Ecrit le 31 octobre 2007
L’homme est seul, au sein de la famille Bacter. Il est entour ? de bact ?ries. Il en a dans la bouche, et dans l’intestin, sur les l ?vres et surtout sur les mains. Il ne peut s’en d ?barrasser. La plus connue est « aureus » (Staphylocoque dor ?) que l’on trouve dans le nez et sur les mains de plus de 50 % des ?tres humains.
Pas le grand amour, mais l’ ?quilibre
Entre l’homme et la famille Bacter, ce n’est pas le grand amour. Ce n’est pas la guerre non plus. C’est l’ ?quilibre et m ?me la collaboration. L’homme nourrit les bact ?ries. Les bact ?ries rendent service ? l’homme. Par exemple la flore bact ?rienne pr ?sente dans l’intestin, joue un r ?le dans la synth ?se de substances utiles (vita-mines, acides amin ?s essentiels) et aide ? d ?sagr ?ger les mati ?res inutiles. Sans bact ?ries dans l’intestin l’homme serait constip ? ou en diarrh ?e permanente ce qui est, dans les deux cas, d ?sagr ?able et m ?me dangereux.
Autre exemple : ce sont aussi des bact ?ries, petits organismes vivants, qui aident ? l’ ?puration de l’eau dans les lagunes et stations d’ ?puration.
Et puis un jour il y a rupture d’ ?quilibre entre l’homme et la famille Bacter. Il suffit d’une coupure, d’une piq ?re, d’une op ?ration chirurgicale ou de prise de certains m ?dicaments. Les bact ?ries peuvent alors ?tre mena ?antes. L’homme se d ?fend en mobilisant son arm ?e de globules blancs. Des fois ?a suffit : la bact ?rie renonce ? attaquer. Mais d’autres fois la bact ?rie insiste. C’est l’infection, c’est ? dire la guerre. L’homme d ?clenche ses armes antibiotiques. Il y a des morts, du c ?t ? bact ?rien. Il y a aussi des survivantes, qui reviennent en force, prot ?g ?es d’un casque et d’un bouclier. Boum boum, l’homme bombarde le bataillon bact ?rien avec ses antibiotiques. Mais des bact ?ries r ?sistent encore et reviennent encore plus r ?sistantes .....
Maladies nosocomiales
Jeudi 15 novembre 2007 aura lieu ? Ch ?teaubriant une grande r ?union sur les « maladies nosocomiales » avec de nombreuses explications simples et imag ?es, des stands et un buffet final (puisqu’on sait que beaucoup de gens sont attir ?s par un buffet ! Eh ouais !)...
Mme Langeard parlera des bact ?ries, expliquant leur r ?le indispensable et les causes de la rupture d’ ?quilibre. Elle montrera que des personnes sont plus fragiles (ou fragilis ?es) que d’autres et que le risque z ?ro n’existe pas.
Le docteur Tequi parlera des infections nosocomiales : celles qu’on attrape en milieu hospitalier car on est d ?j ?? fragilis ?. Il parlera de l’information des malades. Mme Mugard d ?taillera les infections possibles en cas d’op ?ration chirurgicale.
Le docteur Jarno d ?taillera la lutte entreprise contre les infections nosocomiales.
Mme Ninin expliquera pourquoi il est parfois n ?cessaire d’isoler un malade, d’ ?viter la venue d’enfants ou l’offrande de fleurs.... Et pourquoi il ne faut pas visiter une personne ?g ?e quand on a la grippe !
Enfin Mmes Brishoual et Frangeul expliqueront l’hygi ?ne des mains ? l’h ?pital et ? domicile ... sachant qu’il faut du bon sens : « la maison n’est pas l’h ?pital. Elle exige une hygi ?ne normale moins rigoureuse »
Jeudi 15 novembre de 18 h ? 20 h ? la Halle de B ?r ? ? Ch ?teaubriant - gratuit - et buffet offert - Organisation : le r ?seau d’hygi ?ne Corhylin de Ch ?teaubriant
Ecrit le 7 novembre 2007
Nosoco ... quoi ?
Maladie nosocomiale : le mot qui fait peur ! Il ?voque ces maladies qu’on attrape en milieu hospitalier (clinique ou h ?pital), inqui ?tude des malades, inqui ?tude des m ?decins soucieux, aussi, de la bonne r ?putation de leur ?tablissement. Une ?quipe de soignants (m ?decins et infirmi ?res) de Ch ?teaubriant a souhait ? en parler, pour d ?passer le flou, les mauvaises impressions.
L’ ?tre humain vit au milieu de bact ?ries, qui se trouvent dans l’eau qu’il boit, dans l’air qu’il respire, sur la main du voisin qu’il serre, sur la bouche de l’enfant qui l’embrasse.... On vit avec plus de bact ?ries que de cellules dans notre corps. Pendant longtemps tout va bien, et puis un jour l’ ?quilibre est rompu, certaines bact ?ries deviennent agressives. Heureusement il est souvent possible de les calmer. Mais parfois elles sont les plus fortes, parce que l’ ?tre humain est d ?j ?? affaibli par une maladie (le diab ?te par exemple, ou la d ?pression), une op ?ration chirurgicale, la prise de certains m ?dicaments, la con-sommation d’alcool et de tabac, etc.
