans dans cette usine, d’avoir particip ? « au comit ? permanent amiante (CPA), v ?ritable structure de lobbying mise en place par les industriels pour ?viter l’interdiction de ce mat ?riau canc ?rog ?ne et retarder toute r ?glementation contraignante ». Le m ?decin concern ? est selon elles « sans doute l’exemple le plus caricatural d’un m ?decin du travail qui s’est mis au service de son entreprise et des industriels au m ?pris de la sant ? des salari ?s qu’il ?tait charg ? de surveiller »..
Il est vrai que le r ?le des m ?decins du travail est difficile et qu’il est fr ?quente de voir certains d’entre eux en butte aux reproches des directions d’entreprise, y compris dans les cas de harc ?lement moral comme on en conna ?t de trop ? Ch ?teaubriant ....

