Ecrit le 25 juin 2014
Toute la mine s’est arr ?t ?e
1943 ? : la Terreur ?! Dans la r ?gion castelbriantaise (nombreuses d ?portations) comme dans toute l’Europe occup ?e par les nazis. Hitler vient de lancer son ’’STO’’ (Service du Travail Obligatoire) pour alimenter l’industrie allemande priv ?e de tous ses hommes requis aux arm ?es. La mine de la Brutz ? Roug ? est une proie de choix avec ses 300 salari ?s. Parmi eux ? : Georges Laurent, 23 ans, secr ?taire.
Un inspecteur du Travail d ?barque de Vichy pour dresser une liste de jeunes. Parmi eux, il y a un p ?re de famille. Georges, furieux, bondit chez le Directeur et demande ? partir ? sa place. C’est la stup ?faction ... et l’admiration de toute la mine. Accept ?. (Finalement ce convoi ne partira pas). Georges b ?n ?ficie d’une ’’aura’’ ’extraordinaire ? : son dynamisme au service des autres, sa foi chr ?tienne tr ?s ?clair ?e, tout en fait un chef suivi et respect ?. Rien, chez lui, d’un agit ?, encore moins d’un fanatique ? : il aime dialoguer avec des copains qui lui servent tous leurs motifs de ne pas partager ses choix personnels, et il n’en manque pas dans l’histoire ? ; mais Georges mise avant tout sur le respect de l’autre, de la conscience de chacun.
Peu apr ?s l’histoire du STO, Georges (qui est responsable de la JOC pour toute la r ?gion), propose de manifester la mort du Christ le prochain Vendredi-Saint en faisant stopper toute la mine ? 15 h. Aux quelques oppositions qui se manifestent, Georges r ?torque ? : « ?Tu pr ?f ?res bosser pour Hitler que de servir J ?sus le charpentier mort sur une croix ??? ». « ?Et toute la mine s’arr ?ta pendant plusieurs minutes ? » raconte Pierre GAULTIER, lui-m ?me mineur et r ?sistant. L’Occupant n’y pouvait rien.
C’ ?tait un des traits de r ?sistance de Georges qui, avec des ?quipes de jeunes et en lien avec les r ?seaux de la r ?gion, pr ?parait « ?le jour J ? » de la Libert ? ? reconqu ?rir. Cela allait lui co ?ter cher ? : fin juin 1944, il rejoint le Maquis de Saffr ?. Arr ?t ? le 28 juin, tortur ?, il est fusill ? le 29 juin 1944. Son corps est inhum ? ? Roug ? en 1945. L’un de ses fr ?res d’armes, Georges GREFFRIAUD, fusill ? aussi, restera inhum ? ? Saffr ?, apr ?s que son corps eut ?t ? retrouv ? dans les d ?combres des combats.
Des d ?cennies ont pass ?. D’anciens ennemis se sont r ?concili ?s et construisent ensemble l’EUROPE. D’autres ’’Georges’’ continuent ? œuvrer pour la PAIX.
E.L.
Une brochure relatant la vie de Georges Laurent para ?tra prochainement.

