Ecrit le 8 septembre 2021
L’ ?dito du pr ?sident
Les ?quipes « ?Marsoins ? » sont sur le terrain tous les jours, au contact de la population, et cette p ?riode d’ ?pid ?mie tr ?s traumatisante socialement a allum ? de nombreux voyants rouges. « ?Si sur certains de nos programmes de pr ?vention sant ?, 80 % des b ?n ?ficiaires n’ont pas de probl ?matique sociale particuli ?re, c’est au sein de ces m ?mes programmes que nous accueillons des personnes dans des situations tr ?s difficiles et pour des raisons beaucoup plus vari ?es qu’on ne peut l’imaginer ? ». dit Yann Bramoull ?.
« ?Un r ?el sentiment de nouvelle pr ?carit ? surnage. On ne peut pas imputer ?a ? un changement de politique de notre part, ? un accent mis sur les publics pr ?caires qui fausserait les chiffres. Sur nos actions et chez nos patients se croisent toujours salari ?s, ch ?meurs, femmes seules, demandeurs d’asile, cadres, personnes nouvellement ? la rue, ou chefs d’entreprise ? » ?Nous assistons ? de plus en plus de situations de d ?crochage par rapport ? la mobilisation des droits sociaux et de sant ?, souvent en raison de grosses difficult ?s administratives.
La crise sanitaire semble aussi avoir ?t ? un terreau fertile ? un isolement social parfois extr ?me. Nous avons rencontr ? r ?cemment une femme de 83 ans qui a travaill ? toute sa vie comme infirmi ?re (?a nous parle, forc ?ment). Aujourd’hui, sa retraite de 900 ? ne lui suffit pas ? vivre et elle mendie de la nourriture sur les march ?s. Quelles ressources consacrer ? sa sant ? quand on lutte pour sa survie ?
Dans ce genre de situation, le d ?couragement peut vite gagner nos ?quipes, et le sentiment d’impuissance face ? des situations qu’on ne peut r ?soudre rapidement m ?me ? l’aide de notre r ?seau de partenaires, fait partie de nos probl ?matiques r ?currentes.
Et puis le lendemain, un usager de notre Jardin l’arbre aux Sens avoue au salari ? sur place qu’il est le seul humain ? qui il parle depuis un an, un quinquag ?naire qui vit dans sa voiture depuis un an et demie apr ?s une vie de luxe commence ? fr ?quenter r ?guli ?rement les actions du MarSOINS car il se sent accueilli comme une personne et pas comme un « pr ?caire », une femme des classes moyennes ose pour la premi ?re fois, parce qu’elle se sent bien et ?cout ?e, parler d’un viol qu’elle a subi ?tant mineure.
Et le sentiment d’utilit ? r ?appara ?t... La fiert ? de proposer un cadre diff ?rent ? la population, une approche humaine, bienveillante, non jugeante de la sant ?, dans sa conception large qui n’est pas la seule absence de maladie.
« Ce que l’on pr ?suppose chez l’autre, c’est ce que l’on suscite ». Cette pens ?e de Rutger Bregman, dans son livre « Humanit ? » (cit ? pour la deuxi ?me fois dans ces ?ditos, ?a doit vraiment ?tre un bon livre) rejoint et r ?sume compl ?tement la philosophie de notre association quant ? notre lien avec nos b ?n ?ficiaires. Nous accueillons des personnes, et pour qu’elles se ressentent comme telles, ? nous de ne pas les accueillir autrement...
Portez vous bien !
Yann Bramoull ? : pr ?sident.
Infirmi ?re - Avis de recherche
Nous sommes toujours ? la recherche d’infirmiers.?res pour des postes en CDD et en CDI. Si vous ?tes curieux.ses, motiv ?.es avec une forte app ?tence pour la qualit ? des soins, la solidarit ? et l’int ?r ?t g ?n ?ral, n’h ?sitez pas ? postuler en envoyant un CV ?
noemie.avossoins@gmail.com
Collecte solidaire
Et si on pouvait multiplier votre don par 3 pour les MarSOINS !
100 ? donn ?s = 60 ? d ?fiscalis ?s pour vous et 300 ? r ?colt ?s pour les Marsoins.
Gr ?ce au soutien de la Fondation Solidarit ? Grand Ouest et Affilogic, une campagne de dons a ?t ? lanc ?e qui permet de multiplier vos dons par 3. En clair quand vous faites un don de 100 ?, Solidarit ? Grand Ouest et Affilogic donnent chacun 100 ? suppl ?mentaires. Cet argent permettra bient ?t d’acheter un nouveau camion pour un nouveau territoire. Vous pouvez cliquez ici :
voir le site projets.solidaritegrandouest.fr
MarSOINS 3 Ch ?teaubriant
A la fin de l’ann ?e, un nouveau MarSOINS verra le jour sur Ch ?teaubriant et son intercommunalit ?. Un grand MERCI ? la Fondation Mutualia Grand Ouest qui depuis deux ans nous accompagne pour cr ?er ce nouveau projet ! Nous devons aussi remercier le Secours Catholique qui avec sa Fondation Caritas, nous a permis pour partie d’acheter ce nouveau camion.
Nous avons, en Juillet, sign ? une convention de partenariat avec l’aRS qui valide un bon travail de partenariat avec les acteurs du territoire. La CPTS de Ch ?teaubriant a ?t ? et sera dans nos futures actions un acteur indispensable ? la r ?ussite de projet. Quelle belle ?nergie ! Rendez-vous en d ?cembre !
Nous avons plusieurs autres territoires qui sont en cours d’analyse pour le lancement de nouveaux camions comme Tours, La Roche sur Yon, Redon, Quimper, des villes de l’agglom ?ration nantaise, A chaque fois, nous mettons une ?nergie de dingue pour faire une ?tude sanitaire et sociale, rencontrer des partenaires, pr ?senter aux ?lus notre dispositif et convaincre du sens de notre d ?marche. Lorsqu’un MarSOINS na ?t sur un territoire, c’est l’aboutissement d’un an de travail pr ?paratoire. Affaire ? suivre !
l’arbre aux sens, Silence ?a pousse !
c’est un jardin autour du soin et du lien social pour les personnes ?g ?es. Tr ?s vite ce projet Marsoins a d ?pass ? toutes les attentes. Apr ?s le 1er confinement, pendant l’ ?t ?, 250 personnes avaient pu profiter des s ?ances de sophro, de QiGong, de sport adapt ?, de po ?sie, de kin ?, de di ?t ?tique, d’immersions sonores, de peinture... Nous en reparlerons ...
Epizootie, lettre au maire
Nantes le 13 mars 1871
Monsieur le Maire,
J’ai l’honneur de vous pr ?venir que M. Abadie, v ?t ?rinaire du d ?partement, est charg ? de centraliser le service de l’ ?pizootie en ce qui concerne les mesures ? prendre et ? observer. Vous voudrez bien, en cons ?quence, lui pr ?ter aide et assistance dans l’accomplissement de sa mission.
Il est un point essentiel sur lequel j’appelle toute votre attention et votre sollicitude. Un grand nombre de chiffonniers et de vagabonds parcourent le pays et il est d’usage de les admettre ? coucher dans les granges. Or, comme ils peuvent venir de localit ?s infest ?es et qu’il est reconnu qu’ils ne sont pas sans influence sur la propagation de l’ ?pid ?mie, veuillez pr ?venir vos administr ?s d’avoir soin de les isoler de tous contacts avec leur b ?tail.
Agr ?ez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma consid ?ration la plus distingu ?e.
Le pr ?fet Alphonse Fleury

