Ecrit le 2 mai 2013
Alain Borgone, fouineur ?m ?rite, poursuit ses p ?r ?grinations dans la campagne castelbriantaise et nous livre ses d ?couvertes, ses r ?flexions et ses questions .
Roussin
Roussin : La carri ?re qui a fourni le gr ?s roussard du ch ?teau (et vraisemblablement de l’ ?glise de B ?r ?) ?tait situ ?e derri ?re la gare actuelle de Ch ?teaubriant. A l’entr ?e de l’ESAT , ? droite, il y a quelques blocs bien assez gros pour fournir le chantier de restauration.
A propos du ch ?teau ... personne ne sait o ? se trouvait le ou les puits indispensables ? l’alimentation en eau des habitants, notamment en cas de si ?ge prolong ? ? Les fouilles arch ?ologiques vont-elles lever le myst ?re ?
Puits
Du temps o ? les Cond ? et les autres exploitaient des forges dans la r ?gion, il y avait du monde dans les for ?ts. Des hommes pour abattre les arbres, pour faire du charbon de bois, pour extraire le minerai des mini ?res et aussi la castine et pour transporter tout ?a avec des attelages de chevaux. Tout ce monde hommes et chevaux avait soif. Alors des puits ?taient for ?s en divers endroits. Il en reste quelques uns. En voici un dans la for ?t de Juign ?. Il y en a d’autres ... j’en ai vu aussi en for ?t de Teillay, avant que les grillages en interdisent l’acc ?s.
Acc ?s
La maison du Pont Saint Jean, ex maison Bordage, a b ?n ?fici ? d’une belle restauration. A cette occasion, en conformit ? avec la l ?gislation, un plan inclin ? a ?t ? am ?nag ? pour permettre l’acc ?s des personnes en fauteuil et ? mobilit ? r ?duite.
Mais pour faciliter l’acc ?s des usagers valides qui s’y rendent par la rue Basse, le jardin des remparts et franchissent la passerelle sur la Ch ?re, il suffirait d’ajouter deux marches et peut- ?tre une rampe...
Amours
Dans la for ?t de Juign ?, autour de la Blisi ?re, de nombreuses inscriptions pouvaient se lire sur les arbres (notamment les h ?tres). Avec l’exploitation normale de la sylve, beaucoup ont disparu. La croissance des arbres a ?lev ? les autres et ?largi les traits. Que sont devenus ces tagueurs, ces graveurs ? Ont-ils ?pous ? la fianc ?e avec qui ils ?taient venus (pr ?texte bien s ?r) chercher le mu-guet ? Ont-ils v ?cu heureux avec beaucoup d’enfants ou malheureux avec beaucoup d’ennuis ? Sont-ils partis ? l’une des guerres et en sont-ils revenus ? Vivent-ils encore et reviennent-ils de temps ? autre pour le souvenir ? Une chose est certaine : ?a ne s’est pas termin ? par un mariage pour tous.
(textes et photos A.Borgone)
Murins
Un Arr ?t ? pr ?fectoral de Protection de Biotope (APPB) concernant les combles de l’ ?glise de Sion-Les-Mines a ?t ? sign ? par le pr ?fet de Loire- Atlantique fin-d ?cembre 2012. Il a ?t ? propos ? dans le cadre du Plan R ?gional d’Action Chauves- Souris Pays de la Loire. Sept ?difices publics sont concern ?s au total en Loire-Atlantique par ce type d’Arr ?t ? (Jans, Sion-les-Mines, Casson, Cordemais, Le Cellier, Ancenis et Orvault).
Cet arr ?t ? s’applique ? un g ?te de mise-bas d’une esp ?ce de chauve-souris particuli ?rement rare et menac ?e en Pays de Loire et plus g ?n ?ralement en Europe de l’Ouest, le Grand Murin.
L’objectif de l’arr ?t ? est de s’assurer d’une prise en compte syst ?matique et r ?glementaire des chauves-souris lors de futurs travaux ? envisager sur l’ ?glise (respect d’un calendrier, traitement des charpen- tes, maintien des ouvertures utilis ?es par les chauves-souris...). Il va donc permettre de maintenir la qui ?tude du site aux moments sensibles pour les colonies de mise-bas tout en conservant l’int ?grit ? physique du site. d ?sormais, les associations de protection de la Nature habilit ?es vont pouvoir travailler main dans la main avec la commune de Sion-les-Mines.
Photo : la colonie de Grands Murins de Sion Les Mines en juin 2010 lors de sa d ?couverte (Photo ?St ?phane Gu ?rin) .