As-tu vu mon SARM ?
Et justement, quand on est ? l’h ?pital, c’est qu’on est malade. Quand on est ? la clinique, c’est pour une op ?ration. On est alors fragilis ? et ... les bact ?ries attaquent ! La plus connue, dans le grand public, est le fameux staphylocoque dor ? dont sont porteurs la moiti ? des ?tres humains. Heureusement il y a un antibiotique, la m ?ticilline.
Mais c’est qu’il r ?siste l’animal ! Alors on l’appelle un SARM (Staphylococcus Aureus R ?sistant ? la m ?ticilline). Un avantage (si on peut dire) : il est devenu moins agressif et ne s’attaque donc pas aux personnes en bonne sant ?. Un inconv ?nient : il est devenu moins mobile. Alors quand il se fixe sur une proth ?se, il y reste. Et quand on l’a sur les mains, il y reste aussi et on peut le communiquer gentiment (!) ? d’autres.
D’o ? la n ?cessit ?, pour les soignants, d’avoir une hygi ?ne des mains irr ?prochable. Et de traiter soigneusement les malades qui leur sont confi ?s. « Par exemple on d ?sinfectera davantage la blessure occasionn ?e par une morsure de chien, car la bouche de l’animal referme beaucoup de bact ?ries » explique le docteur Ninin.
Invasif
L’infection nosocomiale vient, la plupart du temps, de la flore du malade. Par ailleurs les techniques « invasives » (piq ?re, op ?ration chirurgicale, pose d’un cath ?ter etc) augmentent les risques. Le personnel soignant le sait et multiplie les pr ?cautions. La lutte contre les risques d’infection est une part importante des proc ?dures de soin.
C’est tout cela (et bien d’autres choses) qui sera expliqu ? le 15 novembre ? Ch ?teaubriant par des m ?decins (Mme Langeard, M. Tequi, M. Jarno, Mme Ninin) et par des infirmi ?res (Mme Mugard, Mme Brishoual, Mme Frangeul). Il sera question aussi de l’information des malades, de l’ ?quilibre ? ?tablir entre le risque d’un acte m ?dical et le soulagement qu’il apporte, des pr ?cautions ? prendre (aller voir un malade quand on est gripp ?, c’est introduire le loup dans la bergerie) ....
Tout en respectant un ?l ?mentaire bon sens : il n’est pas n ?cessaire de d ?sinfecter la cuisine, chez soi, comme on d ?sinfecte une salle d’op ?ration.
Conf ?rence gratuite jeudi 15 novembre 2007 de 18 h ? 20 h, ? la Halle de B ?r ? ? Ch ?teaubriant. Stands divers. Buffet offert. Renseignements au 02 40 55 89 17
Trop plein de sant ?
N’en jetez plus ! Le cholest ?rol le 12 novembre 2007, les maladies nosocomiales le 15 novembre et l’accident-vasculaire-c ?r ?bral (le 19 novembre ? 14 h). Il y a un trop plein de sant ? ? Ch ?teaubriant ! Parlez-nous aussi de l’accompagnement en fin de vie et ce sera le bouquet !
Ecrit le 6 f ?vrier 2008
Classement de l’h ?pital et de la clinique
Maladie nosocomiale = maladie qu’on attrape dans un ?tablissement de sant ?. Chaque ann ?e le minist ?re publie un classement, non pas en fonction des maladies d ?clar ?es, mais en fonction des mesures prises pour lutter contre les risques de maladie nosocomiale.
La Clinique St Marie ? Ch ?teaubriant est class ?e 42e sur 294 cliniques de moins de 100 lits. Le Centre Hospitalier de Ch ?teaubriant, est 205e sur 327 h ?pitaux de moins de 300 lits. Les deux ?tablissements sont dans la cat ?gorie moyenne.
Le classement final d ?pend de trois indices : Icalin, Icsha et Icatb.
– Icalin : Indice des Activit ?s de Lutte contre les Infections Nosocomiales
– Icsha : Indicateur de Consommation de Produits Hydro Alcooliques
– Icatb : Indice Composite de bon usage des Antibiotiques
L’indice tient parfois ? peu de choses : l’existence d’une commission antibiotiques, la distribution informatis ?e des m ?dicaments, etc.
L’entr ?e en vigueur, cette ann ?e, de la tarification ? l’acte, dite « T2A » (tarification ? l’activit ?), incite ? augmenter le nombre d’actes, ce qui peut nuire ? l’hygi ?ne. Par exemple, le lavage des mains doit durer 3 minutes. s’il y a 20 patients par jour cela fait une heure « perdue »

